Nous sommes allés à Walt Disney World Resort entre adultes. Sept personnes, deux chambres, dix jours. J’vous raconte notre périple ici, avec mes coups de coeur et mes coups de gueule!

J’ai allaité.

Moi.

Oui, moi. Moi, celle qui a toujours clamé haut et fort que je n’allaiterais  »JAMAIS DE MA VIE », j’ai allaité. J’ai offert ma poitrine à mon enfant, tel un buffet à volonté, ouvert 24h/24, 7 jours/7. Pis j’allaite encore soit dit en passant.

Mon début de championne

Les premiers jours, j’me sentais vraiment comme une championne internationale de l’allaitement. Une queen du sein! Dès les premières heures de vie de bébé, je l’ai mis au sein, j’ai corrigé sa prise et pis BING BANG POW, il tétait comme un champion! Les infirmière me félicitaient de mon  »talent » pour allaiter et s’exclamaient devant ma maîtrise de la situation:
– C’est votre premier allaitement Madame?
– Oh que oui!

Nous sommes sortis de l’hôpital avec notre petit amour qui passait sa vie à dormir et à téter quelques minutes par-ci par-là. La vie était belle et pas à peu près!  La nuit, bébé se révellait aux 4hrs, il buvait une quinzaine de minutes et puis hop! retournait dans son lit déjà bien endormi. Je n’avais aucune douleur au sein, aucune difficulté à bien placer bébé. Ma montée de lait était arrivée avant même que je ne quitte l’hôpital. Super chum-papa et moi on se disait  »Comme c’est facile, comme c’est facile! »

Le premier pouet-pouet

Puis, les jours ont passé et mon si trognon petit bébé a eu sa première poussée de croissance et en même temps, il a decidé qu’il allait faire de tétées groupées éternelles chaque soir en plus de juste cesser COMPLÈTEMENT de dormir le jour. Yeah?

J’ai déchanté. Solide. (Mes articles de désenchantement sont ici et ici)

Bébé allaitéAprès quelques jours à ce rythme, j’ai voulu lâcher l’allaitement. C’était un jeudi soir. Deux collègues de travail étaient venues me visiter à la maison et mon mini n’avait pas lâché mon sein une seule seconde de 18h à 21h30. Pendant que mes collègues et amies étaient là, ça me changeait les idées, mais lorsqu’elles sont parties, je me suis effrondrée. Je suis rentrée dans notre chambre où super chum-papa écoutait la télé pis je lui ai dit quelque chose qui sonnait comme:  »J’pu capable. Esti, j’t’à boutte. J’ai mal aux seins à force qu’il boive. J’y donne un biberon, c’t’assez! »
Super chum-papa m’a regardée avec toute sa nonchalance de gars qui connaîtra jamais ça avoir le bout des seins ratatinés pis il m’a dit « Ben non, ça va bien. Donne-moi le bébé pis va prendre un bain ». Ça m’a calmée pis ce soir-là, j’ai pas lâché.

Le temps a continué d’avancer et mon mini a continué à demander ma présence constante auprès de lui, le poitrail dénudé évidemment. Je n’arrivais même plus à manger assise à la table tellement j’allaitais sans cesse. Je me demandais si j’avais assez de lait, si mon lait était assez nourrissant. J’ai parlé maintes et maintes fois de mon allaitement via ma page Facebook ou mon Instagram et toutes m’ont dit  »Lâche pas! Après deux mois, c’est vraiment moins pire ».

Si vous saviez à quel point je me suis accrochée à ce deux mois-là! À quel point j’voulais croire celles qui me disaient ça. À quel point c’est comme devenu un mantrat.

J’lisais plein d’histoires sur l’allaitement, plein de femmes qui ont dû abandonner à cause de gerçures trop profondes, d’une mauvaise prise incorrigible, d’un manque de lait, de douleurs atroces pis quand j’lisais tout ça, j’me sentais coupable de me plaindre. Parce que moi, en théorie, tout allait full bien. J’tais juste à boutte. Pis j’me sentais aussi coupable d’avoir comme une espèce de hâte que mon bébé ait 2 mois. J’étais déchirée entre vouloir qu’il reste un petit bébé et profiter de chaque moment pis souhaiter qu’il vieillise un peu pis que l’allaitement se place. J’braillais dans mon bain preque tous les soirs.

En même temps, je sentais que notre famille se divisait. D’un côté, y’avait moi pis JayJay et de l’autre, y’avait super chum-papa et Louis. J’étais tellement prise par le bébé que j’avais juste pu l’temps de m’occuper de mon grand comme il faut. Fait que c’est comme si moi j’avais eu  »mon » enfant et super chum-papa le sien. Deux clans. J’aurais tellement voulu des fois donner le mini à son papa pour que moi aussi j’puisse passer du temps avec Louis, mais Jerôme me demandait sans cesse et j’sentais que super chum-papa n’avait pas envie d’avoir un bébé qui fait juste pleurer dans ses bras. J’braillais aussi pour ça.

 

Deux mois, alléluia?

Les sacro-saints deux mois ont fini par arriver. Enfin. Ben, enfin pis pas. Mon bébé, mon dernier bébé avait DÉJÀ deux mois. Ça m’a comme sauté dans ‘face; oui, j’avais hâte d’en arriver là, j’avais souhaité y arriver au plus vite, mais soudainement, mon minuscule bébé n’était plus si minuscule que ça… Il vieillissait, lui aussi. Quoiqu’il en soit, je ne m’étais pas fait mentir; l’allaitement s’est vraiment stabilisé après l’arrivée des fameux deux mois. Jérôme buvait encore beaucoup, plus souvent qu’aux 3-4heures, mais il s’est mis à faire des nuits complètes de 10-11hrs et tout, en général, a commencé à être plus facile.

Par contre, il pleurait encore beaucoup. Comme s’il n’était jamais content, jamais satisfait de rien. J’en ai parlé au médecin qui m’a assurée que tout allait bien avec bébé, qu’il ne faisait que  »s’exprimer ». Je suis aussi allée chez l’ostéopathe qui m’a également affirmé que tout était parfait avec bébé, qu’il était juste  »pleureux ». Et c’est là que j’ai commencé à douter de mon allaitement…

Est-ce que j’avais assez de lait pour le satisfaire?
Est-ce que mon lait était suffisamment nourrissant?
Est-ce que je mangeais adéquatement pour produire du bon lait?
Est-ce que c’était à cause de moi que mon bébé pleurait?

Sérieux, je doutais.  Au moins 12 fois, je me suis dis que je devrais lui donner de la préparation commerciale juste pour voir s’il serait plus satisfait. Mais d’un autre côté, j’voulais croire en mon corps et en sa capacité de produire du lait ben parfait. Après tout, mon bébé avait de belles grosses joues tsé…

Ma femme de ménage qui vient à chaque deux semaines me disait toujours:  »Attends ben. Il va pogner les 3 mois et il va changer. Tu vas voir. Attends ben »

Trois mois, ça va?

Et il a eu 3 mois. OMG! Du jour au lendemain, on ne sait pas trop pourquoi, notre petit grognon est devenu un beau bébé joyeux. Tellement que je l’appelle mon  »bébé soleil ». Il s’est mis à se réveiller en faisant de beaux sourires, à accepter d’être dans les bras de quelqu’un d’autre que moi, à être capable de rester plusieurs minutes sur le divan, par terre ou dans sa chaise vibrante sans hurler sa vie. Soudainement, je me suis mise à respirer.

La poussée de croissance de 3 mois est arrivée. La 9723e depuis sa naissance.  »La pire » à ce qu’on m’a dit. Toutefois, j’étais tellement soulagée que mon petit grincheux soit devenu un beau gros bébé sourire, un bébé capable de vivre sa vie à plus de 8 centimètres de ma poitrine, que j’ai vécu cette poussée de croissance-là avec zénitude.

Oui, il buvait beaucoup plus. Oui j’ai dû recommencer à me lever la nuit. Cependant, j’avais quand même une vie et j’existais au-delà d’être une mère allaitante pis ça, c’était la plus belle affaire du monde.

Mon allaitement, ça m’a challengée au plus profond de moi-même. Je savais que ce serait difficile, je m’en attendais, mais je ne croyais pas que les difficultés prendraient cette forme. Je ne croyais pas que ce serait difficile émotionnellement. Je ne croyais pas que j’aurais besoin d’autant d’adaptation. Mais savez-vous quoi? C’est à peu près l’affaire dont je suis la plus fière au monde. La maman que je suis a beaucoup évolué en deux ans et demi puis je suis contente d’avoir cru que j’étais capable et de m’être entourée des bonnes personnes. Maintenant, on s’est trouvé un nouveau rythme familial pis MON DIEU QU’ON TROUVE ÇA PLUS COMMODE QUE LES F*CKING BIBERONS! haha! On a l’impression d’avoir un bébé full facile à trainer, ce qui était pas tant le cas avec M. Louis hihi. J’pensais JAMAIS DE MA SAINTE VIE dire ça, mais j’aime ça allaiter… No joke. Surtout que là, c’est rendu que JayJay me pique des jasettes en buvant pis j’trouve ça cute level 823748972196.

