La parentalité est un sujet sans fin. C’est vrai; il existe des milliers de blogues et de sites web là-dessus, des millions de mots sont consacrés à ça chaque année et puis pourtant, on ne fait jamais complètement le tour. Y’a toujours de la place pour davantage, pour plus.

Dans les sujets les plus tendances de la parentalité, y’a la maternité sous toutes ses coutures, évidemment, et y’a aussi l’enfance sous toutes ses coutures, re-évidemment.

Super chum-papa et Louis, regard

La paternité, elle, on en parle beaucoup à la mi-juin, autour de la Fête des Pères, quand on décide de faire des odes aux papas. On souligne la force du papa bourru si tendre avec ses enfants, la résilience du papa fatigué avec son enfant malade, la maturité du papa âgé avec son nouveau-né, la beauté du jeune papa avec sa marmaille. On dit aux papas à quel point ils sont hot, à quel point on les aime, à quel point ils sont des figures essentielles dans la vie des enfants. On met des belles photos d’eux qui dorment sur le divan avec le bébé ou encore qui jouent dehors avec la gang. Pis c’est tellement beau! On passe une semaine à lire plein d’articles tous plus drôles/touchants/émouvant les uns que les autres.

Et après, on ferme un peu la parenthèse « papa » jusqu’à l’année prochaine.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de la paternité, mais au-delà des moments cutes et du papa vraiment-merveilleux-qui-a-donné-un-break-à-la-maman-en-faisant-un-macaroni-au-fromage-pour-souper. Aujourd’hui, j’ai l’goût de parler de la place du papa dans la parentalité. Rien de moins!

Le rôle du papa, une évolution certaine

On va se le dire, le rôle du père a beaucoup changé dans les dernières décennies! Il n’y a pas si longtemps de ça, le papa avait un rôle de pourvoyeur et c’est à la maman que revenait la quasi-totalité des tâches reliées aux enfants. Le papa était parfois la figure d’autorité, était parfois plus impliqué, mais mettons que socialement parlant, il était davantage reconnu comme la personne qui devait mettre du pain sur la table et un toit au-dessus des têtes que comme celle qui devait soigner les écorchures et gérer les couches.

Depuis quelques décennies, il y a un sérieux changement qui s’opère. Les papas sont de plus en présents et surtout de plus en plus investis dans la famille. On pourrait chercher des causes socio-culturelles pour expliquer tout ça et se pencher sur l’impact qu’a eu l’entrée massive des femmes sur le marché du travail à partir du milieu du XXe siècle, mais considérant que je ne suis pas en train de faire un travail d’histoire, on va s’épargner tout ça pour s’intéresser davantage à la « nouvelle » place qu’occupent justement les papas.

Parce que la place, oui, elle est quand même nouvelle. Les papas s’investissent de plus en plus dans la sphère familiale, dans la sphère parentale. Ils changent les couches, ils donnent les biberons, ils racontent des histoires, ils font la cuisM. Louis en portage avec papaine, le lavage, le ménage; toutes des tâches qui (malheureusement) ont longtemps (et le sont encore dans l’esprit de certaines personnes) été considérées comme appartenant aux femmes.

Malgré tout ça, malgré le fait que la parentalité et la paternité soient de plus en plus valorisées, je trouve que ce doit être compliqué d’être père des fois, surtout aujourd’hui. Parce que les papas, on va s’le dire, vous devez essayer de nous suivre dans ce qu’on veut que vous fassiez ou pas, et des fois, on sait pas trop c’qu’on veut.

Non mais, c’est vrai! On veut des papas investis. Ça, c’est clair! On veut que le papa prenne sa place auprès des enfants. On veut que le papa participe aux tâches ménagères et aux tâches familiales. On veut que le papa se lève la nuit pour aller bercer le bébé qui pleure. On veut que le papa prépare les biberons. On veut que le papa fasse des « gagagagagag gougougou ». On veut que le papa change les couches, mêmes celles qui débordent de partout svp! On veut que le papa passe à la garderie chercher le plus vieux. On veut que le papa plie le linge pis de la bonne façon à part de ça. On veut que le papa aille faire l’épicerie et qu’il n’oublie rien. Bref, vous comprenez le principe hein?

Et la place du papa, elle?

