Nous sommes allés à Walt Disney World Resort entre adultes. Sept personnes, deux chambres, dix jours. J’vous raconte notre périple ici, avec mes coups de coeur et mes coups de gueule!

J’ai allaité.

Moi.

Oui, moi. Moi, celle qui a toujours clamé haut et fort que je n’allaiterais  »JAMAIS DE MA VIE », j’ai allaité. J’ai offert ma poitrine à mon enfant, tel un buffet à volonté, ouvert 24h/24, 7 jours/7. Pis j’allaite encore soit dit en passant.

Mon début de championne

Les premiers jours, j’me sentais vraiment comme une championne internationale de l’allaitement. Une queen du sein! Dès les premières heures de vie de bébé, je l’ai mis au sein, j’ai corrigé sa prise et pis BING BANG POW, il tétait comme un champion! Les infirmière me félicitaient de mon  »talent » pour allaiter et s’exclamaient devant ma maîtrise de la situation:
– C’est votre premier allaitement Madame?
– Oh que oui!

Nous sommes sortis de l’hôpital avec notre petit amour qui passait sa vie à dormir et à téter quelques minutes par-ci par-là. La vie était belle et pas à peu près!  La nuit, bébé se révellait aux 4hrs, il buvait une quinzaine de minutes et puis hop! retournait dans son lit déjà bien endormi. Je n’avais aucune douleur au sein, aucune difficulté à bien placer bébé. Ma montée de lait était arrivée avant même que je ne quitte l’hôpital. Super chum-papa et moi on se disait  »Comme c’est facile, comme c’est facile! »

Le premier pouet-pouet

Puis, les jours ont passé et mon si trognon petit bébé a eu sa première poussée de croissance et en même temps, il a decidé qu’il allait faire de tétées groupées éternelles chaque soir en plus de juste cesser COMPLÈTEMENT de dormir le jour. Yeah?

J’ai déchanté. Solide. (Mes articles de désenchantement sont ici et ici)

Bébé allaitéAprès quelques jours à ce rythme, j’ai voulu lâcher l’allaitement. C’était un jeudi soir. Deux collègues de travail étaient venues me visiter à la maison et mon mini n’avait pas lâché mon sein une seule seconde de 18h à 21h30. Pendant que mes collègues et amies étaient là, ça me changeait les idées, mais lorsqu’elles sont parties, je me suis effrondrée. Je suis rentrée dans notre chambre où super chum-papa écoutait la télé pis je lui ai dit quelque chose qui sonnait comme:  »J’pu capable. Esti, j’t’à boutte. J’ai mal aux seins à force qu’il boive. J’y donne un biberon, c’t’assez! »
Super chum-papa m’a regardée avec toute sa nonchalance de gars qui connaîtra jamais ça avoir le bout des seins ratatinés pis il m’a dit « Ben non, ça va bien. Donne-moi le bébé pis va prendre un bain ». Ça m’a calmée pis ce soir-là, j’ai pas lâché.

Le temps a continué d’avancer et mon mini a continué à demander ma présence constante auprès de lui, le poitrail dénudé évidemment. Je n’arrivais même plus à manger assise à la table tellement j’allaitais sans cesse. Je me demandais si j’avais assez de lait, si mon lait était assez nourrissant. J’ai parlé maintes et maintes fois de mon allaitement via ma page Facebook ou mon Instagram et toutes m’ont dit  »Lâche pas! Après deux mois, c’est vraiment moins pire ».

Si vous saviez à quel point je me suis accrochée à ce deux mois-là! À quel point j’voulais croire celles qui me disaient ça. À quel point c’est comme devenu un mantrat.

J’lisais plein d’histoires sur l’allaitement, plein de femmes qui ont dû abandonner à cause de gerçures trop profondes, d’une mauvaise prise incorrigible, d’un manque de lait, de douleurs atroces pis quand j’lisais tout ça, j’me sentais coupable de me plaindre. Parce que moi, en théorie, tout allait full bien. J’tais juste à boutte. Pis j’me sentais aussi coupable d’avoir comme une espèce de hâte que mon bébé ait 2 mois. J’étais déchirée entre vouloir qu’il reste un petit bébé et profiter de chaque moment pis souhaiter qu’il vieillise un peu pis que l’allaitement se place. J’braillais dans mon bain preque tous les soirs.

En même temps, je sentais que notre famille se divisait. D’un côté, y’avait moi pis JayJay et de l’autre, y’avait super chum-papa et Louis. J’étais tellement prise par le bébé que j’avais juste pu l’temps de m’occuper de mon grand comme il faut. Fait que c’est comme si moi j’avais eu  »mon » enfant et super chum-papa le sien. Deux clans. J’aurais tellement voulu des fois donner le mini à son papa pour que moi aussi j’puisse passer du temps avec Louis, mais Jerôme me demandait sans cesse et j’sentais que super chum-papa n’avait pas envie d’avoir un bébé qui fait juste pleurer dans ses bras. J’braillais aussi pour ça.

 

Deux mois, alléluia?