Tout ça pour dire qu’initialement, je m’étais dit que j’allais allaiter sans pression et sans me casser l’becycle. Finalement, en cours de route, j’me suis rendue compte que j’y tenais plus que j’pensais. Ça m’a d’ailleurs profondément marquée de voir à quel point j’voulais. Fait que si t’es une maman ou une future maman toi aussi pis que l’allaitement, tu sais pas trop où tu t’en vas avec ça, j’te dis de faire c’que tu veux, de suivre ton cœur de mère, mais j’te jure que c’est vrai c’que tout le monde dit: ça finit par se placer 😉

Tsé, j’suis pas rendue une maman pro-allaitement. Je suis plus une maman pro-ce-que-tu-veux-tant-que-tout-le-monde-est-heureux. Mais ça reste que dans mon fin fond, j’me donne une binne sur l’épaule, j’prends un grand respire pis comme dirais Dora l’exploratrice, j’me dis: WE DID IT, YES WE DID IT!

 

Article commandité

J’aime ça avoir des coups de cœur. En fait, j’adoooooore avoir des coups de cœur. Vous savez, quand on rencontre quelqu’un ou qu’on voit quelque chose et qu’immédiatement, on ressent un p’tit oumph, une émotion. Ben ça m’est arrivée dernièrement, quand j’ai commencé à utiliser les produits  Efferv’essence.

 

Efferv’essence, une passion qui sent le ciel

Il y a quelques temps, Véronique, la fondatrice, propriétaire et femme derrière Efferv’essence m’a contactée afin de me parler un peu de ses produits. Maman à la maison de quatre enfants (oui oui, quatre, vous avez bien lu… Dire que des fois, j’en arrache avec deux), étudiante à l’université, elle a décidé qu’elle avait trop de temps et pas vraiment besoin de sommeil, alors elle s’est mise à confectionner des produits de bain chez elle durant la nuit. Et ceci n’est pas une joke!

C’est après avoir appris à faire des savons pressés à froid auprès d’une amie que Véronique s’est dit « Tiens tiens… Pourquoi pas ajouter une corde à mon arc (déjà très bien rempli, tsé) et me lancer dans la confection de produits de bain? ». La tête remplie d’odeurs, de produits et de couleurs vibrantes, Véronique a ainsi créé Efferv’essence, son cinquième bébé hihi!

Lorsque cette dernière m’a proposé de m’envoyer quelques produits afin que je les essaie, j’ai accepté sans nécessairement avoir de grandes attentes. J’utilise peu de produits pour le bain parce que je suis assez sensible aux parfums et aux produits. Ainsi, je ne savais pas trop comment ma peau allait réagir à tout ça, mais bon… Advienne que pourra!

 

L’heure de vérité: le test

La première chose que j’ai fait lorsque mon colis Efferv’essence est arrivé chez moi et que je l’ai ouvert, c’est un sourire. Alors que la tendance est aux packaging minimalistes et purs, Véronique a plutôt développé une ligne de produits hyper colorés aux emballages ludiques pis ça fait du bien! Ça m’a tout de suite mis le sourire aux lèvres de voir cet arc-en-ciel de couleurs vibrantes! Et My God que le colis sentait bon! Même si tous les produits étaient emballés, il se dégageait un doux parfum fruité du paquet. Ça promettait…

Comme je l’ai dit un peu plus haut, j’ai la peau assez sensible aux produits parfumés pour le bain. Je ne suis donc pas une adepte de gel douche et de solution moussante. Mettons que je suis plus du type « barre de savon ben straight« . De plus, Louis semble avoir hérité de ma petite fragilité de peau puisqu’il a tendance à faire de l’eczéma pendant la saison froide. Du coup, pour lui aussi on s’en tient au stricte minimum dans le bain.

J’ai donc été très agréablement surprise lorsque j’ai vu la liste d’ingrédients des différents produits que Véronique m’avait offerts. Je ne suis pas une scientifique et j’ai passé ma chimie su’a fesse, mais pourtant, je connaissais chacun des ingrédients qui s’y trouvaient. Bicarbonate de soude, huiles essentiels, sucre, sel; rien de bien sorcier ni de bien chimique.

Je me suis donc lancée, avec M. Louis, dans l’essai des différents produits.

Miracle!

Aucun problème de peau, aucune démangeaison!

La boule de crème glacée moussante à la cerise m’a permis de prendre un bain aux arômes incroyables. La bombe effervescente coco de Pâques a fait le bonheur de M. Louis qui trouvait bien drôle toute cette broue dans l’eau et a transformé ma salle de bain en tropiques avec sa délicieuse odeur d’ananas. Le sel Epsom a transformé mon bain en véritable spa détente et l’espace d’un gros 20 minutes, j’ai pu relaxer et lâcher prise de mes deux bébés. Le pain de savon d’un magnifique jaune vibrant a rendu ma peau vraiment douce.

Toutefois, mon ÉNORME coup de cœur va à l’exfoliant sucré-salé aux pamplemousse. O-M-G! Dès que j’ai ouvert le pot, c’est comme si je venais de couper un gros pamplemousse juteux. L’odeur, seigneur, l’odeur! Rien à avoir avec des odeurs commerciales; ça sentait vraiment le vrai de vrai pamplemousse! J’ai appliqué l’exfoliant sur tout mon corps dans la douche et l’effet a vraiment été wow! Sincèrement, ma peau était tellement douce après! Et en plus, elle sentait mon agrume préférée! Pour vrai, j’ai l’intention d’en acheter tout plein et d’offrir ça comme cadeau d’hôtesse pour les 30 prochaines années de ma vie.

Le verdict (que vous connaissez déjà haha)

Vous aurez assurément compris que ça été un coup de cœur. Un vrai de vrai. Le genre de coup de cœur qui m’a fait placer la boutique Etsy de Efferv’essence dans mes favoris. Le genre de coup de cœur qui fait que je sais de quoi seront constitués mes prochains cadeaux. Le genre de coup de cœur qui va révolutionner mes bains forever!

Je suis vraiment très heureuse que Véronique m’ait contactée afin que je teste ses produits. Ce sont ces bébés, des produits qu’elle développe et crée elle-même de ses dix doigts, la nuit, dans sa maison depuis plus d’un an déjà. D’abord créés pour ses propres enfants, elle a décidé de les commercialiser pour notre grand bonheur! Pis sachant que c’est fait au Québec et qu’ils sont très très abordables (parce qu’on aime ça ne pas se ruiner pour un bain moussant, genre) ben ça vient juste renforcer encore plus mon nouveau crush!

 FACEBOOK: https://www.facebook.com/EffervessenceVJ/

ETSY: https://www.etsy.com/ca-fr/shop/EffervessenceV?ref=condensed_trust_header_title_items

J’ai eu une césarienne.

En fait, je n’en ai pas eu une, j’en ai eu deux.

Pis j’y ai survécu. Sans problème.

La césarienne du diable

La césarienne, c’est souvent un peu vu comme le diable. Oubedon « l’yâble en personne ». On a tous déjà entendu des histoires d’horreur concernant cette intervention chirurgicale qui, avouons-le, constitue la bête noire de plusieurs mamans et futures mamans. Plusieurs la considèrent même comme un échec, comme un accouchement raté et ont énormément de difficulté à l’accepter. J’ai d’ailleurs écrit un texte là-dessus il y a deux ans et il se retrouve juste ici.

Là, maintenant, je ne vous ferai pas un speech sur l’acceptation de son type d’accouchement pis toute. Je vais juste vous raconter de quelle façon j’ai accouché de mon deuxième enfant, en vous disant les vraies affaires, telles que je les ai vécues de mon point de vue de maman. J’vous promets que je n’utiliserai pas les termes « tsé, fille » qui, j’ai aucune idée pourquoi, se retrouvent dans chaque article que je lis sur la césarienne. J’vous promets aussi que je ne vais pas vous faire un récit d’horreur ni faire peur à personne. Checkez ben ça!