Mais même si on rêve toutes (oui, TOUTES) du papa parfait qui fait du portage pis toute, nous ne sommes comme pas prêtes à le laisser prendre trop de place. Genre que dès qu’il fait quelque chose d’une façon qu’on aime un peu moins, on le tasse en disant « Laisse faire, je m’en occupe! ». Genre qu’on hésite à sortir de la maison en lui laissant notre p’tit dernier de 3 semaines. Des fois, on va même jusqu’à dire (comble de l’horreur!) que notre conjoint GARDE les enfants. Oui, qu’il GARDE SES PROPRES ENFANTS. Tsé, on a comme tendance à penser qu’au niveau de la parentalité, les mamans, nous sommes une coche au-dessus et qu’on maîtrise vraiment mieux la situation! Allez, avouez!

J’ai eu la chance d’avoir moi-même un papa impliqué. Mon père fait aussi bien la cuisine que ma mère, c’est le gestionnaire officiel des brassées de lavage et jamais ô grand jamais il a considéré nous « garder » lorsque ma mère sortait de la maison. Si cette dernière devait s’absenter pour telle ou telle raison, elle n’avait pas besoin de dire à mon père quoi faire de nous; il le savait. Pis s’il le savait, c’est parce que depuis le tout début, depuis notre naissance, il s’impliquait et que surtout, ma mère le laissait s’impliquer! Comble de la chance, il en va ainsi dans la famille de super chum-papa. Ça fait que quand M. Louis est né, il allait de soi que super chum-papa allait être un parent tout aussi important que moi, tout aussi impliqué et tout aussi essentiel.

Super chum-papa berce M. LouisBien qu’il n’ait jamais vraiment pris un bébé dans ses bras avant l’arrivée de notre fils, il s’est occupé de notre enfant dès qu’il a pointé le bout de son nez. Super chum-papa se lève la nuit (pis en réalité, il est meilleur que moi pour rendormir M. Louis), il change les couches, il donne le bain. C’est comme ça, c’est normal.

Mais savez-vous quoi?

Des fois, j’le tasse. J’le tasse parce qu’il n’a pas fait quelque chose à ma manière. J’le tasse parce que je trouve que ça lui prend trop de temps faire ci ou ça. J’le tasse parce que ça m’tente pas de lui expliquer quelque chose et que je me dis que ça va juste être moins long si je m’en occupe. Des fois, quand j’ai à m’absenter une soirée, je lui demande si ça le dérange, s’il avait autre chose de prévu, comme si je considérais qu’il me faisait une faveur en restant à la maison avec Louis. Comme si ce rôle me revenait d’office et que là, je lui demandais un service. Tsé! Pourtant, je suis la première à considérer la maman ET le papa comme deux êtres absolument essentiels et égaux dans la vie d’un enfant.

La paternité, même moi j’suis mêlée!

Fait que les papas, des fois, j’me mets à votre place, pis j’suis mêlée. J’me dis que ce ne doit pas être si facile pour vous. On dit souvent à quel point, être une maman, c’est un travail en soi, à quel point c’est demandant, à quel point on est des superwomen pis toute. Toutefois, j’pense que pour vous aussi, la parentalité, c’est toute une histoire! Trouver votre place dans l’espèce de cocon que tisse la maman avec son nouveau-né, vous impliquer de façon équitable, essayer de comprendre vraiment ce qu’on attend de vous (parce que des fois, on l’sait pas trop nous-mêmes): pas facile. C’est quoi le juste milieu entre la conjointe qui pleure qu’elle est fatiguée et qu’elle a besoin d’aide et cette même conjointe qui refuse de se séparer une minute de son mini avant qu’il n’ait atteint 3 ans et demi, même si c’est pour le laisser avec le papa?! Elle est où votre place quand la maman vous demande d’en faire plus, de vous impliquer davantage dans la vie familiale, mais qu’elle reprend tout ce que vous faites?

J’en ai parlé, parlé et rererereparlé, toutes les mamans sont différentes. Elles ont toutes leurs croyances, leurs façons de faire, leurs manières de voir leur propre maternité. Au final, il n’en demeure pas moins que dans leurs différences, elles sont toutes compétentes, elles sont toutes bonnes parce qu’elles s’occupent de leurs enfants et se dévouent corps et âme pour eux.
Et s’il en allait ainsi pour les papas? Ils sont tous différents et ils sont surtout différents de nous. Ils ont leurs propres croyances, leurs façons de faire, leurs manières de voir leur propre paternité. Au final, il n’en demeure pas moins que, comme nous, ils font de leur mieux et éprouvent un amour inconditionnel pour leurs enfants.

