Allez-vous chez le médecin avec vos enfants? Faites-vous faire leurs examens de routine, leurs suivis?
Allez-vous chez le dentiste avec eux? Faites-vous vérifier les dents et les caries?
Je suis certaine que oui. C’est écrit dans notre calendrier; on va chez le médecin avec bébé à 3 mois, à 6 mois, à 12 mois, à 18 mois, à 2 ans, à 3 ans…
On va chez le dentiste dès qu’on voit poindre une ou deux petites criques puis on répète cette visite à chaque année. Ça fait partie de notre super-calendrier-de-parents-responsables-et-organisés.

Mais, allez-vous aussi chez l’optométriste?!

Lorsque notre enfant a un bobo, on le voit souvent assez facilement et on s’empresse de consulter. Mais les bobos des yeux sont difficiles à détecter, même pour les parents instinctifs et attentifs que nous sommes.

Dernièrement, Valérie, opticienne à la Clinik Optik Maltais m’a contactée afin de me demander si j’avais déjà pensé faire faire un examen de la vue à M. Louis. Euh, non. Il voit bien, j’imagine…
J’imagine, mais j’suis pas certaine parce qu’à part leur couleur, je ne connais rien aux yeux de mon fiston. J’ai donc pris rendez-vous avec un optométriste de la clinique afin de faire vérifier la vision de mon garçon.

Mieux vaut plus tôt que trop tard

Les optométristes conseillent aux parents de faire voir leur enfants par un professionnel de la vue entre l’âge de 2 et 3 ans. Les bébés qui louchent encore après quelques mois de vie devraient quant à eux être vus par un optométriste avant l’âge d’un an. La raison en est fort simple: plus un problème de vision est pris en charge tôt, plus il est possible de le corriger et de limiter les répercussions sur le développement de l’enfant.

J’vous donne un p’tit exemple. Mettons que votre enfant semble bien voir. Lorsque vous lui demandez de pointer quelque chose dans un livre, il le fait sans problème. Il reconnait ses animaux, il semble être capable de voir des choses qui sont à une bonne distance. Fait que dans votre tête, votre enfant à de « bons » yeux et vous trouvez que ce n’est pas nécessaire de consulter pour les faire vérifier. Or, en réalité, bien que votre enfant semble n’avoir aucun trouble de la vision, il a un œil beaucoup plus faible que l’autre. Ainsi, son œil « fort » compense constamment pour l’œil plus paresseux qui du coup devient de plus en plus lâche. Lorsque ce trouble de vision est détecté tôt chez les enfants, il est bien souvent réversible! Yé! Toutefois, déjà à l’âge scolaire, il est parfois trop tard pour remédier à la situation et la condition de vision de l’enfant la suivra pour toute sa vie. C’est plate, hein?

J’vous donne un autre exemple, pour le fun. Votre enfant est particulièrement turbulent. Il n’est pas capable de rester concentré plus de 5 minutes sur quelque chose. Lorsqu’il n’était qu’un bébé, on vous disait qu’il avait beaucoup d’énergie, mais plus le temps passe, plus on vous dit que votre enfant a vraiment-beaucoup-ben-trop d’énergie. Vous essayez de l’intéresser aux livres, mais il refuse de rester assis plus de 3 minutes à vos côtés. Même la Pat’Patrouille ne semble pas fonctionner sur lui parce qu’il l’écoute 6 minutes, se tanne et part faire autre chose. Le dessin, la peinture, les « cherche-et-trouve », on oublie ça. L’enfant va à la garderie, mais même là-bas, il est très turbulent et en comparaison avec les autres enfants de son âge, il a comme un p’tit retard d’apprentissage. Rien de grave, mais quand même. On commence à vous parler d’aller consulter un médecin – on sait jamais, il pourrait avoir un quelconque trouble du développement ou une hyperactivité. Vous capotez, littéralement! Pas votre enfant, pas le vôtre! En réalité, votre enfant n’est peut-être atteint d’aucun trouble lié à son développement. Il ne voit juste pas bien. Sa vision est mauvaise. Habitué de toujours avoir « mal » vu, il ne le sait pas, lui, que sa vision est mauvaise et du coup, il ne peut vous le communiquer. Lorsqu’un enfant voit mal, c’est certain qu’il est très peu intéressé par les activités « calmes » comme la lecture, le dessin ou encore la télévision parce que ces activités nécessitent de bien voir et lui, ben il ne voit pas bien. Il préfère donc bouger et butiner d’une activité à l’autre parce qu’il est très difficile de se concentrer et de garder le focus sur quelque chose lorsqu’on a une vue déficiente. Et évidemment, il va de soi qu’à un certain moment donné, le développement de l’enfant peut s’en ressentir.

Dans ces deux cas d’exemple, la consultation d’un optométriste en bas âge aurait pu déceler rapidement et facilement le problème en plus d’y remédier. Pas pire, hein? Surtout quand on pense que la consultation d’un professionnel de la vue est GRATUITE parce que payée par la RAMQ pour tous les enfants et adolescents de moins de 17 ans.
G.R.A.T.U.I.T.E.
Genre, pas de raison de ne pas y aller, surtout quand on sait que ça pourrait vous épargner ben du stress et ben du trouble!

L’ABC du test de vision des tout-petits

Là, je vous entends vous questionner: « Comment ils font pour faire passer un test de vue à des bambins?! Ils ne savent même pas lire! ».