L’intervention

J’ai eu une césarienne à mon premier bébé. Il était prématuré et son cœur connaissait des décélérations. Du coup, pour son bien-être et sa santé, il a été décidé que j’accoucherais par césarienne. C’tait pas le plan que je m’étais fait dans ma tête, mais si la vie de mon bébé en dépendait, je vivais très bien avec l’idée. Lorsque j’ai entamé ma deuxième grossesse, je savais que j’aurais le choix de tenter l’AVAC (Accouchement Vaginal Après Césarienne) ou de choisir d’avoir une deuxième césarienne. Ça toujours été clair dans ma tête que j’irais vers le deuxième option. Pas parce que j’avais peur d’accoucher naturellement, pas parce que j’y allais vers le voie « facile » (c’est pas comme si c’était SI facile que ça), mais plutôt parce que je l’avais déjà vécu, je savais dans quoi je m’embarquais et que pour super chum-papa et moi, c’était l’avenue qu’on considérait comme étant la moins risquée.

Les gynécologues étaient plus ou moins de mon avis. Les deux que j’ai rencontrés m’ont clairement signifié que j’étais la candidate parfaite pour l’AVAC et que je devrais vraiment le tenter ou du moins, y penser sérieusement. Finalement, la vie m’a donné raison; la mesure de mon segment inférieur était vraiment beaucoup trop mince pour que je puisse tenter l’AVAC et mon bébé a été positionné en siège tout le long de ma grossesse. Ma césarienne a donc été planifiée à 38 semaines et 6 jours.

Lorsque le grand jour est arrivé, j’étais d’un calme quasiment olympien. Moi, l’angoissée, je respirais presque la zénitude. Une vraie de vraie Gandhi de la césarienne. À 7h du matin, super chum-papa et moi étions à l’hôpital, prêts à l’action. À 7h30, j’étais nommée au bloc opératoire. On m’a fait signer quelques papiers, on m’a donné mon uniforme officiel – bonnet, jaquette, robe de chambre, bas et pantoufle -, on m’a brièvement expliqué le set-up, super chum-papa a lui aussi revêtu son habit du parfait infirmier et hop, on transférait en salle d’opération.

Là-bas, tout le monde était calme. Tsé, toi tu t’en vas te faire ouvrir le ventre pour faire naître un bébé, c’est tout un happening! Cependant, pour le personnel hospitalier, c’est comme une intervention de routine. Fait qu’ils se racontaient leur fin de semaine à venir pis leur voyage humanitaire au Zimbabwe pendant qu’ils me préparaient à la venue plus qu’imminente de bébé Jérôme. L’anesthésiste m’a expliqué ce qui allait se passer puis il a fait ma rachidienne (une épidurale plus profonde genre). Ensuite, la gynécologue est venue me saluer en me disant qu’elle allait essayer d’arranger ma première cicatrice de césarienne (qui est particulièrement pas tant belle. Merci Madame). Super chum-papa a ensuite pu faire son entrée dans la salle d’opération et puis l’intervention a commencé.

Pour vrai, ça fait zéro mal sur le coup. C’est juste étrange de sentir que quelqu’un nous joue dans l’utérus sans qu’on ressente la moindre douleur. Après plusieurs minutes de « jouage » dans mon dedans, j’ai entendu « On sort les pieds. Ok. Maintenant, les fesses. C’est bon. Un dernier coup pour la tête » et puis soudainement, à 8h46, Jérôme a poussé ses premiers cris. Avant même que je ne le vois, on s’exclamait déjà devant sa grosseur (« Oh, Madame! Il est vraiment plus gros que le premier celui-là!!!! ») et sur sa chevelure de prince (« Ben oui mais, il a donc ben des cheveux!!!! »). Super chum-papa a quitté mon chevet afin d’aller voir bébé de plus proche et après quelques minutes, on a déposé le plus bel être humain du monde (ex-aequo avec son frère, évidemment) sur moi.

Parce que sachez-le, maintenant, à l’hôpital de Chicoutimi du moins, on tente de rendre la césarienne la plus humaine possible et d’y intégrer les moments de proximité de l’accouchement. Ainsi, lors des césariennes planifiées qui se déroulent bien, il est absolument possible de faire le peau à peau jusqu’à la toute fin de l’intervention en plus d’avoir bébé avec soi à la salle de réveil. Ça été mon cas; j’ai eu Jérôme sur moi le temps qu’on replace mon intérieur et qu’on recoud le tout ainsi qu’à la salle de réveil. Y’a juste eu quelques minutes où j’ai demandé qu’on enlève bébé de sur moi en salle d’opération parce que j’ai eu un épisodes de très fortes nausées qui se sont heureusement envolées comme par magie dès que l’anesthésiste m’a donné un médicament pour les contrer.

À la salle de réveil, bébé est parti quelques minutes avec papa afin d’aller à la pouponnière pour se faire mesurer et peser. Ils m’attendaient à ma chambre lorsque je suis sortie de la salle de réveil, après un peu moins d’une heure. C’est là que bébé a été mis au sein pour la première fois pis il a fait ça like a boss! Vraiment!

De l’amour et pis des pets

Pis voilà. J’avais accouché de mon deuxième enfant. J’avais eu ma seconde césarienne. Tout s’était bien passé. Et le pire commençait… Tsé, le moment où tout dégèle et où tu commences à sentir qu’on t’as ouvert l’abdomen y’a quelques minutes. Le moment où t’es couchée dans un lit avec des solutés sur chaque bras, une sonde urinaire pis des bas de contention.  Le moment où chaque mouvement occasionne une douleur allant de 1 à 5 pis où t’as la vague impression de venir de terminer un match de football dans lequel t’aurais été un plaqueur défensif particulièrement actif. D’un autre côté, c’est aussi le plus beau moment qui commence; celui des premières heures de vie de bébé. Ce moment où le temps semble s’être un peu arrêté et où tu observes sans arrêt ses petites mains et ses petits pieds. Ce moment où tu lui flattes les cheveux doucement et où tu caresses sa peau tellllleeeeeement douce. Ce moment où t’essaies de lui trouver des ressemblances avec papa ou maman en t’extasiant devant la délicatesse et la perfection de chacun de ses traits. Fait que la vie est quand même bien faite parce que le moment le plus difficile, le moment douloureux, ben il est contrebalancé par les plus belles heures de ta vie.

Je suis restée 48 heures à l’hôpital avant d’avoir mon congé. Et tout s’est très bien passé. À peine quelques heures après la chirurgie, même si l’infirmière m’avait fortement suggéré de manger léger, je vidais mon cabaret de dîner comme un goinfre parce que je crevais de faim. J’enlevais aussi ma déprimante jaquette d’hôpital afin de revêtir mes propres vêtements. Le soir même de l’intervention, je me suis levée debout et j’ai soupé assise dans une chaise berçante. Le lendemain matin, on m’enlevait ma sonde ainsi que mes bas de contention et je pouvais (enfin) me déplacer à ma guise dans ma chambre. Bon, je marchais vraiment pas vite et solidement courbée par en avant, mais au moins, je marchais. Je faisais ma préparation thérapeutique quotidienne chaque matin avant déjeuner, religieusement, juste pour pas ressembler d’une maman zombie. Et je faisais aussi des flatulences. Oui, vous avez bien lu: des flatulences (communément appelé des « pets » oubedon des gaz).  Je vous ai promis la vérité, juste la vérité et rien que la vérité pis c’est ça la vérité: une césarienne, ça te joue dans l’bas du corps pis à chaque heure, les infirmières viennent te demander si tu fais pipi et si tu as des gaz, en insistant sur l’importance cruciale et vitale de les évacuer sans gêne, même devant super chum-papa, afin de faciliter la reprise adéquate du transit intestinal. Voilà, vous savez tout.

Le surlendemain de mon opération, lorsque la gynécologue est arrivée, j’étais habillée, coiffée, maquillée, assise dans mon lit et lorsqu’elle m’a dit « Pensez-vous êtes prête à sortir aujourd’hui? », j’ai crié « OUI! » avant même qu’elle ne termine sa phrase. On a remballé nos affaires, on a installé bébé dans son siège et puis on a filé (tranquillement pour pas pogner de nid de poule haha) vers la Maison du Bonheur. Le lendemain de ma sortie, j’ai fait la vaisselle après le souper. Deux jours après, j’ai donné le bain à Jérôme pis je suis allée au CLSC en talons hauts afin de faire enlever mes agrafes. Après trois jours, je cuisinais tous les repas, changeais les couches et jouais à des jeux calmes avec Louis par terre. Pis aujourd’hui, après 12 jours post-opération, je suis allée magasiner avec super chum-papa et bébé, en pleine forme, sans aucune douleur. Je n’ai pris aucun calmant, aucun anti-douleur et je me regarde tranquillement désenflée du bedon (j’en suis au stade « petite bedaine molle » actuellement).