Peut-être que vous êtes dans une famille qui a trouvé son parfait équilibre et que vous avancez dans un ciel constamment bleu, sans nuage et sans orage. Tant mieux si c’est le cas! Tant mieux si, comme parents, vous avez trouvé le terrain d’entente parfait et que votre équipe est inébranlable. Vous êtes assurément très inspirants!

Pis si ce n’est pas votre cas, si parfois, en tant que parent, vous cherchez votre place et vous remettez parfois en question, c’est ben correct aussi. C’est normal. C’est à force de travailler qu’on finit par faire de grandes choses et il en va ainsi pour la famille. Pis n’oubliez jamais qu’au bout du compte, une seule chose est importante : le bonheur de chaque membre de votre clan!

Super chum-papa et Louis

Quand les jouets envahissent la maison

Cette semaine, j’me questionne. Je vire la question d’bord dans tous les sens dans ma tête. Je réfléchis et je tergiverse. En fait, j’me demande à quel point je serais une mauvaise mère si je donnais/vendais/remisais la moitié (ou peut-être même le trois quart) des jouets à M. Louis. Parce que j’vous l’avoue, j’suis pu capab’ des jouets. Pentoute. Nada. Niet.

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Les vêtements d’enfants. Les fameux vêtements d’enfants qu’on trouve donc cutes, mais tellement éphémères en même temps. Présentement, ces vêtements sont un p’tit sujet de discorde entre  super chum-papa et moi. Oh, je vous rassure; rien de grave, rien de sérieux… ce n’est même pas une chicane. C’est juste une mini rikiki mésentente, mais on s’aime encore pis on se donne quand même des bisous là, no stress!

Assoyez-vous, allez vous chercher un thé (parce que le mercredi, c’est encore trop tôt dans la semaine pour le vino), détendez-vous pis dites comme moi, please haha!

Donc, je vous explique.

Première partie de l’explication : mon amour des vêtements pour bébé

J’sais pas si vous l’aviez remarqué (sinon, c’est sûrement parce que vous ne me suivez pas depuis longtemps hihihi), mais j’aime la mode et les vêtements et les souliers et les sacoches et les bagues et les boucles d’oreilles et les accessoires. J’aime vraiment ça. Depuis tout le temps genre. J’aime ça m’habiller le matin et dénicher des trucs pas chers et magasiner sur le net. Bref, la mode et moi = BIG LOVE FOREVER AND EVER.

PicsArt_05-17-12.48.53Évidemment, depuis que M. Louis est dans ma vie, c’est cool parce que non seulement je peux m’intéresser à la mode pour femme, mais je peux maintenant m’intéresser à la mode pour garçon. Pis je tripe BEN RAIDE. Je découvre ben plein de marques québécoises, des vêtements vraiment de qualité, des tissus incroyables et j’ai un plaisir FOU à « styler » Louis. Personnellement, j’aime beaucoup les vêtements qui font « p’tit homme »; tsé des vêtements qui sont comme des vêtements d’adulte, mais en miniature. J’trip moins sur les trucs de bébé avec des lions pis des camions de pompiers mettons (et je répète que c’est très personnel et que même si vous habillez vos enfants avec ce genre de vêtements, c’est ben correct pis juré craché croix-de-bois-croix-de-fer je trouve vos enfants cutes à mort quand même. Right?).

Deuxième partie de l’explication : les différences vestimentaires entre super chum-papa et moi

Super chum-papa et moi avons une relation différente avec les vêtements. Moi, même si je reste dans la maison toute la journée et que je fais du ménage, j’vais pas m’habiller en « mou ». Jamais (ou presque). C’est un peu le même principe que ma préparation thérapeutique quotidienne; je trouve que chaque journée mérite que je m’habille bien (ou au moins pas pire bien). Fait que mettons que c’est samedi matin et que ça me tente de me mettre une robe, chez nous dans la maison, je vais en mettre une et même s’il faut que je fasse 3 brassées de lavages, une soupe aux légumes pis que je lave la toilette, je vais QUAND MÊME garder ma robe que j’ai mise le matin. Quessé qu’vous voulez, j’suis de même depuis la nuit des temps.