Effectivement, les bébés et les enfants d’âge préscolaire ne savent pas lire et ne peuvent donc pas, comme les plus vieux, faire des tests de vision à partir du fameux tableau de lettres (l’échelle de Monoyer) qui sert à mesurer l’acuité visuelle, c’est-à-dire la capacité à discerner un petit objet/symbole de loin. Qui plus est, si les adultes n’ont aucun problème à rester immobiles de longues minutes et à regarder dans une panoplie de machines et d’instruments plus spécifiques les uns des autres, c’est pas pentouteeeee la même histoire avec les jeunes enfants. Fait qu’il fait quoi l’optométriste pour vérifier la vision des bambins?!

Ne vous inquiétez pas, il a plus d’un tour dans son sac! Le Dr Guillaume Fortin que nous avons rencontré à la Clinik Optik Maltais parlait avec M. Louis et lui demandait de pointer certains éléments dans des images. Ensuite, il lui a mis des lunettes (après que j’aie dû les mettre moi-même pour montrer à fiston à quel point c’était drôle et palpitant d’avoir des lunettes dans’ face) et il lui a demandé d’attraper les ailes de la mouche ou encore d’appuyer sur des boutons, vérifiant ainsi la capacité de Louis de voir en trois dimensions. Puis, avec quelques autres tests fort simples et rapides, il a pu évaluer les points les plus importants concernant la vision de mon garçon. Il en est ressorti que Louis voit très bien, qu’il n’a pas de problème de vision, si ce n’est un léger astigmatisme qui devra être contrôlé l’année prochaine. Un rendez-vous de quelques minutes seulement nous a donc permis d’avoir la certitude que jusqu’à maintenant, la vue de Louis est parfaite et lui permet d’avoir un bon développement.

Et je vous rassure, Louis n’a eu aucune douleur, n’a pas été maltraité et n’est pas ressorti traumatisé de son rendez-vous avec le « meussieu » 😉

 Pis les mamans, elles?

J’ai profité du rendez-vous de Louis avec le Dr Fortin pour lui poser quelques questions concernant la vision des mamans.

Nous avons tous déjà entendu dire que les hormones liées à la grossesse ont un incidence sur la vue de mamans et futures mamans et que du coup, il vaut mieux attendre la période post-accouchement et post-allaitement pour aller faire contrôler notre vision. Je me suis donc informée auprès du Dr Fortin à savoir si tout ceci était vrai… ou pas.

Il n’est pas faux de dire que, dans certains cas, la grossesse modifie légèrement la vision des femmes. Toutefois, les changements d’ordre visuels sont souvent minimes au cours de la grossesse et jusqu’à 7 mois de grossesse (30-32 semaines de gestation) il n’y a aucun problème à ce qu’une femme enceinte fasse un examen de la vue de routine. Sa vue n’est pas suffisamment modifiée pour que les résultats du test soient faussés. Après 7 mois de grossesse, certaines conditions médicales de troisième trimestre peuvent venir affecter quelque peu la vue et là, ben c’est pas vraiment l’temps de se commander une nouvelle paire de lunette à 600$, mettons 😉 .

Et pour ce qui est de l’allaitement, il n’altère en rien la vision de la maman, contrairement à ce qui est souvent véhiculé. La nouvelle maman peut donc faire un examen de la vue un mois après son accouchement, sans problème (à ce moment, les hormones se sont suffisamment réguler pour que la vue se stabilise). Ce sera d’ailleurs mon cas parce que j’ai clairement besoin de nouvelles lunettes hihi!

J’en profite pour glisser un petit mot sur la Clinik Optik Maltais. Nous avons été hyper bien reçu par le personnel! Le Dr Guillaume Fortin a vraiment pris le temps de bien m’expliquer chacune des tests faits à Louis et de répondre à toute mes questions! Bien que nous n’ayons pas eu besoin de lunettes à cette visite, je compte bien aller voir Valérie lorsque bébé bedon sera parmi nous afin qu’elle m’aide dans le choix de mes nouvelles lunettes. Ils ont une clinique à Chicoutimi-Nord ainsi qu’une à Jonquière. Leur page Facebook et leur compte Instagram sont juste ici (cliquez sur les icônes).

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Le retour au boulot

Déjà. J’peux pas croire que c’est déjà fini. Mes deux semaines de vacances annuelles, pouf!, parties, envolées, terminées! Ça passe teeeeeeeeellllleeeeeeemeeeeent vite des vacances, c’est fou! On sort de travail un vendredi soir, tout heureux des deux semaines qui approchent et hop, on revient déjà un peu piteux le lundi, deux semaines plus tard.

Eh ben moi, ce sera demain matin ce fameux lundi. Celui où nos collègues nous demandent si on a passé de belles vacances et commentent systématiquement la météo qu’on a eu. Celui où on regagne son bureau, ses papiers, ses affaires. Celui où on prend conscience du retard qu’on a à rattraper et où on se dit que la semaine qui vient ne sera pas de tout repos. Celui où on retourne à la routine, la mort dans l’âme. Pis comme si tout ça ne suffisait pas déjà, ben super chum-papa part dans le nord pour une semaine, me laissant seule avec M. Louis, mon retour au train-train quotidien et la reprise du boulot. Pfff!

Ça m’tente pas. Ça paraît tu?!