Certaines personnes ont une peur bleue devant l’intervention chirurgicale qu’est la césarienne. C’est vrai que c’est pas l’top. C’est vrai que ce n’est pas l’accouchement rêvé des livres de grossesse. Quoiqu’il en soit, lorsque c’est un passage obligé, sachez que ça peut aussi être un moment doux et plein d’amour. Sachez que ça peut aussi être humain et calme. Sachez que ça fait pas si mal que ça. Sachez qu’en bougeant rapidement on s’en remet vite. Sachez que le personnel médical va vous expliquer comment vous sentir mieux rapidement. Et sachez que vous allez péter.  😉

 

Sexe

Ça fait longtemps que j’ai envie de parler de sexe sur le blogue. Vraiment longtemps. J’ai envie d’en parler depuis que j’ai créé Le Carnet en fait. Et c’est aujourd’hui que ça se passe. Fait que maman, belle-maman, vous êtes averties : on va parler de sexe ici! 

Parler de sexe en 2017, ça peut sembler banal. Le sexe, le sexe, y’en a partout, on est habitué.  

Oui, mais non.

J’ai pas envie de vous parler d’hypersexualisation. J’ai pas envie de vous parler de porno. J’ai pas envie de vous parler du Kamasutra. J’ai pas envie de vous faire le discours de la mère débordée qui fait l’amour une fois par trois mois le samedi après-midi à côté de la brassée de linge à plier. Pentoute.

J’ai envie de vous parler du sexe dans la parentalité, avec des vrais mots, avec des vraies affaires. 

Bon. C’est ben beau avoir envie de parler de ça, mais d’un autre côté, je n’avais pas nécessairement envie de vous dévoiler les moindres détails de la vie sexuelle de super chum-papa et moi. Tsé, j’suis ben à l’aise à vous dire pas mal de choses, mais j’ai pas nécessairement envie que vous sachiez tout tout tout tout de notre couple. Ça fait que je suis allée au plus simple. J’ai posé cette question-ci à un groupe de mamans :

« Je veux juste savoir c’est comment le sexe dans votre couple depuis l’arrivée des enfants. Avez-vous plus ou moins de libido qu’avant? Vous gérez comment la fatigue? Est-ce que c’est un sujet de dispute dans votre couple? Est-ce que c’est un tabou? Est-ce que le sexe a changé ? En pire ? En mieux? Parlez-moi de n’importe quoi… je veux juste discuter. » 

Contre toute attente, environ vingt-cinq mamans ont répondu à l’appel et m’ont parlé à cœur ouvert de la sexualité dans leur couple depuis l’arrivée de bébé.  Pis ce n’est pas vrai que systématiquement, toutes les mamans enterrent le sexe dans un racoin de cimetière avec l’arrivée des enfants.   

Avant de commencer, voici quelques grandes lignes qui sont ressorties de mon enquête:

  • Le samedi soir est CLAIREMENT un must parental. Ce soir-là semble jouir d’un aura magique pour les parents;
  • Telles des motoneiges, certaines mamans ont affirmé avoir besoin d’un p’tit coup de primer supplémentaire pour starter;
  • Le vin a carrément fait son entrée dans les préliminaires, rien de moins;
  • Le cododo et l’allaitement forcent certains parents à sortir de leur zone de confort (lire ici: le lit) pis my god que ce genre de déménagement n’a pas l’air plate;
  • Le missionnaire… quel missionnaire?!
  • On dirait que la maternité rend certaines mamans plus difficiles à rassasier. Eh ben, messieurs…
  • « L’appétit vient en mangeant » est une expression qui prend tout son sens;
  • Y’en a aussi qui sont su’l bord d’émettre un avis de recherche pour leur libido. Sur les pintes de lait, peut-être?
  • Passé 21h, le dodo devient plus attirant qu’le sexe;
  • Il est possible qu’un petit « coucou maman » vienne briser l’élan de passion;
  • Svp la vie, faites que bébé s’endorme rapidement!!!
  • Les hormones. Juste les hormones. C’est toute.

Maintenant que vous avez l’ton, allons-y!

Le sexe; oui mais… 

Chez certaines mamans, ce n’est pas le manque de volonté ou l’absence d’envie qui posent problème. Nop. On parle de trucs beaucoup plus concrets de ça : les désagréments post-accouchement. Vous savez, la descente de vessie, les déchirures, les hémorroïdes et même la descente d’anus (parce que oui, ça existe, surtout après avoir poussé comme une folle pendant des heures), ben ça ralenti un peu les ardeurs. Les femmes ont envie de leurs conjoints, elles ont physiquement envie de faire l’amour, mais leur région pelvienne n’étant vraiment pas au sommet de sa forme, ça diminue quelque peu les ardeurs. Tsé, quand on a vingt ans, normalement, tout se tient. La vessie est très loin dans le bas du ventre, les foufounes sont toniques, roses et douces, mais après avoir porté un enfant pendant neuf mois pis après avoir fait sortir ledit enfant via le vagin (désolée, mais c’est ça la vraie vie), ça s’peut qu’il y des genres de p’tites marques ben relax. Et quand notre conjoint était habitué à une région pelvienne  su’a coche , ça s’peut aussi qu’on ait envie que tout se remettre en place avant d’enfiler les positions au lit, hein?    (J’en profite pour vous glisser un petit article que Marie-Ève Simard, physiothérapeute spécialisée en rééducation pelvienne et périnéale à partager sur le sujet. )

Y’a aussi le master problème de la fatigue. On s’mettra pas la tête dans le sable: avoir un ou deux enfants, c’est drôlement fatigant! Avant d’avoir de jolis chérubins qui courent partout dans la maison, vous pouviez aisément aller vous chercher un plateau de sushis au resto en sortant de la job le vendredi pis passer la soirée ben relax sur le divan, coupe de vin à la main, sushis plein la bouche, à regarder vos séries télé préf’. Pis ça, ben ça vous permettait d’être plein d’énergie une fois la lune levée et de vous perdre dans des ébats qui finissaient pu! Yééé!
Maintenant, oubliez ça. Juste OU-BLI-EZ. Quand ben même que vous passez chercher des sushis en finissant de travailler, il va quand même falloir que vous fassiez souper les enfants pis que vous fassiez la vaisselle pis que vous donniez les bains pis que vous ramassiez l’orgie de jouets qui traînent dans l’salon pis que vous écoutiez un épisode de la Pat’Patrouille agrémenté des commentaires de vos kids qui vous décrivent tout c’qui s’passe (au cas où vous seriez trop nonos pour le voir vous-mêmes tsé) pis que vous vous battiez pour leur brosser les dents pis que vous les couchiez. Finalement. Après ça, même avec TOUTE la bonne volonté du monde, même avec les sushis pis l’vin blanc bien frais, ça s’pourrait que vous vous endormiez sur le premier épisode de votre série et que d’un commun accord vous passiez au lit. Pour DORMIR. Juste pour DORMIR. Genre que vous ne serez pas malheureux de ne pas avoir fait l’amour; non non. Vous allez juste avoir fait un choix de couple d’aller vous coucher en cuillère en gardant vos bobettes parce que vos corps en ont besoin.

Est-ce que tout ça ça veut dire que vous êtes devenus des êtres platoniques dénués de toute libido? Non. Pentoute. C’est juste qu’il y a maintenant de nouveaux éléments (particulièrement turbulents) dans vos vies, qu’ils ont laissé des traces sur le corps de maman et qu’ils agissent comme un solide somnifère sur le corps de maman ET papa pis c’est tout.  

Ok, fait que, le sexe? 

Ben oui, y’en a encore du sexe après les enfants. Juré, promis, y’en a encore! Entoucas, chez les 25 mamans qui m’ont livré les secrets de leur chambre à coucher, y’en a. Pis j’vous confirme que ça pas l’air plate pentoute! 

Est-ce que le fait d’avoir des enfants ça diminue la fréquence des rapports sexuels? Oui. Assurément, oui. Les p’tites vites du dimanche matin pis les samedi après-midi passés au lit, comment je vous dirais ben ça… ils peuvent difficilement co-exister avec deux enfants d’âge préscolaire (à moins que les grand-parents restent proches et qu’ils soient vraiment très smath haha). Y’a une nouvelle variable dans votre couple qui s’appelle « un bébé » pis ladite variable fait en sorte que le temps que vous êtes disposés à réserver aux galipettes diminue considérablement. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’en reste plus! Vraiment pas! Ça veut juste dire qu’il faut parfois travailler juste un peu plus fort pour créer ces moments-là.  