Super chum-papa lui, il n’est pas de même pentoute. Mettons le samedi matin, il se lève et il se met un vieux chandail avec des joggings gris. Ensuite, il va aller dehors fait qu’il va se mettre des Big Bill avec le plus laid et le plus vieux t-shirt de l’histoire de l’humanité (tsé celui qui était blanc à l’origine pis qui est rendu jaune pipi et qu’on dirait que pour une raison inconnue, quand il l’a acheté, il pensait qu’il portait du XXXXXXXXXL, ben c’est ce t-shirt-là) avec un espèce de hoodie difforme, troué, qu’il a acheté quand il était au CÉGEP (pis je précise que super chum-papa a maintenant 33 ans). Quand il va entrer pour dîner, il va se déshabiller au sous-sol, passer quelques minutes en bobettes (oui, en bobette) et aller se mettre une paire de jeans avec un t-shirt plus beau. Après dîner, il va retourner dehors et remettre le kit du parfait travailleur. Quand il va entrer dans la maison vers 16h, il va mettre des joggings avec un chandail pis quand va venir le temps de souper, il va se mettre des jeans et un t-Shirt (mais pas nécessairement le même qu’il a mis pour dîner) et nous assisterons au retour du jogging après sa douche.

Moi : 1 kit + mon pyjama
Super chum-papa : 6 kits (dans les journées peinards)

Troisième partie de l’explication (après, j’en viens au fait, promis): nos réserves presqu’épuisées

Avant que Louis naisse, nous avons été ultra gâtés! Ma belle-sœur ainsi qu’une de mes cousines avaient toutes deux eu des garçons et nous avons hérités d’une tonne (peut-être même deux) de linges pour bébé. Des caches-couches, des pyjamas, des chandails, des pantalons, des t-shirts, des jeans, des vestes; tsé, vraiment BEAUCOUP de linge, en suuuuper bon état et de belle qualité! Et vu que Louis a été petit longtemps, on a profité longtemps de ces donc-là. Sauf que depuis quelques temps, on a commencé à épuiser pas mal nos réserves parce que quand les enfants commencent à porter de 18 ou du 24 mois, ça coïncide souvent avec la période où ils commencent à se pitcher partout, à colorier, à jouer dans le gazon pis toutes ces affaires-là qui scrappent le linge. Fait que, c’est pas compliqué, il faut acheter des vêtements à Louis plus qu’avant.

Du beau et du pas beau, vraiment?

Maintenant, on met tout ça ensemble! Me voyez-vous venir?

Je suis la responsable officielle de l’achat de linge à Mr Lewis (évidemment). Quand j’habille notre bébé avec les nouvelles pièces que j’ai achetées, super chum-papa s’exclame toujours sur la beauté de notre fils (parce que tsé, c’est le plusse beau de l’Univers) et sur son style. On s’entend que je magasine et que si parfois j’achète des pièces un peu plus chers (sans toutefois exagérer, j’vous l’jure), je coure aussi les spéciaux sur les sites web de mes boutiques préf’. Mais là, c’est le printemps, Louis joue dehors sans habit de neige, tsé direct sur ses vêtements, pis c’est là que notre mésentente survient.

Super chum-papa (qui a l’habitude de se changer pour chaque activité qu’il fait dans une journée et qui préserve son « beau linge » pour les grandes occasions) ne veut pas que Louis se salisse quand il joue dehors et il voudrait qu’on le change; qu’on lui mette des vêtements qu’il peut user.

PicsArt_05-17-12.52.56Moi (pour qui du linge, c’est du linge) je m’en fous qu’il salisse son « beau linge » parce que dans ma tête, je ne catégorise pas les vêtements de Louis. Y’a pas de beau linge pis de « laitte » linge; y’a juste du linge. Pis s’il le salit, ben je vais le laver (j’ai 4 sortes d’Oxy Clean dans mon armoire, j’suis prête à tout) pis ça s’ra pas pire que ça. C’est ben simple mon affaire : j’commencerai pas à lui acheter un beau manteau pis un moins beau manteau juste parce que j’veux pas qu’il salisse le premier pis j’commencerai pas à acheter un beau hoodie pis un moins hot hoodie parce que j’veux pas qu’il salisse le premier et ainsi de suite pour la totalité des vêtements de sa garde-robe. Y’a pas tant d’économie à réaliser ainsi. Pis commencer à préserver le linge dans l’éventualité que peut-être un jour ça s’pourrait que peut-être ben qu’on ait un deuxième little boy, euh non.