Les vacances

Mais bon. Je penserai à tout ça demain matin. Là présentement, j’ai encore la tête dans les vacances! Normalement, super chum-papa et moi avions l’habitude pendant nos deux semaines de congé estivales d’aller visiter une région du Québec. On partait 2-3-4 jours le char chargé au maximum et on sillonnait les routes de la province à la recherche d’activités, de musées intéressants, de beaux endroits, d’excellents resto et d’hôtel pas trop cher.

Cette année, comme l’année passée d’ailleurs, il y a eu un petit changement au programme, ledit changement étant connu sous le nom de M. Louis. Considérant que cet enfant magnifique aux yeux d’océan a le temps de se tanner d’être en voiture entre la maison et l’épicerie, qu’il entre dans une phase active de crise du bacon, qu’il refuse toute nourriture autre que des biscuits Breton, des mangues pis du yogourt, on s’est dit que les régions du Québec allaient devoir se passer de nous cette année. Tsé, on choisit nos combats et pour cet été, on s’est dit que le mieux était de garder notre santé mentale parentale en bon état.

Fait que nous sommes restés au Saguenay-Lac-St-Jean.

Pis ça pas été plate!

Salut le Lac-St-Jean

Pendant notre semaine de vacances commune à super chum-papa et moi, nous sommes allés au Lac-St-Jean, plus précisément dans le haut du lac, où mes beaux-parents demeurent.

M. Louis étant un amoureux inconditionnel des animaux de la ferme, nous sommes allés visiter La petite ferme à Orace. Il s’agit d’abord d’un kiosque à fruits et légumes, mais l’endroit compte également une magnifique petite ferme, hyper bien aménagée! Sur réservation (chose que l’on ignorait, ça fait qu’on est arrivé à l’improviste… mais ils sont si gentils que nous avons quand même eu droit à la visite), vous pouvez visiter les installations de la ferme et interagir avec les animaux. Cheval miniature, petit veau, vaches, poules, dindes, cochons, lapins, lama, chèvres; tout y est! Louis a été bien impressionné  (surtout dans l’enclos à poules au sein duquel il tentait d’attraper une poule par tous les moyens possibles et inimaginables en criant « pot pot pot »), mais super chum-papa et moi avons également beaucoup apprécié. Les gens qui y travaillent sont vraiment passionnés et ça paraît dans leur façon de nous parler de leurs animaux.

Nous avons ensuite fait un saut aux Halles du bleuet afin de pouvoir manger une crème molle. J’vous confirme que même si mon fils a à peine trois ou quatre crèmes molles à son actif dans sa vie, il sait ce que c’est! Dès que j’ai eu sa mini-à-la-vanille-trempée-dans-le-chocolat dans les mains, il me suivait comme un petit chien de poche, la langue sortie et les yeux implorants. Il n’a même pas encore 19 mois et je sais déjà qu’il sera une bibitte à sucre, comme sa chère et magnifique mère! Hihi! Ah, pis tant qu’à être dans le sucre, on est aussi allé dépenser la moitié de notre paie de vacances à La chocolaterie des Pères Trappistes, histoire d’avoir du sirop dans les veines plutôt que du sang. Tsé…

Ce soir-là, nous sommes aussi allés visiter des amis. Super chum-papa étant natif du Lac-St-Jean, il est certain que lorsque nous allons y faire un tour, nous en profitons pour aller voir quelques-uns de ses amis qu’il voit trop peu souvent. Pis cette journée-là, ça adonne que le couple d’amis chez qui nous sommes allés souper a un ben trop grand déjà petit garçon de l’âge à Louis et que nous sommes tous allés faire une promenade en ponton après le souper. Fait que ça donné cette photo parfaite-là.

On a aussi profité de notre passage dans le village natal de super chum-papa pour aller s’amuser au parc. Tsé un parc avec des jeux d’eau. Tsé une journée un peu trop fraîche pour les jeux d’eau. Tsé un bébé d’un an et demi qui a déjà été dans les jeux d’eau et qui sait très bien ce que c’est. Tsé une mère qui essaie d’éviter que son enfant en jeans et t-shirt de pitch dans les jeux d’eau. Tsé un enfant de 18 mois qui sprint aussi vite que Bruny Surin et qui en plus est capable de démarrer les jeux d’eau tout seul. Tsé une mère qui semi-abandonne et qui le laisse jouer dedans finalement. Ben c’était pas mal ça notre virée au parc haha!

Bonjour le Saguenay

Évidemment, un moment donné, il a fallu revenir chez nous, au Saguenay. Parce que tsé, super chum-papa recommençait le boulot lui, le pas chanceux.
Je suis donc restée en tête-à-tête avec le plus-beau-du-monde-et-de-tout-l’Univers pendant une semaine. Initialement, avant de tomber en vacances, j’me demandais un peu ce que j’allais faire une semaine toute seule avec Louis. La réponse est venue toute naturellement dès que nous sommes tombés ensemble dans la Maison du Bonheur: la même chose que si super chum-papa avait été là.

Fait qu’on a fait un pique-nique de Subway durant lequel Louis s’est alimenté exclusivement de biscuits soda et de kiwi et nous sommes allés jouer dans les jeux d’eau du Centre multisports Nazaire-Girard (oui, même s’il faisait froid. Oui, même si les autres enfants avaient des MANTEAUX. Oui, même si on a même vu un kid avec une tuque).