Les mamans que j’ai interrogées ont été assez claires là-dessus: elles (ainsi que leurs conjoints) sont souvent fatiguées et manquent de temps. PAR CONTRE, le sexe existe encore dans leur couple. Pis tsé, souvent, on parle des mamans qui ne veulent plus rien savoir de la sexualité après leur accouchement, de la mort de la libido suite à l’arrivée de bébé et on compatit avec le PAUVRE papa. Ok, ouin, peut-être. Toutefois, certaines mamans m’ont confié que depuis que leur conjoint est devenu papa, elles le trouvent encore plus attirant, encore plus sexy, encore plus homme! Ben oui messieurs: la paternité vous rend wild ça l’air!

D’après ma très grande étude très poussée (hihi), après l’arrivée d’un bébé, la fréquence des rapports sexuels diminue (parce que la fatigue, parce que le manque de temps, parce que les enfants), mais la qualité des rapports est encore là et parfois, elle est même mieux qu’avant! Intéressant, non?

Un peu de planification svp

Ce qui revient souvent dans les propos des mamans interrogées, c’est que maintenant, les moments de sexualité doivent parfois être un peu planifiés à l’avance. Certains couples se réservent le samedi soir pour se faire un beau souper une fois les enfants couchés et s’envoyer en l’air comme des adolescents (des vieux ados quand même 😉 ) après le repas. D’autres demandent à des parents proches de prendre les enfants une fois de temps en temps afin de se réserver des moments seuls à seuls, sans le spectre d’un possible « MAMANNNNNNNNNNNNN, JE VEUX DE L’EAUUUUUUUU » qui plane au-dessus du lit. Pour d’autres, les soirées sexe sont initiées dès le matin avec des mots doux, des embrassades tout au long de la journée, des effleurements qui font grimper la tension et qui mettent la table pour la soirée à venir. Hihannn!

J’ai trouvé les témoignages des mamans absolument magnifiques. Elles sont toutes conscientes que la situation n’est plus la même qu’avant et elles en ont toute parlé avec un regard honnête et tendre aussi. J’ai trouvé ça beau de les lire, de savoir qu’elles discutent avec leurs conjoints et qu’ensemble, ils trouvent des façons de se retrouver et de s’aimer encore. Certaines font l’amour et d’autres sont plutôt au stade de « faire la tendresse » comme dirait notre amie Ginette Reno, mais toutes ont parlé de la sexualité comme d’une belle chose, comme d’un moment privilégié avec leur amoureux, comme d’un moment de compréhension mutuelle et d’amour.

Et maintenant, super chum-papa et moi…

Je n’entrerai pas dans les détails de notre vie au lit. Évidemment, ça nous appartient, ça fait partie de notre petit univers de couple, juste à lui et moi. Par contre, je peux vous dire ceci… Nous aussi, nous sommes fatigués souvent. Genre qu’un soir sur deux, je m’endors sur le divan, la tête posée sur ses cuisses pendant qu’on écoute la télé. Louis se réveille presqu’à chaque nuit même s’il a maintenant deux ans. On a des listes de choses à faire longues comme le bras.
Par contre, notre couple a une petite particularité: pendant mes grossesses, je ne dois pas avoir de relations sexuelles. Genre zéro, pas pentoute, d’aucune façon que ce soit. C’est assez connu que ça peut donner des contractions et faire maturer le col, donc quand on a un utérus contractile et un col hyper fragile, le médecin nous dit gentiment de s’faire la tendresse plutôt que l’amour dans les mois à venir.

Du coup, après avoir eu Louis, super chum-papa et moi, on s’est comme retrouvé. Mon corps avait changé, oui, mais d’un autre côté, le fait d’avoir fait un enfant, ça avait complètement changé ma vision de moi-même pis j’trouvais mon corps beau, même avec ses bourrelets et ses fesses dodues. Pis on dirait que le passage de juste « super-chum » à « super chum-papa » a rendu mon amoureux encore plus hot à mes yeux. Comme s’il avait quelque chose de plus.. tsé, c’était rendu le père de mon enfant.

Je suis enceinte de plus de 8 mois présentement. Pis j’ai jamais trouvé mon chum aussi attirant que maintenant.

Le sexe ne meurt pas avec la parentalité. On lit souvent des histoires qui se veulent humoristiques où la maman se rase les jambes deux fois par année et que son garde-robe est constitué à 95% de linge mou pis taché de vomi. On entend souvent la fameuse joke que les boys se font entre eux quand y’en a un de la gang qui est sur le point de devenir papa, tsé le fameux « Ouais ben mon homme, oublie ça le sexe! ». On voit des récits de femmes qui sont complètement fermées face à leur conjoint et qui se butent devant toute conversation d’ordre sexuelle avec leur conjoint. On connaît tous quelqu’un(e) qui se plaint que le sexe est mort POUR LA VIE dans son couple depuis l’arrivée des enfants.

Ben moi, j’ai jasé avec des mamans. Des mamans ben normales. Des mamans de tous âges. Des mamans simples. Des mamans qui travaillent, qui vont à l’école ou qui sont à la maison. Des mamans minces et des plus enrobées. Des mamans aux caractères complètement différents. Des mamans comme vous et moi. Et ce qui est ressorti de tout ça, c’est qu’le sexe, c’est comme une flamme. Elle peut s’éteindre si on ne l’entretient pas, mais tant qu’il y a de la braise, il peut y avoir de la baise (oups, je l’ai dit!)

 

😉

 

Valise hôpital

Y’a tu juste moi que ça stresse de faire ma valise d’hôpital? On dirait que j’savais pas quand la commencer; j’voulais être ni trop tôt, ni trop tard (parce qu’à Louis, j’ai comme même pas eu le temps de la faire). J’voulais pas mettre trop de choses dedans afin de ne pas nous encombrer pour rien, mais j’voulais surtout pas oublier quelque chose d’important. J’voulais qu’elle soit toute faite, toute prête, mais y’a plein de trucs que je pourrai seulement y mettre à la dernière minute puisque je les utilise quotidiennement.
Quoi utiliser? Un sac? Une valise? Un bac? Séparer la valise de maman et papa? Combiner nos choses?

Pour vrai, quand je l’ai commencée autour de 33 semaines, j’étais dans le néant presque total! Toutefois, j’ai finalement réussi à faire quelque chose que je crois être pas pire, donc je vous présente ma valise de maman! J’ai tenté de la « québécoiser » au maximum, mais vous comprendrez que j’avais pas le goût (ni le budget 😉 ) pour refaire l’entièreté de ma garde-robe et de mon tiroirs à produits hihi!

Pyjama, Thyme Maternité

D’abord, les vêtements. J’ai essayé de mettre des trucs que je juge essentiels et de ne rien apporter de superflu en terme de vêtements. Quand on vient tout juste d’avoir un petit bébé qu’on a porté pendant neuf mois, on dirait que notre corps sait pas trop de quelle façon gérer ça et on a juste envie d’être confortable. Il y a plusieurs mamans qui n’amènent presque rien en terme de vêtements puisqu’elles passent une grande partie de leur séjour en jaquette d’hôpital, tout simplement. Cependant, un peu dans le même principe que ma désormais célèbre préparation thérapeutique quotidienne, je me sens mieux quand je suis habillée de mes propres vêtements­.

 

JaquettePour cet accouchement, j’ai choisi une jolie jaquette d’allaitement ainsi qu’un pyjama de chez Thyme Maternité. Je l’ai ai pris en solde après les Fêtes et je suis vraiment contente de mon achat! La jaquette est hyper douce et jolie. Quant au pyjama, les pantalons marines sont hyper confortable (je les porte déjà) et peuvent même passer pour des « vrais » pantalons. Avec leur panneau pour la bedaine, je pense qu’ils seront parfaits en post-accouchement et pour être confortable pendant mon séjour.

Legging Jules et NolanÉvidemment, c’est ben beau les pyjamas, mais ça prend aussi quelques vêtements normaux. Je me doute très fortement que j’aurai un peu de visite pendant mon séjour et du coup, j’ai inclus quelques pièces de vêtements pratico-pratiques à ma valise. En première place du palmarès de ma garde-robe d’hôpital, il y a les leggings, roi des vêtements de maternité haha! J’en amène deux paires: une noire que j’ai achetée chez Thyme maternité à ma première grossesse et cette magnifique paire qui vient de l’entreprise québécoise Jules et Nolan. Ils sont hyper doux en plus d’être hyper extensibles (je les ai mis tout au long de la grossesse). Ils seront parfaits en post-accouchement! J’amène aussi ma tunique Jules et Nolan parce qu’elle est à manches longues, mais légères, donc c’est le parfait compromis! Je vais peut-être amener une paire de jeans de maternité pour ma sortie de l’hôpital… j’hésite encore.