Les sacro-saints deux mois ont fini par arriver. Enfin. Ben, enfin pis pas. Mon bébé, mon dernier bébé avait DÉJÀ deux mois. Ça m’a comme sauté dans ‘face; oui, j’avais hâte d’en arriver là, j’avais souhaité y arriver au plus vite, mais soudainement, mon minuscule bébé n’était plus si minuscule que ça… Il vieillissait, lui aussi. Quoiqu’il en soit, je ne m’étais pas fait mentir; l’allaitement s’est vraiment stabilisé après l’arrivée des fameux deux mois. Jérôme buvait encore beaucoup, plus souvent qu’aux 3-4heures, mais il s’est mis à faire des nuits complètes de 10-11hrs et tout, en général, a commencé à être plus facile.

Par contre, il pleurait encore beaucoup. Comme s’il n’était jamais content, jamais satisfait de rien. J’en ai parlé au médecin qui m’a assurée que tout allait bien avec bébé, qu’il ne faisait que  »s’exprimer ». Je suis aussi allée chez l’ostéopathe qui m’a également affirmé que tout était parfait avec bébé, qu’il était juste  »pleureux ». Et c’est là que j’ai commencé à douter de mon allaitement…

Est-ce que j’avais assez de lait pour le satisfaire?
Est-ce que mon lait était suffisamment nourrissant?
Est-ce que je mangeais adéquatement pour produire du bon lait?
Est-ce que c’était à cause de moi que mon bébé pleurait?

Sérieux, je doutais.  Au moins 12 fois, je me suis dis que je devrais lui donner de la préparation commerciale juste pour voir s’il serait plus satisfait. Mais d’un autre côté, j’voulais croire en mon corps et en sa capacité de produire du lait ben parfait. Après tout, mon bébé avait de belles grosses joues tsé…

Ma femme de ménage qui vient à chaque deux semaines me disait toujours:  »Attends ben. Il va pogner les 3 mois et il va changer. Tu vas voir. Attends ben »

Trois mois, ça va?

Et il a eu 3 mois. OMG! Du jour au lendemain, on ne sait pas trop pourquoi, notre petit grognon est devenu un beau bébé joyeux. Tellement que je l’appelle mon  »bébé soleil ». Il s’est mis à se réveiller en faisant de beaux sourires, à accepter d’être dans les bras de quelqu’un d’autre que moi, à être capable de rester plusieurs minutes sur le divan, par terre ou dans sa chaise vibrante sans hurler sa vie. Soudainement, je me suis mise à respirer.

La poussée de croissance de 3 mois est arrivée. La 9723e depuis sa naissance.  »La pire » à ce qu’on m’a dit. Toutefois, j’étais tellement soulagée que mon petit grincheux soit devenu un beau gros bébé sourire, un bébé capable de vivre sa vie à plus de 8 centimètres de ma poitrine, que j’ai vécu cette poussée de croissance-là avec zénitude.

Oui, il buvait beaucoup plus. Oui j’ai dû recommencer à me lever la nuit. Cependant, j’avais quand même une vie et j’existais au-delà d’être une mère allaitante pis ça, c’était la plus belle affaire du monde.

Mon allaitement, ça m’a challengée au plus profond de moi-même. Je savais que ce serait difficile, je m’en attendais, mais je ne croyais pas que les difficultés prendraient cette forme. Je ne croyais pas que ce serait difficile émotionnellement. Je ne croyais pas que j’aurais besoin d’autant d’adaptation. Mais savez-vous quoi? C’est à peu près l’affaire dont je suis la plus fière au monde. La maman que je suis a beaucoup évolué en deux ans et demi puis je suis contente d’avoir cru que j’étais capable et de m’être entourée des bonnes personnes. Maintenant, on s’est trouvé un nouveau rythme familial pis MON DIEU QU’ON TROUVE ÇA PLUS COMMODE QUE LES F*CKING BIBERONS! haha! On a l’impression d’avoir un bébé full facile à trainer, ce qui était pas tant le cas avec M. Louis hihi. J’pensais JAMAIS DE MA SAINTE VIE dire ça, mais j’aime ça allaiter… No joke. Surtout que là, c’est rendu que JayJay me pique des jasettes en buvant pis j’trouve ça cute level 823748972196.

Tout ça pour dire qu’initialement, je m’étais dit que j’allais allaiter sans pression et sans me casser l’becycle. Finalement, en cours de route, j’me suis rendue compte que j’y tenais plus que j’pensais. Ça m’a d’ailleurs profondément marquée de voir à quel point j’voulais. Fait que si t’es une maman ou une future maman toi aussi pis que l’allaitement, tu sais pas trop où tu t’en vas avec ça, j’te dis de faire c’que tu veux, de suivre ton cœur de mère, mais j’te jure que c’est vrai c’que tout le monde dit: ça finit par se placer 😉

Tsé, j’suis pas rendue une maman pro-allaitement. Je suis plus une maman pro-ce-que-tu-veux-tant-que-tout-le-monde-est-heureux. Mais ça reste que dans mon fin fond, j’me donne une binne sur l’épaule, j’prends un grand respire pis comme dirais Dora l’exploratrice, j’me dis: WE DID IT, YES WE DID IT!