Vendredi matin, la marraine de Louis était de passage au Saguenay pour quelques temps et je lui ai proposé de venir avec nous au Parc Mille Lieux de La Colline, ce qu’elle a accepté avec plaisir. Fait que nous sommes partis là-bas, tout joyeux de faire une sortie quand même hot et pas cher parce que Louis ne paye pas encore (j’suis cheap de même). Au parc, j’ai fait un constat: M. Louis est un petit garçon très stoïque ou sérieux ou à la limite vraiment bête. Les personnages du parc sont vraiment hot et ils sont vraiment dans leur personnage, justement. Ils gesticulent, ils parlent fort, ils rient; genre que MOI j’avais du fun et que je les trouvais drôles. M. Louis, lui, pas pentoute. Genre que le Capitaine Bouillon m’a fait rire aux éclats quand on a fait notre « course » de petites voitures et à côté de moi, j’avais un Louis parfaitement IMPASSIBLE qui non seulement ne souriait pas, mais qui en plus pianotait d’ennui avec ses petits sur sa cuisse. Charbon, le mineur, lui a aussi raconté une belle histoire de poussière d’étoile qui empêche de faire des cauchemars en lui montrant plein de belles choses. Louis le regardait avec une face pleine de jugement et à tout juste fait un « bravo » pas senti à la fin de son speech. Heureusement, il a semblé beaucoup s’amuser à se pitcher tête première dans toutes les glissades et à faire le petit train. Fiou!

Toute bonne chose a une fin

Fait que c’est ça. C’est le retour au travail demain. Je suis contente de mes vacances. J’ai profité au maximum de la présente de mon fils auprès de moi. Je pense lui avoir créé de beaux souvenirs ou à tout le moins, je m’en suis créé à moi. Ça ne nous a pas coûté cher (re-cheap), ça nous a fait visiter encore plus notre belle région et ça me permet de vous en parler aujourd’hui. On a même réussi à se DÉBARRASSER des perce-oreilles! On ca-po-te! Depuis la visite de l’exterminateur,  nous n’en avais pas revu. Du tout!
Heil, pis on a fait tout ça M. Louis et moi avec un SOLIDE rhume, ce qui fait que toutes nos activités ont été teintées de kleenex trop utilisés et de tâche de morve quelque part sur mon linge. Ah, pis aussi que plusieurs de nos photos de vacances ressemblent à celle-ci, avec juste assez de sable pogné dans la morve. De toute beauté!

Grand garçon « Fais ça comme un grand, mon tout-petit »

Je me suis rendue compte de quelque chose dernièrement. De quelque chose que je fais moi-même et qui finalement, me gosse solide. Quelque chose qui est un peu un non-sens dans ma vie de maman-qui-trouve-que-son-enfant-grandit-trop-vite. Quelque chose que tellement d’autres mamans font aussi…

Je me suis rendue compte que je demandais à mon fils de grandir. Je lui demande carrément, de vive voix. Je passe mon temps à dire à tout le monde que ça va trop vite, que ça pas de bon sens, que je n’ai plus de bébé. Je trouve qu’il grandit trop, qu’il est si grand, que le temps passe à la vitesse de l’éclair. Des fois, ça me rend même nostalgique. Pourtant, c’est moi-même qui le pousse à vieillir et à grandir. C’est moi-même qui lui dis au moins dix fois par jour ces infâmes phrases : « Louis, fais le grand garçon. », « Louis, ce sont les p’tits bébés qui font ça! Toi, t’es un grand garçon! », « Louis, mange comme un grand », « Louis, brosse tes dents comme un grand », « Louis, Louis, Louis. ».

Voulez-vous ben me dire QUESSÉ ÇA?!

L’indécise dans la maman que je suis

Sérieux, j’sais donc ben pas c’que j’veux! Tsé, des fois j’ai l’goût de pleurer en voyant mon p’tit bébé qui était une toute petite boule d’amour devenir si grand et faire tant de choses par lui-même, mais d’un autre côté, j’fais juste lui dire d’être un grand!

La vérité, c’est que c’est plus facile d’avoir un « grand garçon » que d’avoir un p’tit bébé. Un grand garçon, ça mange sans tirer sa nourriture par terre et sans pleurer. Un grand garçon, ça ne gigote pas pendant le changement de couche. Un grand garçon, ça ne gère pas le brossage de dents comme si c’était un moment d’atroce torture. Un grand garçon, ça ne s’accroche pas à ma jambe avec désespoir pendant que je tente de terminer la préparation du repas. Tsé, un grand garçon, ça joue relax dans son coin, ça peut rester immobile plus que 23 secondes, ça écoute, ça comprend, ça communique clairement. On va s’le dire : un grand garçon, c’est plus simple pour des parents. Ça pleure moins, ça crie moins… honte à moi de dire ça, mais ça dérange moins aussi.

Fait qu’à cause de tout ça, j’lui demande tout le temps de grandir. J’lui demande tout le temps d’agir comme s’il était un grand garçon. Mais un moment donné, va falloir que j’comprenne quelque chose; c’est pas parce que je l’habille en p’tit homme qu’il en est réellement un.

Mon fils a le droit d’être un bébé. Même s’il est grand pour son âge. Même s’il est tellement intelligent. Même s’il fait tant de choses. Même s’il grandit. Il a le droit de prendre son temps pour grandir. C’pas de sa faute à lui si moi, en tant qu’adulte, j’manque parfois de patience et que j’aimerais ça, DES FOIS, qu’il comprenne tout, tout de suite!