PicsArt_05-17-12.50.38Parce que j’vais vous avouer quelque chose (et j’vous écris ce p’tit bout-là avec une p’tite boule dans la gorge…): comme femme, j’ai dû faire un gros gros GROS deuil, le deuil d’avoir une famille nombreuse. J’ai toujours voulu avoir plusieurs enfants. Trois quatre genre, une marmaille, une gang. Même encore aujourd’hui. Sauf que super chum-papa, lui, dans sa tête, c’est clair que la shop va fermer après deux, gros max (pis biologiquement, j’ai besoin de lui pour faire des enfants haha) Et la vie lui a donné raison parce que sans la médecine moderne et la médication, ben j’serais jamais capable de mettre un bébé  au monde et j’suis vouée à avoir des grossesses difficiles. Fait que si j’ai deux enfants, j’vais être ben heureuse de m’être rendue là, même s’il y a une partie de moi qui va être tristounette de ne pas réaliser mon rêve d’une grande famille. Fait que BREF, il n’est pas question que j’fasse fuuuulllll attention au linge de M. Louis pour que mon immense progéniture puisse en profiter hein!

Quand Louis arrive de la garderie la face pleine de bouette, des traces de gazon plein les genoux, la casquette de travers et les ongles crottés (pas sales, CROTTÉS… comme s’il avait fait le changement d’huile de 23 trucks dans sa journée), ça m’fait pas un pli sur la bedaine. Ma première réaction dans ma tête, c’est pas « OH MY GOD SON BEAUUUU LINNGGEEEEEE », mais plutôt « My God! Y’a eu du fun. Salut l’oxyClean et le pré-trempage ».

Dans ma vie de maman, s’il y a une affaire que j’ai comprise, c’est ben de lâcher prise et de choisir ses combats. Et c’est exactement ce que je fais au niveau des vêtements. Pour moi, c’est un PLAISIR et un BONHEUR de dénicher des trucs à M. Louis et de l’habiller en p’tit bonhomme pis j’aime mieux qu’il scrappe éventuellement ce linge-là (qui ne lui fera plus un jour ou l’autre anyway) que de m’casser la tête avec deux garde-robes distinctes et de me priver du plaisir de l’habiller. J’pense pas qu’à 14 ans, Louis (qui mesurera 6’2 comme c’est parti là) va encore mettre son manteau L&P Apparel 12-24 mois pour aller vedger avec ses chums le vendredi soir. Je pense VRAIMENT pas hahahaha!

Beau linge, moins beau linge, linge de conception québécoise ou ben jogging mou du Costco (parce que, j’en ai aussi hihi), je m’en fous; du linge, c’est du linge. Pis Louis a beau le salir ou l’trouer ou le tâcher ou tout ça à la fois, ça m’stresse pas. J’veux que mon fils s’amuse – et on s’entend que dans 99.99% du temps, les affaires les plus le fun sont salissantes, mais vraiment salissantes (genre se rouler dans la bouette, attraper des verres de terre, sauter dans les flaques d’eau, faire des gâteaux, peinturer avec les mains, jouer à canisse bottée etc. etc. etc.) – même avec son chandail neuf 🙂

P.S: Je vous rappelle que c’est une mini rikiki discorde et que super chum-papa et moi ne nous chicanons pas pentoute là-dessus. Nous avons seulement des points de vue différents et je ne suis SURTOUT pas en train de dire que mon kid est mieux habillé que le vôtre. Bref, prenez pas ça personnel si vous ne pensez pas comme moi, PLEASE.
P.S2: Je vous rappelle que l’habillement est un choix très très personnel et que c’est ben correct si pour vous, c’est secondaire pis que votre enfant a du beau linge pour les sorties et du moins beau linge pour la garderie/école. C’est pas du jugement pentouteeee de ma part 🙂
P.S3: Ça se peut très bien que d’ici les 12 ans à Louis, je change d’idée et que je sois écoeucrée qu’il scrappe tout ce que je lui achète. À ce moment-là, promis, je vais vous le dire et faire des excuses à super chum-papa en lui disant qu’il avait raison, finalement HAHA!

J’aime autant vous avertir. Vous prévenir. Vous le dire d’avance. Là, c’est dans le titre, c’est clair; je vais dire le mot « vagin ». Sauvez-vous si vous n’êtes pas prêt(e)s à l’accepter.

