J’aime autant vous avertir. Vous prévenir. Vous le dire d’avance. Là, c’est dans le titre, c’est clair; je vais dire le mot « vagin ». Sauvez-vous si vous n’êtes pas prêt(e)s à l’accepter.

C’est gênant ce mot-là. J’sais pas pourquoi, mais c’est gênant. On le dit pis on rit un peu…
Vagin *hihi*
Vulve *hihi*

J’ai tergiversé (2 points pour l’utilisation de ce mot please) longtemps avant d’écrire cet article. J’me suis demandée si j’allais jusque-là. Je me suis demandée si j’assumais assez mon corps pour ça. Je me suis demandée si j’étais à l’aise à ce que des membres de ma famille, des amis et des collègues de travail le lisent. Pis j’ai fini par me dire « Why not?! ». Si je voulais parler de cheveux, je le ferais sans hésitation. Idem pour les pieds, les mains, les yeux pis même les seins! Fait que, pourquoi pas le vagin? Sérieux, pourquoi pas?

Parce que des fois, la relation entre mon vagin et moi, elle est semi. De façon générale, on s’aime pis ça va bien. On a un respect mutuel : j’en prends soin, il traverse le temps la tête haute. Sauf que  des fois, on est comme en chicane. Pis si j’ai décidé de vous en parler, c’est parce que je suis certaine à 72513976521% que c’est le cas de certaines d’entre vous (je dis « certaines » pas pour être sexiste envers mes lecteurs. C’est juste que les gars, désolée, mais vous n’en avez pas de vagin).  Genre que des fois, vous fulminez contre vos parties génitales. Pis la principale raison de cette chicane-là, c’est…

L’$//?(&* de VAGINITE (aussi connue sous le nom d’infection à levure, d’infection vaginale ou d’esti d’affaire de marde)

Je vais tu vraiment parler de vaginite ici?
OUÉ.
Parce que si je peux parler de conjonctivite, de bursite, de tendinite, d’appendicite, d’amygdalite pis d’otite, ben je peux très bien aussi parler de vaginite. C’est une maladie en « ite » comme toutes les autres pis elle a le droit à son moment de gloire, elle aussi.

Maintenant que les droits de la vaginite ont été rétablis, entrons dans le vif du sujet!

PicsArt_04-25-06.49.18Sérieux, je trouve que Monistat avait très très bien cerné la chose il y a quelques années avec sa publicité télévisée. Vous en souvenez-vous? On y voyait une jolie madame qui avait une bulle de pensée pleine de ces signe-là $*?#?*%£¢% au-dessus de la tête jusqu’à ce qu’elle prenne sa dose de Monistat. PIS C’EST TELLEMENT ÇA! Même si c’est pas grave, même si c’est pas SI pire que ça, même si ça met pas ta vie en danger pis que ça ne t’empêche pas de fonctionner, c’est clair que tu te promènes toute la journée avec ta bulle pensée de sacres au-dessus de la tête.

Je suis fragile aux infections urinaires. Du coup, je dois souvent prendre des antibiotiques et juste le mot « antibiotiques » me fait faire une vaginite. C’pas mêlant, quand je vais chercher mes antibiotiques à la pharmacie, j’prends pas de chance pis je prends une boîte de Canestan aussi, au cas où… J’suis su’l bord d’acheter des parts de la compagnie.

Là, vous allez me dire: « Ben oui méééééééééé! Consulte un médecin !!!!! » .
Oui.
Je sais.
J’ai consulté maintes et maintes fois pour ça. J’ai pris tous les médicaments inimaginables. J’ai utilisé du savon au thé, de l’huile de noix de coco, de l’huile essentielle d’arbre à thé, des capsules de yogourt, du Vagisil. Toute. Ça aide, c’est sûr. Mais mettons que je suis encore sujette à ladite chose.

PicsArt_04-25-06.48.45Au début, tsé les premières fois, je trouvais presque ça honteux. Quand ça arrivait, j’allais à la pharmacie acheter un traitement, je le mettais sur la caisse en regardant au sol pis je partais vite vite. J’ai fini par m’habituer, par comprendre que c’était pas honteux pis par en parler de plus en plus.
Astheure, quand j’en fais une pis que j’arrive à la maison le soir, je dis tout de go à super chum-papa, presqu’en criant dans l’entrée « Tu sais pas quoi! J’fais encore une infection!!!! » Pis il me regarde avec un air compatissant. Une face qui semble dire « J’sais pas c’que tu vis parce qu’heureusement j’ai pas de vagin, mais je compatis et je suis avec toi dans cette épreuve ».

Pis à force d’en parler, je me rends compte que ça touche beaucoup beaucoup de monde. Principalement des femmes (hahahahaha). Il s’agit que t’ouvres la porte au sujet (ce que je ne me gêne pas pour faire) pour que les langues se délient et que chacune ait son histoire de vaginite à raconter!

Aujourd’hui, après un mois de traitement pis d’infections qui partent et reviennent, je suis allée chez le médecin. Encore une fois. C’est rendu qu’un examen gynécologique me dérange autant  qu’un examen plantaire, c’est-à-dire pas pentoute. J’ai probablement fait une vaginite qui a fini par guérir à force de traitements, mais là, j’ai aussi une vulvite. Une nouvelle affaire en « ite » dont j’ignorais l’existence. En d’autres mots : une irritation. Une malheureuse irritation d’un endroit si fragile à TOUTE.

Cool.
Une vulvite.
Un nouveau mot à mon vocabulaire. Une nouvelle maladie à mon répertoire. Une nouvelle crème à appliquer. C’est le fun quand il y a autant de nouveauté dans une journée, non?

Fait que mesdames, mesdemoiselles et pas messieurs, j’veux juste vous dire que vous n’êtes pas seules à, parfois, être en chicane avec votre vagin. Peut-être que pour vous, la chicane est liée à un problème de périnée, à un problème sexuel ou comme moi, à des vaginites/vulvite/ite-ite, mais vous n’êtes pas seules. Be strong. Nous vaincrons. 😉

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  1. […] fuit les bains moussants au pas de course en raison de mes problèmes de vaginites répétitives (vous pouvez lire l’histoire ici), celui-là ne m’a causé aucun souci. […]

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