Grand garçon Pis là, je m’auto-tire des roches pare que je sais que je fais tout ça, lui demander d’être « un grand », j’en ai conscience, j’me vois faire, je m’entends. Mais les autres font ça aussi, pas jute moi (fiiiiouuu!). L’entourage de M. Louis est tellement fier de le voir grandir, de le voir faire chaque jour de nouvelles choses. Les  autres  aussi lui disent qu’il est donc ben « un grand », « bravo mon grand », « fais comme un grand ». Et même au-delà de notre petit cocon familial, quand on sort, quand on va ailleurs, on entend tellement de parents dire à leur enfant de « faire ça comme un grand », tout le temps. Heureusement, parfois, il y a des gens qui ont compris, eux, qu’un enfant c’était un enfant et ces personnes remplies de sagesse s’arrêtent et nous regardent en disant « Oui mais, il est tout petit. Il n’a qu’un an et demi ». Ben oui, c’est si vrai…. M. Louis n’a qu’un an et demi!

C’pas de notre faute. On se l’est fait dire probablement 100 000 fois nous aussi quand nous étions tout-petits. C’est ancré dans notre culture pis de toute façon, c’est biologique; un enfant, ça doit grandir. Point final.

Toutefois, quand on s’arrête un peu, quand on prend le temps de prendre le temps (ce qui est rare, je l’avoue), est-ce que c’est vraiment utile de toujours dire ces mots-là « sois un grand »? Est-ce que ça sert vraiment à quelque chose? Est-ce que dans leur tête de bébé, nos enfants font « Ok m’man, j’ai compris. J’fais ça comme un grand! ». Anyway, est-ce qu’ils le savent quessé ça « un grand »? J’en doute…

Mon si petit grand bébé

Mon bébé grandit et va continuer de grandir. Il va faire comme tous les autres enfants du monde depuis la nuit des temps. Il va explorer son monde, se connaître, se développer. Il va apprendre, il va dialoguer, il va se trouver. Un jour, il va devenir un vrai de vrai grand garçon. Il n’aura plus besoin de moi pour couper sa nourriture, pour s’habiller le matin ou pour aller à la toilette. Il va savoir ce qu’il veut et prendre ses propres décisions. Il va allumer la télévision tout seul et il saura même c’est quoi le numéro de poste de Yoopa. Un moment donné, il va même attacher ses souliers tout seul et lire son premier livre. Pis moi, je vais être là, dans un coin, à le regarder et à tellement vouloir qu’il redevienne mon petit bébé à moi, mon petit bébé qui dépendait de sa maman et de son papa. Mon minuscule amour.

 

Fait que j’vais essayer quelque chose. J’vais essayer de lui permettre d’être l’enfant qu’il est, ni plus petit, ni plus grand. J’vais essayer d’arrêter de lui demander de devenir un grand et tenter de suivre le courant au lieu de vouloir aller plus vite que lui. Je vais essayer d’être patiente (ce n’est clairement pas ma plus grande qualité) envers ce qu’il fait par rapport à l’âge qu’il a. Je vais essayer de le comprendre et de suivre son rythme à lui au lieu de vouloir qu’il se colle à mon rythme à moi. Je vais le laisser être lui, mon grand p’tit bébé.

 

Mini chalets camping Péribonka

En fin de semaine, super chum-papa, M. Louis et moi avions rendez-vous avec les nouveaux chalets style mini-maison du Camping Péribonka au Lac-St-Jean. Et j’vous dis tout de suite le punch; on a adoré!

Il y a quelques semaines, Naomi, coordonnatrice touristique pour la municipalité de Péribonka, m’a approchée afin de m’offrir une nuitée dans les nouveaux mini chalets du Camping Péribonka. J’ai été zéro difficile à convaincre; super chum-papa vient du haut du Lac-St-Jean alors toutes les occasions sont bonnes pour aller y faire notre tour et j’aimais beaucoup l’idée d’aller essayer les nouvelles constructions du camping afin de vous en faire part sur le blogue. Et puis voilà, c’était en fin de semaine « le test ».

Préparatifs de campeurs non-aguerris

Jeudi soir, super chum-papa et moi étions dans les bagages par-dessus la tête! J’en ai glissé un mot (ou plutôt 800) sur ma page Facebook, mais grosso modo, nous ne sommes pas des voyageurs légers et avec M. Louis en plus, ça prend du stock! Des vêtements, des vêtements de rechanges, des maillots de bain, la crème solaire, le chasse-moustiques, les chapeau, les chaussures, le parc, la bouffe, les moniteurs, la literie, les doudous, les livres; on aurait juré qu’on déménageait pour un séjour de 8 mois quelque part à l’autre bout du monde!
Heureusement, les chalets du camping Péribonka ont l’IMMENSE avantage d’être tout-inclus. Pis par chance parce que sinon, il aurait fallu une deuxième voiture pour traîner tout notre stock haha!

Des chalets tout inclus?!