C’est gênant ce mot-là. J’sais pas pourquoi, mais c’est gênant. On le dit pis on rit un peu…
Vagin *hihi*
Vulve *hihi*

J’ai tergiversé (2 points pour l’utilisation de ce mot please) longtemps avant d’écrire cet article. J’me suis demandée si j’allais jusque-là. Je me suis demandée si j’assumais assez mon corps pour ça. Je me suis demandée si j’étais à l’aise à ce que des membres de ma famille, des amis et des collègues de travail le lisent. Pis j’ai fini par me dire « Why not?! ». Si je voulais parler de cheveux, je le ferais sans hésitation. Idem pour les pieds, les mains, les yeux pis même les seins! Fait que, pourquoi pas le vagin? Sérieux, pourquoi pas?

Parce que des fois, la relation entre mon vagin et moi, elle est semi. De façon générale, on s’aime pis ça va bien. On a un respect mutuel : j’en prends soin, il traverse le temps la tête haute. Sauf que  des fois, on est comme en chicane. Pis si j’ai décidé de vous en parler, c’est parce que je suis certaine à 72513976521% que c’est le cas de certaines d’entre vous (je dis « certaines » pas pour être sexiste envers mes lecteurs. C’est juste que les gars, désolée, mais vous n’en avez pas de vagin).  Genre que des fois, vous fulminez contre vos parties génitales. Pis la principale raison de cette chicane-là, c’est…

L’$//?(&* de VAGINITE (aussi connue sous le nom d’infection à levure, d’infection vaginale ou d’esti d’affaire de marde)

Je vais tu vraiment parler de vaginite ici?
OUÉ.
Parce que si je peux parler de conjonctivite, de bursite, de tendinite, d’appendicite, d’amygdalite pis d’otite, ben je peux très bien aussi parler de vaginite. C’est une maladie en « ite » comme toutes les autres pis elle a le droit à son moment de gloire, elle aussi.

Maintenant que les droits de la vaginite ont été rétablis, entrons dans le vif du sujet!

PicsArt_04-25-06.49.18Sérieux, je trouve que Monistat avait très très bien cerné la chose il y a quelques années avec sa publicité télévisée. Vous en souvenez-vous? On y voyait une jolie madame qui avait une bulle de pensée pleine de ces signe-là $*?#?*%£¢% au-dessus de la tête jusqu’à ce qu’elle prenne sa dose de Monistat. PIS C’EST TELLEMENT ÇA! Même si c’est pas grave, même si c’est pas SI pire que ça, même si ça met pas ta vie en danger pis que ça ne t’empêche pas de fonctionner, c’est clair que tu te promènes toute la journée avec ta bulle pensée de sacres au-dessus de la tête.

Je suis fragile aux infections urinaires. Du coup, je dois souvent prendre des antibiotiques et juste le mot « antibiotiques » me fait faire une vaginite. C’pas mêlant, quand je vais chercher mes antibiotiques à la pharmacie, j’prends pas de chance pis je prends une boîte de Canestan aussi, au cas où… J’suis su’l bord d’acheter des parts de la compagnie.

Là, vous allez me dire: « Ben oui méééééééééé! Consulte un médecin !!!!! » .
Oui.
Je sais.
J’ai consulté maintes et maintes fois pour ça. J’ai pris tous les médicaments inimaginables. J’ai utilisé du savon au thé, de l’huile de noix de coco, de l’huile essentielle d’arbre à thé, des capsules de yogourt, du Vagisil. Toute. Ça aide, c’est sûr. Mais mettons que je suis encore sujette à ladite chose.

PicsArt_04-25-06.48.45Au début, tsé les premières fois, je trouvais presque ça honteux. Quand ça arrivait, j’allais à la pharmacie acheter un traitement, je le mettais sur la caisse en regardant au sol pis je partais vite vite. J’ai fini par m’habituer, par comprendre que c’était pas honteux pis par en parler de plus en plus.
Astheure, quand j’en fais une pis que j’arrive à la maison le soir, je dis tout de go à super chum-papa, presqu’en criant dans l’entrée « Tu sais pas quoi! J’fais encore une infection!!!! » Pis il me regarde avec un air compatissant. Une face qui semble dire « J’sais pas c’que tu vis parce qu’heureusement j’ai pas de vagin, mais je compatis et je suis avec toi dans cette épreuve ».

Pis à force d’en parler, je me rends compte que ça touche beaucoup beaucoup de monde. Principalement des femmes (hahahahaha). Il s’agit que t’ouvres la porte au sujet (ce que je ne me gêne pas pour faire) pour que les langues se délient et que chacune ait son histoire de vaginite à raconter!