 

Article commandité

J’aime ça avoir des coups de cœur. En fait, j’adoooooore avoir des coups de cœur. Vous savez, quand on rencontre quelqu’un ou qu’on voit quelque chose et qu’immédiatement, on ressent un p’tit oumph, une émotion. Ben ça m’est arrivée dernièrement, quand j’ai commencé à utiliser les produits  Efferv’essence.

 

Efferv’essence, une passion qui sent le ciel

Il y a quelques temps, Véronique, la fondatrice, propriétaire et femme derrière Efferv’essence m’a contactée afin de me parler un peu de ses produits. Maman à la maison de quatre enfants (oui oui, quatre, vous avez bien lu… Dire que des fois, j’en arrache avec deux), étudiante à l’université, elle a décidé qu’elle avait trop de temps et pas vraiment besoin de sommeil, alors elle s’est mise à confectionner des produits de bain chez elle durant la nuit. Et ceci n’est pas une joke!

C’est après avoir appris à faire des savons pressés à froid auprès d’une amie que Véronique s’est dit « Tiens tiens… Pourquoi pas ajouter une corde à mon arc (déjà très bien rempli, tsé) et me lancer dans la confection de produits de bain? ». La tête remplie d’odeurs, de produits et de couleurs vibrantes, Véronique a ainsi créé Efferv’essence, son cinquième bébé hihi!

Lorsque cette dernière m’a proposé de m’envoyer quelques produits afin que je les essaie, j’ai accepté sans nécessairement avoir de grandes attentes. J’utilise peu de produits pour le bain parce que je suis assez sensible aux parfums et aux produits. Ainsi, je ne savais pas trop comment ma peau allait réagir à tout ça, mais bon… Advienne que pourra!

 

L’heure de vérité: le test

La première chose que j’ai fait lorsque mon colis Efferv’essence est arrivé chez moi et que je l’ai ouvert, c’est un sourire. Alors que la tendance est aux packaging minimalistes et purs, Véronique a plutôt développé une ligne de produits hyper colorés aux emballages ludiques pis ça fait du bien! Ça m’a tout de suite mis le sourire aux lèvres de voir cet arc-en-ciel de couleurs vibrantes! Et My God que le colis sentait bon! Même si tous les produits étaient emballés, il se dégageait un doux parfum fruité du paquet. Ça promettait…

Comme je l’ai dit un peu plus haut, j’ai la peau assez sensible aux produits parfumés pour le bain. Je ne suis donc pas une adepte de gel douche et de solution moussante. Mettons que je suis plus du type « barre de savon ben straight« . De plus, Louis semble avoir hérité de ma petite fragilité de peau puisqu’il a tendance à faire de l’eczéma pendant la saison froide. Du coup, pour lui aussi on s’en tient au stricte minimum dans le bain.

J’ai donc été très agréablement surprise lorsque j’ai vu la liste d’ingrédients des différents produits que Véronique m’avait offerts. Je ne suis pas une scientifique et j’ai passé ma chimie su’a fesse, mais pourtant, je connaissais chacun des ingrédients qui s’y trouvaient. Bicarbonate de soude, huiles essentiels, sucre, sel; rien de bien sorcier ni de bien chimique.

Je me suis donc lancée, avec M. Louis, dans l’essai des différents produits.

Miracle!

Aucun problème de peau, aucune démangeaison!

La boule de crème glacée moussante à la cerise m’a permis de prendre un bain aux arômes incroyables. La bombe effervescente coco de Pâques a fait le bonheur de M. Louis qui trouvait bien drôle toute cette broue dans l’eau et a transformé ma salle de bain en tropiques avec sa délicieuse odeur d’ananas. Le sel Epsom a transformé mon bain en véritable spa détente et l’espace d’un gros 20 minutes, j’ai pu relaxer et lâcher prise de mes deux bébés. Le pain de savon d’un magnifique jaune vibrant a rendu ma peau vraiment douce.

Toutefois, mon ÉNORME coup de cœur va à l’exfoliant sucré-salé aux pamplemousse. O-M-G! Dès que j’ai ouvert le pot, c’est comme si je venais de couper un gros pamplemousse juteux. L’odeur, seigneur, l’odeur! Rien à avoir avec des odeurs commerciales; ça sentait vraiment le vrai de vrai pamplemousse! J’ai appliqué l’exfoliant sur tout mon corps dans la douche et l’effet a vraiment été wow! Sincèrement, ma peau était tellement douce après! Et en plus, elle sentait mon agrume préférée! Pour vrai, j’ai l’intention d’en acheter tout plein et d’offrir ça comme cadeau d’hôtesse pour les 30 prochaines années de ma vie.

Le verdict (que vous connaissez déjà haha)

Vous aurez assurément compris que ça été un coup de cœur. Un vrai de vrai. Le genre de coup de cœur qui m’a fait placer la boutique Etsy de Efferv’essence dans mes favoris. Le genre de coup de cœur qui fait que je sais de quoi seront constitués mes prochains cadeaux. Le genre de coup de cœur qui va révolutionner mes bains forever!