Chandail Belly BedaineEn ce qui a traits aux chandails, j’ai d’abord le magnifique chandail d’allaitement Rosie de la compagnie québécoise Belly Bedaine. Il s’agit d’un haut que j’ai porté tout au long de ma grossesse et qui s’est très bien adapté aux nouvelles courbes de mon corps. Avec son panneau au niveau de la poitrine, il permet un allaitement discret. Pis il est tellement doux <3  #ad

 

Mom veste Belly bedaineToujours de l’entreprise Belly Bedaine, j’aurai également ma mom veste. C’est également un vêtement que j’ai porté tout au long de la grossesse et que j’apprécie beaucoup en raison de sa polyvalence. En plus d’être un chandail ample qui facilite l’allaitement, il fait également une petite veste ainsi qu’une housse pour la coquille. Il est très léger en plus et puisqu’il fait souvent chaud dans les hôpitaux, il sera drôlement pratique! #ad

 

 

Hoodie NinePour les chandails plus chaud (tsé, les « p’tites laines »), j’aurai un châle de laine grise que j’ai acheté pour 5$ chez Old Navy et j’aurai aussi le plus beau hoodie d’allaitement que la terre ait porté: un hoodie de Nin9. Pour vrai, quand je l’ai reçu, ma belle-mère était à la maison et on capotait sur la beauté et la qualité de ce chandail fait par une entreprise québécoise de feu! Sérieusement, c’est sûr que je vais le mettre toute ma vie, même 1000 ans après mon allaitement! Et juste comme ça, j’ai eu un service parfait avec la boutique et c’est même moi qui ait choisi mon propre agencement de tissus afin que le hoodie soit 250% à MON goût!

 

 

Soutien-gorge BravadoPour les soutien-gorges, hey ben j’y suis allée avec du gros confort sale! J’aurai un soutien-gorge d’allaitement issu de ma première grossesse (que ma mère m’avait acheté à La Vie en Rose) et j’aurai aussi ce MAGNIFIQUE soutien-gorge Bravado! Il m’a été vivement conseillé ma Geneviève de la Boutique Berceau Maternité et il semble que ce soit THE soutien-gorge à avoir puisqu’en plus d’être hyper confortable et pratique, ben il fait plusieurs grandeurs. Ben ben pratique ça pour la montée laiteuse! Je vous en parlerai d’ailleurs plus amplement très bientôt dans un article complet! #ad

Pour les petites (grosses) culottes, c’est pas l’temps de faire dans le glamour. Avec les lochies pis toute, on veut juste du confort et des bobettes qu’on peut jeter dans la poubelle sans aucun remord advenant un petit dégât. J’ai choisi des bonnes vieilles Fruits of the Loom qui se vendent en paquet de 6 chez Wal-Mart. Pas plus compliqué.

Compresse OmaïkiQui dit allaitement dit montée laiteuse dit du lait partout. Pour m’aider là-dedans, j’ai choisi d’inclure les compresses d’allaitement de la gamme Lötus de l’entreprise québécoise Omaïki. Elles sont non seulement belles, mais elles ont un côté hyper doux et un côté imperméable parfait pour protéger le soutien-gorge. J’ai aussi inclus à ma valise les tampons démaquillant de cette même gamme pour me rafraîchir le visage avant le dodo. #ad

Serviettes Incognito

Est-ce que j’ai vraiment besoin de vous expliquer à quoi ça va servir? J’ai choisi les serviettes maxi de nuit hyper absorbantes de la marque Incognito simplement parce qu’elles sont sans parfum, sans encre et sans produits étranges. En fait, il s’agit de la seule marque de produits d’hygiène féminine qui ne me fait pas faire des réactions.

Mouchoir

Tant qu’à être dans l’hygiène… J’amène mon propre papier de toilette pour avoir un peu de douceur. J’amène également des papiers mouchoirs parce que plusieurs hôpitaux ne les fournissent plus maintenant et puisqu’avoir un bébé est un moment particulièrement émouvant, j’prends pas de chance.

Baume Attitude

 

 

Baume d’allaitement. J’ai choisi celui de la gamme Blooming Belly de Attitude parce que j’en ai eu de bons commentaires. Il est évidemment sans produits nocifs et compatible avec l’allaitement donc sans danger pour bébé!

Trousse

 

 

 

Jamais sans ma trousse! Vous connaissez tous ma quasi maladie mentale avec ma préparation thérapeutique quotidienne, fait que je traîne ma trousse de produits. On s’entend que j’amène pas de gloss et d’ombres à paupières haha! Crème à main, cache-cerne, mascara, antisudorifique, nettoyant, élastique, peigne, brosse, bobépines, brosse à dent et dentifrice. Genre, mon stricte minimum hihi!

Baume à lèvres BabineJe suis toujours autant en amour avec mon baume à lèvres BABINE fait avec plein d’amour par l’entreprise québécoise Atelier BB Cocotte. Cela va donc de soi que ce soit lui qui m’accompagne lors de mon séjour à l’hôpital.

 

 

 

Shampoing et huile darganQuand on a les cheveux aussi épais et longs que les miens, les laver devient une véritable épopée. Pis je ne crois pas en avoir le courage pendant mon séjour à l’hôpital. Ça fait que ma valise contient le shampoing sec de la compagnie québécoise Cocooning Love qui se spécialise dans les produits naturels. J’amène aussi mon huile d’argan parce qu’elle me sert d’hydratant, de crème pour ma bedaine qui pique et de démaquillant (oui oui!).

 

Savon Entre bulles et moiAprès mon accouchement de Louis, ma peau a comme fait un genre de burn-out et elle réagissait à tout. Ça gratouillait pas mal! Cette fois-ci, je prévois le coup avec un savon vraiment doux et naturel de l’entreprise jeannoise (Sagunay-Lac-St-Jean Power!!) Entre Bulles et moi qui fait plein de produits pour le corps vraiment hot! Ça va être parfait si j’ai une petite dépression cutanée. #ad

 

Sac petit hérisson

Parce que j’ai faim à peu près 90% du temps, j’ai prévu des petites collations. Barres tendre, petits bonbons et muffins maison. Je les ai mis dans un magnifique sac à collation de la compagnie Petit Hérisson qui fait des trucs beaucoup trop cutes et pratiques! Si vous êtes du genre à aimer les trucs réutilisables, vous DEVEZ connaître Petit Hérisson! En passant, pour les collations… j’aurai possiblement une césarienne donc ça ne s’applique pas à moi, mais si vous prévoyez manger pendant le travail, amenez des choses « douces » qui ne vous blesseront pas en cas de nausée!

Porte-Feuille Mahée

Évidemment, super important, le porte feuille avec cartes d’hôpital, cartes d’assurance maladie, carte d’assurance privée, argent (avec de la monnaie pour les machines distributrices 😉 ) et tout le tralala. J’aurai aussi mon dossier médical en main afin de le remettre au personnel de l’hôpital. Mon porte-feuille est un Mahée, mon cadeau de Noël à moi de moi (pis je l’aime parce qu’il sert de pochette dans les soirées plus chics).

 

BaboucheJe mets les derniers trucs en rafales parce que je ne pense pas avoir besoin de les expliquer de long en large. Donc, ma valise contiendra aussi des babouches (ben pratique pour la douche). Je sais qu’elles sont affreuses, mais je les ai achetées pour me dépanner y’a 10 ans de ça (j’avais entrepris une journée de marche à Niagara Falls avec mes souliers de BAL. Voulez-vous ben me dire c’était quoi l’idée?! J’avais les pieds en sang après une heure, d’où l’achat de ces babouches) et elles sont les plus confortables de la terre.

Bullet JournalEnsuite, j’aurai mon Bullet Journal et un crayon parce que c’est mon agenda, que j’ai plein de listes dedans et que je pourrai y prendre des notes (le journal est un Leuchtturm1917 A5)

 

 

KoboJ’amène également ma liseuse, si des fois j’ai le temps de lire (J’ai tendance à avoir BESOIN de lire avant de me coucher, même si je suis ultra fatiguée.) Ma liseuse Kobo garde sa charge de batterie pendant plusieurs jours, fait que c’est parfait!

 

 

Medela SwingPuisque je vais allaiter, j’amène mon tire-lait Medela Swing que j’aime d’amour. Je ne crois pas en avoir besoin, mais si c’est l’cas, il sera là!

 

 

 

BouteilleFinalement, parce que j’ai tendance à avoir toujours soif, une bonne vieille bouteille me sera assurément utile. VOILÀ!

 

Aujourd’hui, 17 novembre, c’est la Journée mondiale de la prématurité. Je l’ignorais totalement il y a deux ans et maintenant, je ne pourrai plus jamais l’oublier. Je ne sais pas si je ferai un article et/ou un clin d’œil à cette journée jusqu’à la fin de ma vie, mais en ce jour, un peu moins de deux ans après que nous ayons fait connaissance avec cette chose qu’est la prématurité, je ne suis pas encore prête à passer par-dessus cette journée et à ne pas vous en glisser un mot.