Aujourd’hui, après un mois de traitement pis d’infections qui partent et reviennent, je suis allée chez le médecin. Encore une fois. C’est rendu qu’un examen gynécologique me dérange autant  qu’un examen plantaire, c’est-à-dire pas pentoute. J’ai probablement fait une vaginite qui a fini par guérir à force de traitements, mais là, j’ai aussi une vulvite. Une nouvelle affaire en « ite » dont j’ignorais l’existence. En d’autres mots : une irritation. Une malheureuse irritation d’un endroit si fragile à TOUTE.

Cool.
Une vulvite.
Un nouveau mot à mon vocabulaire. Une nouvelle maladie à mon répertoire. Une nouvelle crème à appliquer. C’est le fun quand il y a autant de nouveauté dans une journée, non?

Fait que mesdames, mesdemoiselles et pas messieurs, j’veux juste vous dire que vous n’êtes pas seules à, parfois, être en chicane avec votre vagin. Peut-être que pour vous, la chicane est liée à un problème de périnée, à un problème sexuel ou comme moi, à des vaginites/vulvite/ite-ite, mais vous n’êtes pas seules. Be strong. Nous vaincrons. 😉

Dernièrement, j’ai vu plusieurs fois passer le terme de « mère maternante ». J’ai lu quelques articles sur le net qui utilisaient ces mots et je les ai aussi croisés quelques fois dans des blogues de mamans ou sur les médias sociaux en général.


Pour être certaine de bien vous expliquer ce que c’est une mère maternante, je suis allée fouiner plus profondément dans les zinternets et grosso modo, la définition d’une mère maternante, c’est une maman qui :
– A choisit de faire l’allaitement de longue durée;
– Offre des aliments les plus naturels possible à son enfant;
– Pratique le cododo;
– Utilise des couches lavables;
– Favorise la médecine douce et les produits naturels;
– Éduque son enfant dans la non-violence;
– Pratique le portage relativement intensif;
– Et ultimement, ça peut même aller jusqu’à la déscolarisation de l’enfant, c’est-à-dire que l’enfant va à l’école à la maison.

J’ai ben de la peine de vous annoncer que je ne suis pas une « mère maternante ».

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Je ne vous apprends certainement rien en vous disant qu’aujourd’hui, c’est la Journée Internationale de la Femme, une journée qui souligne le droit des femmes et ce, partout à travers le monde. Une journée qui souligne le travail acharné qu’ont mené certaines femmes afin que nos droits soient reconnus. Une journée qui souligne des années et des années de luttes pour obtenir un statut digne des individus que nous sommes toutes. Le combat est à des milliards de kilomètres d’être terminé, mais il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, c’est le Journée de la Femme avec un grand « F ». Lire la suite

Cette semaine, l’émission Découverte présentée sur les ondes de Ici Radio-Canada Télé et Ici Explora a présenté un reportage vraiment intéressant pour les futurs parents ou pour les parents qui désirent avoir d’autres enfants. Un reportage particulièrement intéressant pour des parents comme super chum-papa et moi qui avons vécu une expérience très stressante au cours de ma grossesse. Lire la suite

 

 

Pour 2017, une de mes résolutions étaient d’avoir un agenda. Avec bébé, le retour au boulot, la garderie, les commissions, les rendez-vous, les activités, ma mémoire me joue parfois des tours et je me disais qu’il serait plus avantageux pour moi d’avoir un agenda que 8000 post-it qui traînent partout et que je finis invariablement par perdre. Lire la suite

Dans la vie, y’a 2 genres de personnes.
Il y a ceux qui chialent quand les gens mettent trop de photos et qui se disent que c’tait pas nécessaire.
Et il y a ceux qui aiment ça explorer la vie des autres en regardant leurs photos.

Je vais TRÈS clairement partie de la deuxième catégorie! Du coup, j’ai pensé à ceux qui sont comme moi et j’ai décidé de mettre quelques photos de mon voyage ici.

Voilà! Lire la suite

Je m’excuse d’être celle qui te fait pleurer

Mon bébé, mon amour, mon urubu (je le sais que c’est vraiment laid un urubu, mais parce que ça rimait avec « salut » dans la petite comptine de mon cru que je lui chantais avant, je l’appelle souvent comme ça), je m’excuse d’être celle qui te fait pleurer. Vraiment, je suis désolée. Lire la suite