Je suis vraiment très heureuse que Véronique m’ait contactée afin que je teste ses produits. Ce sont ces bébés, des produits qu’elle développe et crée elle-même de ses dix doigts, la nuit, dans sa maison depuis plus d’un an déjà. D’abord créés pour ses propres enfants, elle a décidé de les commercialiser pour notre grand bonheur! Pis sachant que c’est fait au Québec et qu’ils sont très très abordables (parce qu’on aime ça ne pas se ruiner pour un bain moussant, genre) ben ça vient juste renforcer encore plus mon nouveau crush!

 FACEBOOK: https://www.facebook.com/EffervessenceVJ/

ETSY: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/EffervessenceV?ref=condensed_trust_header_title_items

J’ai eu une césarienne.

En fait, je n’en ai pas eu une, j’en ai eu deux.

Pis j’y ai survécu. Sans problème.

La césarienne du diable

La césarienne, c’est souvent un peu vu comme le diable. Oubedon « l’yâble en personne ». On a tous déjà entendu des histoires d’horreur concernant cette intervention chirurgicale qui, avouons-le, constitue la bête noire de plusieurs mamans et futures mamans. Plusieurs la considèrent même comme un échec, comme un accouchement raté et ont énormément de difficulté à l’accepter. J’ai d’ailleurs écrit un texte là-dessus il y a deux ans et il se retrouve juste ici.

Là, maintenant, je ne vous ferai pas un speech sur l’acceptation de son type d’accouchement pis toute. Je vais juste vous raconter de quelle façon j’ai accouché de mon deuxième enfant, en vous disant les vraies affaires, telles que je les ai vécues de mon point de vue de maman. J’vous promets que je n’utiliserai pas les termes « tsé, fille » qui, j’ai aucune idée pourquoi, se retrouvent dans chaque article que je lis sur la césarienne. J’vous promets aussi que je ne vais pas vous faire un récit d’horreur ni faire peur à personne. Checkez ben ça!

L’intervention

J’ai eu une césarienne à mon premier bébé. Il était prématuré et son cœur connaissait des décélérations. Du coup, pour son bien-être et sa santé, il a été décidé que j’accoucherais par césarienne. C’tait pas le plan que je m’étais fait dans ma tête, mais si la vie de mon bébé en dépendait, je vivais très bien avec l’idée. Lorsque j’ai entamé ma deuxième grossesse, je savais que j’aurais le choix de tenter l’AVAC (Accouchement Vaginal Après Césarienne) ou de choisir d’avoir une deuxième césarienne. Ça toujours été clair dans ma tête que j’irais vers le deuxième option. Pas parce que j’avais peur d’accoucher naturellement, pas parce que j’y allais vers le voie « facile » (c’est pas comme si c’était SI facile que ça), mais plutôt parce que je l’avais déjà vécu, je savais dans quoi je m’embarquais et que pour super chum-papa et moi, c’était l’avenue qu’on considérait comme étant la moins risquée.

Les gynécologues étaient plus ou moins de mon avis. Les deux que j’ai rencontrés m’ont clairement signifié que j’étais la candidate parfaite pour l’AVAC et que je devrais vraiment le tenter ou du moins, y penser sérieusement. Finalement, la vie m’a donné raison; la mesure de mon segment inférieur était vraiment beaucoup trop mince pour que je puisse tenter l’AVAC et mon bébé a été positionné en siège tout le long de ma grossesse. Ma césarienne a donc été planifiée à 38 semaines et 6 jours.

Lorsque le grand jour est arrivé, j’étais d’un calme quasiment olympien. Moi, l’angoissée, je respirais presque la zénitude. Une vraie de vraie Gandhi de la césarienne. À 7h du matin, super chum-papa et moi étions à l’hôpital, prêts à l’action. À 7h30, j’étais nommée au bloc opératoire. On m’a fait signer quelques papiers, on m’a donné mon uniforme officiel – bonnet, jaquette, robe de chambre, bas et pantoufle -, on m’a brièvement expliqué le set-up, super chum-papa a lui aussi revêtu son habit du parfait infirmier et hop, on transférait en salle d’opération.

Là-bas, tout le monde était calme. Tsé, toi tu t’en vas te faire ouvrir le ventre pour faire naître un bébé, c’est tout un happening! Cependant, pour le personnel hospitalier, c’est comme une intervention de routine. Fait qu’ils se racontaient leur fin de semaine à venir pis leur voyage humanitaire au Zimbabwe pendant qu’ils me préparaient à la venue plus qu’imminente de bébé Jérôme. L’anesthésiste m’a expliqué ce qui allait se passer puis il a fait ma rachidienne (une épidurale plus profonde genre). Ensuite, la gynécologue est venue me saluer en me disant qu’elle allait essayer d’arranger ma première cicatrice de césarienne (qui est particulièrement pas tant belle. Merci Madame). Super chum-papa a ensuite pu faire son entrée dans la salle d’opération et puis l’intervention a commencé.