Ben oui! Ou ben « de luxe si vous préférez! En fait, c’est que sur place, il y a déjà toute la vaisselle nécessaire à la préparation des repas, du papier de toilette, des mouchoirs, des essuie-touts, des serviettes pour la vaisselle, des guenilles, des serviettes, des débarbouillettes, du savon à vaisselle; bref, toutes les petites choses absolument essentielles à avoir pour un séjour, mais qu’une fille comme moi n’aurait JAMAIS pensé d’amener (Mais super chum-papa, lui, oui. Fiouuu!). Qu’il y ait déjà tout ça sur place diminue de beaucoup la quantité de bagage qu’il faut amener avec soi. Dans le fond, c’est comme une genre de chambre d’hôtel, mais plus belle, plus hot et dans un camping. Hot, hein?

Ma rencontre avec notre chalet

Outre le fait de savoir qu’ils sont tout équipés, j’suis certaine que vous mourrez d’envie de connaître mes impressions (même si j’ai déjà pas mal vendu le punch direct dans l’intro hihi) sur lesdits chalets, alors allons-y!

D’abord, même si on les appelle « mini », c’est loin d’être le cas. Ils ne sont pas très grands (c’est le but), mais l’espace est vraiment optimisé, rendant ainsi l’endroit assez vaste pour des « mini » chalets. Il y a en tout 3 lits doubles (deux lits sur des petites mezzanines en plus d’un futon sur le plancher principal), une grande table pouvant asseoir 6 personnes, une cuisine complète avec poêle et réfrigérateur et une salle de bain complète avec toilette, évier, douche et rangement. Pour vous donner une idée, super chum-papa et moi avons dormi sur le futon qui du coup est resté en position « lit » toute la fin de semaine, Louis dormait dans son parc que nous avions amené et nous avions également son banc rehausseur attaché sur une chaise de table et malgré ça, j’vous jure qu’il y avait encore en masse de place pour que notre bébé coure, fasse des p’tites danses, exécute une crise de bacon et joue avec ses jouets.

En plus d’être des mini-spacieux, les chalets sont également très beaux! Plus que ma maison genre haha! Les murs sont en lambris blanc, les touches de décorations sont punchées et dosées et les insertions de bois ça et là rendent l’endroit vraiment relaxant et chaleureux. Pis, JUSTE DE MÊME, y’a L’AIR CLIMATISÉE! Fait que quand je dis camping de luxe, j’niaise pas!

Les terrains sont grands, gazonnés et boisés. Il y a suffisamment d’espace pour que les enfants courent. Chaque emplacement a évidemment une table à pique-nique, un coin feu ainsi qu’une grande galerie pourvue de chaise style « adirondack ». C’est donc dire que même si la beauté du chalet vous donne le goût de rester en-dedans, le dehors n’est pas piqué des vers lui non plus!

Je vous invite à visiter la page facebook de Tourisme Péribonka pour voir de magnifiques photos des quatre super chalets « mini-maison »

Et le camping, lui?

Non seulement c’était notre première fois dans un mini chalet, mais c’était également notre première fois au Camping Péribonka. Nous avons beaucoup aimé l’endroit! Offrant un peu moins de 100 emplacements pour les campeurs de tous genre, le camping est boisé et bien entretenu. Le service y est également très bon. Justement, j’ai une petite anecdote à ce sujet…
Vendredi soir, Louis jouait à l’extérieur et soudainement, il est tombé par terre en pleurant très fort et en se prenant le pied.  Cela est arrivé à deux reprises. La deuxième fois, j’ai vu qu’il avait une piqûre près de la cheville, mais j’ai mis un peu de Benadryl et j’ai laissé faire (tsé quand j’vous dis que j’manque de Mère-poule-itude). Le lendemain matin, le fils d’un couple d’amis qui étaient également sur le camping avec nous a fait la même chose que Louis; il est tombé en pleurant. Sauf que lui, il est plus vieux et il a vu que c’était une « abeille » qui l’avait piqué. Oups! Super chum-papa s’est penché sous la galerie et a découvert un gros nid de guêpes! Re-oups! Ce sont des choses qui arrivent, il ne faut pas oublier que le camping, c’est la nature! J’ai donc compris que Louis s’était fait piquer deux fois par une guêpe et qu’il avait encaissé comme un chef!!! Nous sommes allés le dire au gentil monsieur qui s’occupe de l’entretien et moins de 15 minutes plus tard, le problème était réglé et le nid avait disparu. C’est quand même agréable d’avoir un aussi bon service lorsque de telles situations se présentent.

Mais tsé, le camping n’est pas juste beau, propre et pourvu d’un bon service. Il dispose également d’une belle piscine chauffée et surveillée même en soirée, d’un parc pour les enfants ainsi que d’un mini-golf! L’endroit est calme, parfaite pour les familles ou pour les gens qui veulent se reposer. Et pour ceux qui préfèrent les activités, sachez que la Véloroute des bleuets passe tout près, que le Musée Louis-Hémon est à quelques kilomètres à peine et que les plages de Vauvert (selon moi les plus belle du Lac-St-Jean) sont à seulement quelques minutes de voiture! De toute façon, le site de Tourisme Saguenay-Lac-St-Jean est une mine d’or si vous cherchez quoi faire quelque part autour du Lac!


Finalement, nous avons adoré notre expérience! Nous avons vraiment passé une belle fin de semaine. Nous avons profité de notre chalet et des attraits que nous offrait le camping. Louis a eu beaucoup de plaisir dans la piscine et au parc alors que super chum-papa et moi avons passé d’agréables journées et de tout aussi belles soirées avec des amis.