Je ne vous raconterai pas l’histoire de M. Louis encore une fois. Un moment donné, ça devient redondant. Si vous ne la connaissez pas (encore), vous pouvez la lire sur le Journal d’une maman au repos ou sur mon article de la Journée mondiale de la prématurité de l’année passée.

Ce que j’ai réellement envie de faire maintenant, c’est un espèce de petit bilan de ce qu’a laissé la prématurité dans nos vies, deux ans plus tard.

La marque indélébile

Harry Potter a une cicatrice dans l’front qui témoigne de son passé et du drame de son existence. S’il traîne cette cicatrice comme un fardeau pendant son enfance, elle devient rapidement l’emblème de sa force, de sa détermination et de son unicité. J’pense que la prématurité a laissé exactement le même genre de cicatrice dans mon cœur de mère. Au début, je la voyais comme quelque chose d’anormal, comme des souvenirs mi-triste mi-heureux avec lesquels je devrais vivre toute ma vie. Puis, au fil du temps, j’me suis rendue compte que cette cicatrice avait forgé mon caractère de mère, avait défini la maman que je suis devenue et m’avait donné une genre de force, la force de relativiser les choses et d’aller chercher le positif  même quand tout semble si sombre.

Je l’ai dit maintes et maintes fois, je ne suis pas traumatisée par l’expérience que j’ai vécue suite à l’arrivée un peu trop précoce de M. Louis. En gravitant dans l’univers hospitalier et de la néonatalogie, j’ai bien vu que finalement, nous avions eu beaucoup de chance et qu’on a eu un très beau parcours. Je ne garde pas d’amertume non plus face à tout ça; les premiers jours de vie de mon fils n’ont pas été aussi doux et purs que je le souhaitais, mais ça reste des souvenirs heureux dans mon cœur et dans ma tête. Ça reste quand même l’arrivée au monde de mon enfant, de la chose la plus merveilleuse qui me soit arrivée.

Par contre, avec le recul, je me rends compte que ça laissé une marque dans ma vie. Pas un tache, pas une blessure. Non. Une marque, une cicatrice, bien guérie, mais qui sera toujours là pour me rappeler ce que j’ai vécu, ce que mon enfant a vécu, ce que mon conjoint a vécu également. Tsé, une cicatrice, c’est pas toujours négatif. Ce n’est pas toujours défigurant. C’est parfois juste un témoin du passé, une mince trace afin de ne pas oublier.

Mes étapes à moi, à nous

J’attends actuellement mon deuxième bébé et c’est vraiment maintenant que je me rends compte que vivre la prématurité ça fait en sorte qu’on voit les choses différemment.

Pour la plupart des parents, il y a des étapes marquantes dans la grossesse.
Tsé, il y a le fameux cap du 12 semaines où on se dit que bébé est enfin accroché et qu’on peut recommencer à respirer un peu.
Il y a l’atteinte des 20 semaines où on se dit qu’on en a la moitié de fait et que dans pas SI longtemps, on va rencontrer notre trésor.
Il y a les 30 semaines où on se dit que crime!, ça s’en vient drôlement vite!
Il y a les 37 semaines où on se lève le matin en se disant « Ça y est, ça peut arriver n’importe quand à partir de maintenant! »

Ces étapes-là, je les vis moi aussi. Elles font partie intégrante de la grossesse, elles viennent avec. Sauf que moi, sauf que nous (parce qu’il ne faut pas oublier que ça aussi la grossesse de super chum-papa), on a des étapes supplémentaires.
À 24 semaines, au lieu de capoter en se disant que notre bébé est rendu de la grosseur d’une aubergine, on se dit qu’il a atteint de cap de la viabilité au Québec et que s’il devait naître maintenant, le corps médical tenterait tout pour le sauver.
À 28 semaines, au lieu de chiller le début du troisième trimestre avec un verre de jus de pommes pétillant, on se dit qu’on vient de sortir de l’extrême prématurité et que si bébé arrivait tout de suite, son pronostic serait quand même bon et que les chances de séquelles majeures seraient amoindries.
À 32 semaines, au lieu de crier à la terre entière que bébé est rendu aussi gros qu’une citrouille (une p’tite citrouille mettons), on se dit que si bébé arrive drette là, il sera « juste » prématuré, sans être un « extrême », sans être un « grand ». Pis en plus, à ce stade, l’hôpital régionale nous accepte! Yeah!
À 34 semaines, on franchit toute une étape parce qu’on sait qu’à ce stade, les poumons sont bien développés et qu’il pourrait naître sans nécessairement avoir besoin d’aide respiratoire et sans que je sois obligée de recevoir deux piqûres particulièrement douloureuses sur les foufounes afin de faire maturer ses poumons  à la vitesse de l’éclair.
À 36 semaines, on pousse un solide soupir de soulagement! Je peux arrêter les injections de Fragmin, l’aspirine, le Prometrium… on a presque presque presque atteint le terme.
À 37 semaines, on pleure de joie. On pleure de joie parce qu’à partir de là, quoiqu’il advienne, on a une solide victoire; celle de ne pas avoir de bébé prématuré.

Les parents qui n’ont pas à vivre la prématurité n’ont pas à traverser ces étapes. Ces espèces de seuils ultra médicaux avec un jargon tellement propre à eux. Toutefois, tous tous tous les parents qui ont à vivre une fois avec un bébé arrivé beaucoup ou juste un peu trop tôt dealent avec ces moments charnières et prient toutes les forces qui existent pour que bébé atteigne la taille du melon d’eau avant de quitter son petit nid douillet.

Prématurité deux ans plus tard, le bilan

On est si chanceux. Tellement chanceux. Deux ans (ou presque) après être entré dans le monde de la prématurité, on a un magnifique grand garçon de 21 mois et un autre petit bonhomme qui s’en vient. Notre fils, né à 33 semaines, n’a aucun problème lié à sa prématurité; il pète le feu (particulièrement à 2h du matin ces temps-ci). C’est un géant qui explose les courbes de croissance. Un petit garçon allumé en avance sur son âge dans bien domaines. Notre merveille qui nous surprend chaque jour de par sa vivacité d’esprit pis sa maudite-belle-face-que-j’ai-l’goût-de-croquer-tellement-y’é-beau. On s’en est bien sorti j’pense. On s’fait des high five super chum-papa et moi pour se féliciter. Et on espère du plus profond de notre cœur accueillir notre bébé bedon dans la douceur d’un matin d’hiver, sans stress et de s’émerveiller de ses joues dodues pis de ses cuisses potelées.

Ce coup-ci, on aimerait ben ça ne pas entendre « Il est beau pour un prématuré » (donc, il ne serait pas beau pour un bébé à terme?!). Je ne veux pas me faire dire que je suis « chanceuse » de ne pas avoir trop pris de poids, de ne pas avoir eu de vergetures ou encore, d’avoir eu la « chance » de rencontrer mon bébé plus tôt. La plupart des gens ne pensent pas à tout ça; moi oui.

Aujourd’hui, c’est le 17 novembre. C’est une journée un peu froide, un peu grise. C’est une journée bien normale pour la plupart des gens. Une journée de routine qui sera peut-être teintée par un beau souper ce soir. Mais aujourd’hui, pour quelques dizaines de milliers de parents québécois et leur famille, c’est une journée un peu spéciale. Une journée pendant laquelle notre petite cicatrice de la prématurité élance juste un peu plus que d’habitude…

Pssssst: Si des fois vous trouvez que vous avez un peu d’argent de trop ce mois-ci, y’a Préma-Québec qui en prendrait bien un peu (vous n’avez qu’à cliquer du « Donner » en-haut à droite).

 

 

Allez-vous chez le médecin avec vos enfants? Faites-vous faire leurs examens de routine, leurs suivis?
Allez-vous chez le dentiste avec eux? Faites-vous vérifier les dents et les caries?
Je suis certaine que oui. C’est écrit dans notre calendrier; on va chez le médecin avec bébé à 3 mois, à 6 mois, à 12 mois, à 18 mois, à 2 ans, à 3 ans…
On va chez le dentiste dès qu’on voit poindre une ou deux petites criques puis on répète cette visite à chaque année. Ça fait partie de notre super-calendrier-de-parents-responsables-et-organisés.

Mais, allez-vous aussi chez l’optométriste?!

Lorsque notre enfant a un bobo, on le voit souvent assez facilement et on s’empresse de consulter. Mais les bobos des yeux sont difficiles à détecter, même pour les parents instinctifs et attentifs que nous sommes.