Pour vrai, ça fait zéro mal sur le coup. C’est juste étrange de sentir que quelqu’un nous joue dans l’utérus sans qu’on ressente la moindre douleur. Après plusieurs minutes de « jouage » dans mon dedans, j’ai entendu « On sort les pieds. Ok. Maintenant, les fesses. C’est bon. Un dernier coup pour la tête » et puis soudainement, à 8h46, Jérôme a poussé ses premiers cris. Avant même que je ne le vois, on s’exclamait déjà devant sa grosseur (« Oh, Madame! Il est vraiment plus gros que le premier celui-là!!!! ») et sur sa chevelure de prince (« Ben oui mais, il a donc ben des cheveux!!!! »). Super chum-papa a quitté mon chevet afin d’aller voir bébé de plus proche et après quelques minutes, on a déposé le plus bel être humain du monde (ex-aequo avec son frère, évidemment) sur moi.

Parce que sachez-le, maintenant, à l’hôpital de Chicoutimi du moins, on tente de rendre la césarienne la plus humaine possible et d’y intégrer les moments de proximité de l’accouchement. Ainsi, lors des césariennes planifiées qui se déroulent bien, il est absolument possible de faire le peau à peau jusqu’à la toute fin de l’intervention en plus d’avoir bébé avec soi à la salle de réveil. Ça été mon cas; j’ai eu Jérôme sur moi le temps qu’on replace mon intérieur et qu’on recoud le tout ainsi qu’à la salle de réveil. Y’a juste eu quelques minutes où j’ai demandé qu’on enlève bébé de sur moi en salle d’opération parce que j’ai eu un épisodes de très fortes nausées qui se sont heureusement envolées comme par magie dès que l’anesthésiste m’a donné un médicament pour les contrer.

À la salle de réveil, bébé est parti quelques minutes avec papa afin d’aller à la pouponnière pour se faire mesurer et peser. Ils m’attendaient à ma chambre lorsque je suis sortie de la salle de réveil, après un peu moins d’une heure. C’est là que bébé a été mis au sein pour la première fois pis il a fait ça like a boss! Vraiment!

De l’amour et pis des pets

Pis voilà. J’avais accouché de mon deuxième enfant. J’avais eu ma seconde césarienne. Tout s’était bien passé. Et le pire commençait… Tsé, le moment où tout dégèle et où tu commences à sentir qu’on t’as ouvert l’abdomen y’a quelques minutes. Le moment où t’es couchée dans un lit avec des solutés sur chaque bras, une sonde urinaire pis des bas de contention.  Le moment où chaque mouvement occasionne une douleur allant de 1 à 5 pis où t’as la vague impression de venir de terminer un match de football dans lequel t’aurais été un plaqueur défensif particulièrement actif. D’un autre côté, c’est aussi le plus beau moment qui commence; celui des premières heures de vie de bébé. Ce moment où le temps semble s’être un peu arrêté et où tu observes sans arrêt ses petites mains et ses petits pieds. Ce moment où tu lui flattes les cheveux doucement et où tu caresses sa peau tellllleeeeeement douce. Ce moment où t’essaies de lui trouver des ressemblances avec papa ou maman en t’extasiant devant la délicatesse et la perfection de chacun de ses traits. Fait que la vie est quand même bien faite parce que le moment le plus difficile, le moment douloureux, ben il est contrebalancé par les plus belles heures de ta vie.

Je suis restée 48 heures à l’hôpital avant d’avoir mon congé. Et tout s’est très bien passé. À peine quelques heures après la chirurgie, même si l’infirmière m’avait fortement suggéré de manger léger, je vidais mon cabaret de dîner comme un goinfre parce que je crevais de faim. J’enlevais aussi ma déprimante jaquette d’hôpital afin de revêtir mes propres vêtements. Le soir même de l’intervention, je me suis levée debout et j’ai soupé assise dans une chaise berçante. Le lendemain matin, on m’enlevait ma sonde ainsi que mes bas de contention et je pouvais (enfin) me déplacer à ma guise dans ma chambre. Bon, je marchais vraiment pas vite et solidement courbée par en avant, mais au moins, je marchais. Je faisais ma préparation thérapeutique quotidienne chaque matin avant déjeuner, religieusement, juste pour pas ressembler d’une maman zombie. Et je faisais aussi des flatulences. Oui, vous avez bien lu: des flatulences (communément appelé des « pets » oubedon des gaz).  Je vous ai promis la vérité, juste la vérité et rien que la vérité pis c’est ça la vérité: une césarienne, ça te joue dans l’bas du corps pis à chaque heure, les infirmières viennent te demander si tu fais pipi et si tu as des gaz, en insistant sur l’importance cruciale et vitale de les évacuer sans gêne, même devant super chum-papa, afin de faciliter la reprise adéquate du transit intestinal. Voilà, vous savez tout.