Si vous avez une petite famille, que vous êtes entre amis ou même seulement en couple et que vous cherchez un endroit pour poser les pieds le temps d’une nuit ou de quelques jours, je vous suggère fortement de faire un arrêt aux mini chalets du Camping Péribonka. Ça fait changement des chambres d’hôtel traditionnelles et si vous êtes comme moi (genre pas trop fan de camping), c’est PARFAIT parce que ça tous les avantages du camping, mais dans le gros confort d’une maisonnette! Souvent, quand on pense « hébergement », on pense toujours aux hôtels. Toutefois, un chalet comme celui que nous avons visité est une belle alternative et ça permet d’être au cœur de la plussssseeee belle des régions du Québec!

Ah, pis ne faites pas comme super chum-papa et moi: amenez des allumettes et aussi un ouvre-bouteille si vous êtes des amateurs de feu de camp et de vin hihi!

***Concours***

Intéressé?! ÇA TOMBE BIEN! Le Camping Péribonka offre une nuit à faire tirer sur la page Facebook de Le Carnet d’une maman etc. Youpiiiiii! Pour participer, c’est hyper simple! Il suffit de se rendre sur la page Facebook de Le Carnet d’une maman etc. et de commenter la publication « Concours – Chalet Camping Péribonka » en me disant avec qui vous aimeriez aller séjourner dans ces belles petites maisonnettes! Évidemment, si ça vous tente d’aimer la page Facebook et de partager le tirage au max, c’est encore mieux! Le concours prendra fin le 24 juillet 2017 à 18h!

La parentalité est un sujet sans fin. C’est vrai; il existe des milliers de blogues et de sites web là-dessus, des millions de mots sont consacrés à ça chaque année et puis pourtant, on ne fait jamais complètement le tour. Y’a toujours de la place pour davantage, pour plus.

Dans les sujets les plus tendances de la parentalité, y’a la maternité sous toutes ses coutures, évidemment, et y’a aussi l’enfance sous toutes ses coutures, re-évidemment.

Super chum-papa et Louis, regard

La paternité, elle, on en parle beaucoup à la mi-juin, autour de la Fête des Pères, quand on décide de faire des odes aux papas. On souligne la force du papa bourru si tendre avec ses enfants, la résilience du papa fatigué avec son enfant malade, la maturité du papa âgé avec son nouveau-né, la beauté du jeune papa avec sa marmaille. On dit aux papas à quel point ils sont hot, à quel point on les aime, à quel point ils sont des figures essentielles dans la vie des enfants. On met des belles photos d’eux qui dorment sur le divan avec le bébé ou encore qui jouent dehors avec la gang. Pis c’est tellement beau! On passe une semaine à lire plein d’articles tous plus drôles/touchants/émouvant les uns que les autres.

Et après, on ferme un peu la parenthèse « papa » jusqu’à l’année prochaine.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de la paternité, mais au-delà des moments cutes et du papa vraiment-merveilleux-qui-a-donné-un-break-à-la-maman-en-faisant-un-macaroni-au-fromage-pour-souper. Aujourd’hui, j’ai l’goût de parler de la place du papa dans la parentalité. Rien de moins!

Le rôle du papa, une évolution certaine

On va se le dire, le rôle du père a beaucoup changé dans les dernières décennies! Il n’y a pas si longtemps de ça, le papa avait un rôle de pourvoyeur et c’est à la maman que revenait la quasi-totalité des tâches reliées aux enfants. Le papa était parfois la figure d’autorité, était parfois plus impliqué, mais mettons que socialement parlant, il était davantage reconnu comme la personne qui devait mettre du pain sur la table et un toit au-dessus des têtes que comme celle qui devait soigner les écorchures et gérer les couches.

Depuis quelques décennies, il y a un sérieux changement qui s’opère. Les papas sont de plus en présents et surtout de plus en plus investis dans la famille. On pourrait chercher des causes socio-culturelles pour expliquer tout ça et se pencher sur l’impact qu’a eu l’entrée massive des femmes sur le marché du travail à partir du milieu du XXe siècle, mais considérant que je ne suis pas en train de faire un travail d’histoire, on va s’épargner tout ça pour s’intéresser davantage à la « nouvelle » place qu’occupent justement les papas.

Parce que la place, oui, elle est quand même nouvelle. Les papas s’investissent de plus en plus dans la sphère familiale, dans la sphère parentale. Ils changent les couches, ils donnent les biberons, ils racontent des histoires, ils font la cuisM. Louis en portage avec papaine, le lavage, le ménage; toutes des tâches qui (malheureusement) ont longtemps (et le sont encore dans l’esprit de certaines personnes) été considérées comme appartenant aux femmes.

Malgré tout ça, malgré le fait que la parentalité et la paternité soient de plus en plus valorisées, je trouve que ce doit être compliqué d’être père des fois, surtout aujourd’hui. Parce que les papas, on va s’le dire, vous devez essayer de nous suivre dans ce qu’on veut que vous fassiez ou pas, et des fois, on sait pas trop c’qu’on veut.