Dernièrement, Valérie, opticienne à la Clinik Optik Maltais m’a contactée afin de me demander si j’avais déjà pensé faire faire un examen de la vue à M. Louis. Euh, non. Il voit bien, j’imagine…
J’imagine, mais j’suis pas certaine parce qu’à part leur couleur, je ne connais rien aux yeux de mon fiston. J’ai donc pris rendez-vous avec un optométriste de la clinique afin de faire vérifier la vision de mon garçon.

Mieux vaut plus tôt que trop tard

Les optométristes conseillent aux parents de faire voir leur enfants par un professionnel de la vue entre l’âge de 2 et 3 ans. Les bébés qui louchent encore après quelques mois de vie devraient quant à eux être vus par un optométriste avant l’âge d’un an. La raison en est fort simple: plus un problème de vision est pris en charge tôt, plus il est possible de le corriger et de limiter les répercussions sur le développement de l’enfant.

J’vous donne un p’tit exemple. Mettons que votre enfant semble bien voir. Lorsque vous lui demandez de pointer quelque chose dans un livre, il le fait sans problème. Il reconnait ses animaux, il semble être capable de voir des choses qui sont à une bonne distance. Fait que dans votre tête, votre enfant à de « bons » yeux et vous trouvez que ce n’est pas nécessaire de consulter pour les faire vérifier. Or, en réalité, bien que votre enfant semble n’avoir aucun trouble de la vision, il a un œil beaucoup plus faible que l’autre. Ainsi, son œil « fort » compense constamment pour l’œil plus paresseux qui du coup devient de plus en plus lâche. Lorsque ce trouble de vision est détecté tôt chez les enfants, il est bien souvent réversible! Yé! Toutefois, déjà à l’âge scolaire, il est parfois trop tard pour remédier à la situation et la condition de vision de l’enfant la suivra pour toute sa vie. C’est plate, hein?

J’vous donne un autre exemple, pour le fun. Votre enfant est particulièrement turbulent. Il n’est pas capable de rester concentré plus de 5 minutes sur quelque chose. Lorsqu’il n’était qu’un bébé, on vous disait qu’il avait beaucoup d’énergie, mais plus le temps passe, plus on vous dit que votre enfant a vraiment-beaucoup-ben-trop d’énergie. Vous essayez de l’intéresser aux livres, mais il refuse de rester assis plus de 3 minutes à vos côtés. Même la Pat’Patrouille ne semble pas fonctionner sur lui parce qu’il l’écoute 6 minutes, se tanne et part faire autre chose. Le dessin, la peinture, les « cherche-et-trouve », on oublie ça. L’enfant va à la garderie, mais même là-bas, il est très turbulent et en comparaison avec les autres enfants de son âge, il a comme un p’tit retard d’apprentissage. Rien de grave, mais quand même. On commence à vous parler d’aller consulter un médecin – on sait jamais, il pourrait avoir un quelconque trouble du développement ou une hyperactivité. Vous capotez, littéralement! Pas votre enfant, pas le vôtre! En réalité, votre enfant n’est peut-être atteint d’aucun trouble lié à son développement. Il ne voit juste pas bien. Sa vision est mauvaise. Habitué de toujours avoir « mal » vu, il ne le sait pas, lui, que sa vision est mauvaise et du coup, il ne peut vous le communiquer. Lorsqu’un enfant voit mal, c’est certain qu’il est très peu intéressé par les activités « calmes » comme la lecture, le dessin ou encore la télévision parce que ces activités nécessitent de bien voir et lui, ben il ne voit pas bien. Il préfère donc bouger et butiner d’une activité à l’autre parce qu’il est très difficile de se concentrer et de garder le focus sur quelque chose lorsqu’on a une vue déficiente. Et évidemment, il va de soi qu’à un certain moment donné, le développement de l’enfant peut s’en ressentir.

Dans ces deux cas d’exemple, la consultation d’un optométriste en bas âge aurait pu déceler rapidement et facilement le problème en plus d’y remédier. Pas pire, hein? Surtout quand on pense que la consultation d’un professionnel de la vue est GRATUITE parce que payée par la RAMQ pour tous les enfants et adolescents de moins de 17 ans.
G.R.A.T.U.I.T.E.
Genre, pas de raison de ne pas y aller, surtout quand on sait que ça pourrait vous épargner ben du stress et ben du trouble!

L’ABC du test de vision des tout-petits

Là, je vous entends vous questionner: « Comment ils font pour faire passer un test de vue à des bambins?! Ils ne savent même pas lire! ».

Effectivement, les bébés et les enfants d’âge préscolaire ne savent pas lire et ne peuvent donc pas, comme les plus vieux, faire des tests de vision à partir du fameux tableau de lettres (l’échelle de Monoyer) qui sert à mesurer l’acuité visuelle, c’est-à-dire la capacité à discerner un petit objet/symbole de loin. Qui plus est, si les adultes n’ont aucun problème à rester immobiles de longues minutes et à regarder dans une panoplie de machines et d’instruments plus spécifiques les uns des autres, c’est pas pentouteeeee la même histoire avec les jeunes enfants. Fait qu’il fait quoi l’optométriste pour vérifier la vision des bambins?!

Ne vous inquiétez pas, il a plus d’un tour dans son sac! Le Dr Guillaume Fortin que nous avons rencontré à la Clinik Optik Maltais parlait avec M. Louis et lui demandait de pointer certains éléments dans des images. Ensuite, il lui a mis des lunettes (après que j’aie dû les mettre moi-même pour montrer à fiston à quel point c’était drôle et palpitant d’avoir des lunettes dans’ face) et il lui a demandé d’attraper les ailes de la mouche ou encore d’appuyer sur des boutons, vérifiant ainsi la capacité de Louis de voir en trois dimensions. Puis, avec quelques autres tests fort simples et rapides, il a pu évaluer les points les plus importants concernant la vision de mon garçon. Il en est ressorti que Louis voit très bien, qu’il n’a pas de problème de vision, si ce n’est un léger astigmatisme qui devra être contrôlé l’année prochaine. Un rendez-vous de quelques minutes seulement nous a donc permis d’avoir la certitude que jusqu’à maintenant, la vue de Louis est parfaite et lui permet d’avoir un bon développement.

Et je vous rassure, Louis n’a eu aucune douleur, n’a pas été maltraité et n’est pas ressorti traumatisé de son rendez-vous avec le « meussieu » 😉

 Pis les mamans, elles?

J’ai profité du rendez-vous de Louis avec le Dr Fortin pour lui poser quelques questions concernant la vision des mamans.

Nous avons tous déjà entendu dire que les hormones liées à la grossesse ont un incidence sur la vue de mamans et futures mamans et que du coup, il vaut mieux attendre la période post-accouchement et post-allaitement pour aller faire contrôler notre vision. Je me suis donc informée auprès du Dr Fortin à savoir si tout ceci était vrai… ou pas.

Il n’est pas faux de dire que, dans certains cas, la grossesse modifie légèrement la vision des femmes. Toutefois, les changements d’ordre visuels sont souvent minimes au cours de la grossesse et jusqu’à 7 mois de grossesse (30-32 semaines de gestation) il n’y a aucun problème à ce qu’une femme enceinte fasse un examen de la vue de routine. Sa vue n’est pas suffisamment modifiée pour que les résultats du test soient faussés. Après 7 mois de grossesse, certaines conditions médicales de troisième trimestre peuvent venir affecter quelque peu la vue et là, ben c’est pas vraiment l’temps de se commander une nouvelle paire de lunette à 600$, mettons 😉 .

Et pour ce qui est de l’allaitement, il n’altère en rien la vision de la maman, contrairement à ce qui est souvent véhiculé. La nouvelle maman peut donc faire un examen de la vue un mois après son accouchement, sans problème (à ce moment, les hormones se sont suffisamment réguler pour que la vue se stabilise). Ce sera d’ailleurs mon cas parce que j’ai clairement besoin de nouvelles lunettes hihi!

J’en profite pour glisser un petit mot sur la Clinik Optik Maltais. Nous avons été hyper bien reçu par le personnel! Le Dr Guillaume Fortin a vraiment pris le temps de bien m’expliquer chacune des tests faits à Louis et de répondre à toute mes questions! Bien que nous n’ayons pas eu besoin de lunettes à cette visite, je compte bien aller voir Valérie lorsque bébé bedon sera parmi nous afin qu’elle m’aide dans le choix de mes nouvelles lunettes. Ils ont une clinique à Chicoutimi-Nord ainsi qu’une à Jonquière. Leur page Facebook et leur compte Instagram sont juste ici (cliquez sur les icônes).

Icône FacebookIcône Instagram