Le surlendemain de mon opération, lorsque la gynécologue est arrivée, j’étais habillée, coiffée, maquillée, assise dans mon lit et lorsqu’elle m’a dit « Pensez-vous êtes prête à sortir aujourd’hui? », j’ai crié « OUI! » avant même qu’elle ne termine sa phrase. On a remballé nos affaires, on a installé bébé dans son siège et puis on a filé (tranquillement pour pas pogner de nid de poule haha) vers la Maison du Bonheur. Le lendemain de ma sortie, j’ai fait la vaisselle après le souper. Deux jours après, j’ai donné le bain à Jérôme pis je suis allée au CLSC en talons hauts afin de faire enlever mes agrafes. Après trois jours, je cuisinais tous les repas, changeais les couches et jouais à des jeux calmes avec Louis par terre. Pis aujourd’hui, après 12 jours post-opération, je suis allée magasiner avec super chum-papa et bébé, en pleine forme, sans aucune douleur. Je n’ai pris aucun calmant, aucun anti-douleur et je me regarde tranquillement désenflée du bedon (j’en suis au stade « petite bedaine molle » actuellement).

Certaines personnes ont une peur bleue devant l’intervention chirurgicale qu’est la césarienne. C’est vrai que c’est pas l’top. C’est vrai que ce n’est pas l’accouchement rêvé des livres de grossesse. Quoiqu’il en soit, lorsque c’est un passage obligé, sachez que ça peut aussi être un moment doux et plein d’amour. Sachez que ça peut aussi être humain et calme. Sachez que ça fait pas si mal que ça. Sachez qu’en bougeant rapidement on s’en remet vite. Sachez que le personnel médical va vous expliquer comment vous sentir mieux rapidement. Et sachez que vous allez péter.  😉

 

Sexe

Ça fait longtemps que j’ai envie de parler de sexe sur le blogue. Vraiment longtemps. J’ai envie d’en parler depuis que j’ai créé Le Carnet en fait. Et c’est aujourd’hui que ça se passe. Fait que maman, belle-maman, vous êtes averties : on va parler de sexe ici! 

Parler de sexe en 2017, ça peut sembler banal. Le sexe, le sexe, y’en a partout, on est habitué.  

Oui, mais non.

J’ai pas envie de vous parler d’hypersexualisation. J’ai pas envie de vous parler de porno. J’ai pas envie de vous parler du Kamasutra. J’ai pas envie de vous faire le discours de la mère débordée qui fait l’amour une fois par trois mois le samedi après-midi à côté de la brassée de linge à plier. Pentoute.

J’ai envie de vous parler du sexe dans la parentalité, avec des vrais mots, avec des vraies affaires. 

Bon. C’est ben beau avoir envie de parler de ça, mais d’un autre côté, je n’avais pas nécessairement envie de vous dévoiler les moindres détails de la vie sexuelle de super chum-papa et moi. Tsé, j’suis ben à l’aise à vous dire pas mal de choses, mais j’ai pas nécessairement envie que vous sachiez tout tout tout tout de notre couple. Ça fait que je suis allée au plus simple. J’ai posé cette question-ci à un groupe de mamans :

« Je veux juste savoir c’est comment le sexe dans votre couple depuis l’arrivée des enfants. Avez-vous plus ou moins de libido qu’avant? Vous gérez comment la fatigue? Est-ce que c’est un sujet de dispute dans votre couple? Est-ce que c’est un tabou? Est-ce que le sexe a changé ? En pire ? En mieux? Parlez-moi de n’importe quoi… je veux juste discuter. » 

Contre toute attente, environ vingt-cinq mamans ont répondu à l’appel et m’ont parlé à cœur ouvert de la sexualité dans leur couple depuis l’arrivée de bébé.  Pis ce n’est pas vrai que systématiquement, toutes les mamans enterrent le sexe dans un racoin de cimetière avec l’arrivée des enfants.   

Avant de commencer, voici quelques grandes lignes qui sont ressorties de mon enquête:

  • Le samedi soir est CLAIREMENT un must parental. Ce soir-là semble jouir d’un aura magique pour les parents;
  • Telles des motoneiges, certaines mamans ont affirmé avoir besoin d’un p’tit coup de primer supplémentaire pour starter;
  • Le vin a carrément fait son entrée dans les préliminaires, rien de moins;
  • Le cododo et l’allaitement forcent certains parents à sortir de leur zone de confort (lire ici: le lit) pis my god que ce genre de déménagement n’a pas l’air plate;
  • Le missionnaire… quel missionnaire?!
  • On dirait que la maternité rend certaines mamans plus difficiles à rassasier. Eh ben, messieurs…
  • « L’appétit vient en mangeant » est une expression qui prend tout son sens;
  • Y’en a aussi qui sont su’l bord d’émettre un avis de recherche pour leur libido. Sur les pintes de lait, peut-être?
  • Passé 21h, le dodo devient plus attirant qu’le sexe;
  • Il est possible qu’un petit « coucou maman » vienne briser l’élan de passion;
  • Svp la vie, faites que bébé s’endorme rapidement!!!
  • Les hormones. Juste les hormones. C’est toute.

Maintenant que vous avez l’ton, allons-y!

Le sexe; oui mais… 

Chez certaines mamans, ce n’est pas le manque de volonté ou l’absence d’envie qui posent problème. Nop. On parle de trucs beaucoup plus concrets de ça : les désagréments post-accouchement. Vous savez, la descente de vessie, les déchirures, les hémorroïdes et même la descente d’anus (parce que oui, ça existe, surtout après avoir poussé comme une folle pendant des heures), ben ça ralenti un peu les ardeurs. Les femmes ont envie de leurs conjoints, elles ont physiquement envie de faire l’amour, mais leur région pelvienne n’étant vraiment pas au sommet de sa forme, ça diminue quelque peu les ardeurs. Tsé, quand on a vingt ans, normalement, tout se tient. La vessie est très loin dans le bas du ventre, les foufounes sont toniques, roses et douces, mais après avoir porté un enfant pendant neuf mois pis après avoir fait sortir ledit enfant via le vagin (désolée, mais c’est ça la vraie vie), ça s’peut qu’il y des genres de p’tites marques ben relax. Et quand notre conjoint était habitué à une région pelvienne  su’a coche , ça s’peut aussi qu’on ait envie que tout se remettre en place avant d’enfiler les positions au lit, hein?    (J’en profite pour vous glisser un petit article que Marie-Ève Simard, physiothérapeute spécialisée en rééducation pelvienne et périnéale à partager sur le sujet. )

Y’a aussi le master problème de la fatigue. On s’mettra pas la tête dans le sable: avoir un ou deux enfants, c’est drôlement fatigant! Avant d’avoir de jolis chérubins qui courent partout dans la maison, vous pouviez aisément aller vous chercher un plateau de sushis au resto en sortant de la job le vendredi pis passer la soirée ben relax sur le divan, coupe de vin à la main, sushis plein la bouche, à regarder vos séries télé préf’. Pis ça, ben ça vous permettait d’être plein d’énergie une fois la lune levée et de vous perdre dans des ébats qui finissaient pu! Yééé!
Maintenant, oubliez ça. Juste OU-BLI-EZ. Quand ben même que vous passez chercher des sushis en finissant de travailler, il va quand même falloir que vous fassiez souper les enfants pis que vous fassiez la vaisselle pis que vous donniez les bains pis que vous ramassiez l’orgie de jouets qui traînent dans l’salon pis que vous écoutiez un épisode de la Pat’Patrouille agrémenté des commentaires de vos kids qui vous décrivent tout c’qui s’passe (au cas où vous seriez trop nonos pour le voir vous-mêmes tsé) pis que vous vous battiez pour leur brosser les dents pis que vous les couchiez. Finalement. Après ça, même avec TOUTE la bonne volonté du monde, même avec les sushis pis l’vin blanc bien frais, ça s’pourrait que vous vous endormiez sur le premier épisode de votre série et que d’un commun accord vous passiez au lit. Pour DORMIR. Juste pour DORMIR. Genre que vous ne serez pas malheureux de ne pas avoir fait l’amour; non non. Vous allez juste avoir fait un choix de couple d’aller vous coucher en cuillère en gardant vos bobettes parce que vos corps en ont besoin.

Est-ce que tout ça ça veut dire que vous êtes devenus des êtres platoniques dénués de toute libido? Non. Pentoute. C’est juste qu’il y a maintenant de nouveaux éléments (particulièrement turbulents) dans vos vies, qu’ils ont laissé des traces sur le corps de maman et qu’ils agissent comme un solide somnifère sur le corps de maman ET papa pis c’est tout.  

Ok, fait que, le sexe? 

Ben oui, y’en a encore du sexe après les enfants. Juré, promis, y’en a encore! Entoucas, chez les 25 mamans qui m’ont livré les secrets de leur chambre à coucher, y’en a. Pis j’vous confirme que ça pas l’air plate pentoute! 

Est-ce que le fait d’avoir des enfants ça diminue la fréquence des rapports sexuels? Oui. Assurément, oui. Les p’tites vites du dimanche matin pis les samedi après-midi passés au lit, comment je vous dirais ben ça… ils peuvent difficilement co-exister avec deux enfants d’âge préscolaire (à moins que les grand-parents restent proches et qu’ils soient vraiment très smath haha). Y’a une nouvelle variable dans votre couple qui s’appelle « un bébé » pis ladite variable fait en sorte que le temps que vous êtes disposés à réserver aux galipettes diminue considérablement. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’en reste plus! Vraiment pas! Ça veut juste dire qu’il faut parfois travailler juste un peu plus fort pour créer ces moments-là.  

Les mamans que j’ai interrogées ont été assez claires là-dessus: elles (ainsi que leurs conjoints) sont souvent fatiguées et manquent de temps. PAR CONTRE, le sexe existe encore dans leur couple. Pis tsé, souvent, on parle des mamans qui ne veulent plus rien savoir de la sexualité après leur accouchement, de la mort de la libido suite à l’arrivée de bébé et on compatit avec le PAUVRE papa. Ok, ouin, peut-être. Toutefois, certaines mamans m’ont confié que depuis que leur conjoint est devenu papa, elles le trouvent encore plus attirant, encore plus sexy, encore plus homme! Ben oui messieurs: la paternité vous rend wild ça l’air!

D’après ma très grande étude très poussée (hihi), après l’arrivée d’un bébé, la fréquence des rapports sexuels diminue (parce que la fatigue, parce que le manque de temps, parce que les enfants), mais la qualité des rapports est encore là et parfois, elle est même mieux qu’avant! Intéressant, non?

Un peu de planification svp

Ce qui revient souvent dans les propos des mamans interrogées, c’est que maintenant, les moments de sexualité doivent parfois être un peu planifiés à l’avance. Certains couples se réservent le samedi soir pour se faire un beau souper une fois les enfants couchés et s’envoyer en l’air comme des adolescents (des vieux ados quand même 😉 ) après le repas. D’autres demandent à des parents proches de prendre les enfants une fois de temps en temps afin de se réserver des moments seuls à seuls, sans le spectre d’un possible « MAMANNNNNNNNNNNNN, JE VEUX DE L’EAUUUUUUUU » qui plane au-dessus du lit. Pour d’autres, les soirées sexe sont initiées dès le matin avec des mots doux, des embrassades tout au long de la journée, des effleurements qui font grimper la tension et qui mettent la table pour la soirée à venir. Hihannn!

J’ai trouvé les témoignages des mamans absolument magnifiques. Elles sont toutes conscientes que la situation n’est plus la même qu’avant et elles en ont toute parlé avec un regard honnête et tendre aussi. J’ai trouvé ça beau de les lire, de savoir qu’elles discutent avec leurs conjoints et qu’ensemble, ils trouvent des façons de se retrouver et de s’aimer encore. Certaines font l’amour et d’autres sont plutôt au stade de « faire la tendresse » comme dirait notre amie Ginette Reno, mais toutes ont parlé de la sexualité comme d’une belle chose, comme d’un moment privilégié avec leur amoureux, comme d’un moment de compréhension mutuelle et d’amour.

Et maintenant, super chum-papa et moi…

Je n’entrerai pas dans les détails de notre vie au lit. Évidemment, ça nous appartient, ça fait partie de notre petit univers de couple, juste à lui et moi. Par contre, je peux vous dire ceci… Nous aussi, nous sommes fatigués souvent. Genre qu’un soir sur deux, je m’endors sur le divan, la tête posée sur ses cuisses pendant qu’on écoute la télé. Louis se réveille presqu’à chaque nuit même s’il a maintenant deux ans. On a des listes de choses à faire longues comme le bras.
Par contre, notre couple a une petite particularité: pendant mes grossesses, je ne dois pas avoir de relations sexuelles. Genre zéro, pas pentoute, d’aucune façon que ce soit. C’est assez connu que ça peut donner des contractions et faire maturer le col, donc quand on a un utérus contractile et un col hyper fragile, le médecin nous dit gentiment de s’faire la tendresse plutôt que l’amour dans les mois à venir.

Du coup, après avoir eu Louis, super chum-papa et moi, on s’est comme retrouvé. Mon corps avait changé, oui, mais d’un autre côté, le fait d’avoir fait un enfant, ça avait complètement changé ma vision de moi-même pis j’trouvais mon corps beau, même avec ses bourrelets et ses fesses dodues. Pis on dirait que le passage de juste « super-chum » à « super chum-papa » a rendu mon amoureux encore plus hot à mes yeux. Comme s’il avait quelque chose de plus.. tsé, c’était rendu le père de mon enfant.

Je suis enceinte de plus de 8 mois présentement. Pis j’ai jamais trouvé mon chum aussi attirant que maintenant.

Le sexe ne meurt pas avec la parentalité. On lit souvent des histoires qui se veulent humoristiques où la maman se rase les jambes deux fois par année et que son garde-robe est constitué à 95% de linge mou pis taché de vomi. On entend souvent la fameuse joke que les boys se font entre eux quand y’en a un de la gang qui est sur le point de devenir papa, tsé le fameux « Ouais ben mon homme, oublie ça le sexe! ». On voit des récits de femmes qui sont complètement fermées face à leur conjoint et qui se butent devant toute conversation d’ordre sexuelle avec leur conjoint. On connaît tous quelqu’un(e) qui se plaint que le sexe est mort POUR LA VIE dans son couple depuis l’arrivée des enfants.

Ben moi, j’ai jasé avec des mamans. Des mamans ben normales. Des mamans de tous âges. Des mamans simples. Des mamans qui travaillent, qui vont à l’école ou qui sont à la maison. Des mamans minces et des plus enrobées. Des mamans aux caractères complètement différents. Des mamans comme vous et moi. Et ce qui est ressorti de tout ça, c’est qu’le sexe, c’est comme une flamme. Elle peut s’éteindre si on ne l’entretient pas, mais tant qu’il y a de la braise, il peut y avoir de la baise (oups, je l’ai dit!)

 

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