Non mais, c’est vrai! On veut des papas investis. Ça, c’est clair! On veut que le papa prenne sa place auprès des enfants. On veut que le papa participe aux tâches ménagères et aux tâches familiales. On veut que le papa se lève la nuit pour aller bercer le bébé qui pleure. On veut que le papa prépare les biberons. On veut que le papa fasse des « gagagagagag gougougou ». On veut que le papa change les couches, mêmes celles qui débordent de partout svp! On veut que le papa passe à la garderie chercher le plus vieux. On veut que le papa plie le linge pis de la bonne façon à part de ça. On veut que le papa aille faire l’épicerie et qu’il n’oublie rien. Bref, vous comprenez le principe hein?

Et la place du papa, elle?

Mais même si on rêve toutes (oui, TOUTES) du papa parfait qui fait du portage pis toute, nous ne sommes comme pas prêtes à le laisser prendre trop de place. Genre que dès qu’il fait quelque chose d’une façon qu’on aime un peu moins, on le tasse en disant « Laisse faire, je m’en occupe! ». Genre qu’on hésite à sortir de la maison en lui laissant notre p’tit dernier de 3 semaines. Des fois, on va même jusqu’à dire (comble de l’horreur!) que notre conjoint GARDE les enfants. Oui, qu’il GARDE SES PROPRES ENFANTS. Tsé, on a comme tendance à penser qu’au niveau de la parentalité, les mamans, nous sommes une coche au-dessus et qu’on maîtrise vraiment mieux la situation! Allez, avouez!

J’ai eu la chance d’avoir moi-même un papa impliqué. Mon père fait aussi bien la cuisine que ma mère, c’est le gestionnaire officiel des brassées de lavage et jamais ô grand jamais il a considéré nous « garder » lorsque ma mère sortait de la maison. Si cette dernière devait s’absenter pour telle ou telle raison, elle n’avait pas besoin de dire à mon père quoi faire de nous; il le savait. Pis s’il le savait, c’est parce que depuis le tout début, depuis notre naissance, il s’impliquait et que surtout, ma mère le laissait s’impliquer! Comble de la chance, il en va ainsi dans la famille de super chum-papa. Ça fait que quand M. Louis est né, il allait de soi que super chum-papa allait être un parent tout aussi important que moi, tout aussi impliqué et tout aussi essentiel.

Super chum-papa berce M. LouisBien qu’il n’ait jamais vraiment pris un bébé dans ses bras avant l’arrivée de notre fils, il s’est occupé de notre enfant dès qu’il a pointé le bout de son nez. Super chum-papa se lève la nuit (pis en réalité, il est meilleur que moi pour rendormir M. Louis), il change les couches, il donne le bain. C’est comme ça, c’est normal.

Mais savez-vous quoi?

Des fois, j’le tasse. J’le tasse parce qu’il n’a pas fait quelque chose à ma manière. J’le tasse parce que je trouve que ça lui prend trop de temps faire ci ou ça. J’le tasse parce que ça m’tente pas de lui expliquer quelque chose et que je me dis que ça va juste être moins long si je m’en occupe. Des fois, quand j’ai à m’absenter une soirée, je lui demande si ça le dérange, s’il avait autre chose de prévu, comme si je considérais qu’il me faisait une faveur en restant à la maison avec Louis. Comme si ce rôle me revenait d’office et que là, je lui demandais un service. Tsé! Pourtant, je suis la première à considérer la maman ET le papa comme deux êtres absolument essentiels et égaux dans la vie d’un enfant.

La paternité, même moi j’suis mêlée!

Fait que les papas, des fois, j’me mets à votre place, pis j’suis mêlée. J’me dis que ce ne doit pas être si facile pour vous. On dit souvent à quel point, être une maman, c’est un travail en soi, à quel point c’est demandant, à quel point on est des superwomen pis toute. Toutefois, j’pense que pour vous aussi, la parentalité, c’est toute une histoire! Trouver votre place dans l’espèce de cocon que tisse la maman avec son nouveau-né, vous impliquer de façon équitable, essayer de comprendre vraiment ce qu’on attend de vous (parce que des fois, on l’sait pas trop nous-mêmes): pas facile. C’est quoi le juste milieu entre la conjointe qui pleure qu’elle est fatiguée et qu’elle a besoin d’aide et cette même conjointe qui refuse de se séparer une minute de son mini avant qu’il n’ait atteint 3 ans et demi, même si c’est pour le laisser avec le papa?! Elle est où votre place quand la maman vous demande d’en faire plus, de vous impliquer davantage dans la vie familiale, mais qu’elle reprend tout ce que vous faites?

J’en ai parlé, parlé et rererereparlé, toutes les mamans sont différentes. Elles ont toutes leurs croyances, leurs façons de faire, leurs manières de voir leur propre maternité. Au final, il n’en demeure pas moins que dans leurs différences, elles sont toutes compétentes, elles sont toutes bonnes parce qu’elles s’occupent de leurs enfants et se dévouent corps et âme pour eux.
Et s’il en allait ainsi pour les papas? Ils sont tous différents et ils sont surtout différents de nous. Ils ont leurs propres croyances, leurs façons de faire, leurs manières de voir leur propre paternité. Au final, il n’en demeure pas moins que, comme nous, ils font de leur mieux et éprouvent un amour inconditionnel pour leurs enfants.

Peut-être que vous êtes dans une famille qui a trouvé son parfait équilibre et que vous avancez dans un ciel constamment bleu, sans nuage et sans orage. Tant mieux si c’est le cas! Tant mieux si, comme parents, vous avez trouvé le terrain d’entente parfait et que votre équipe est inébranlable. Vous êtes assurément très inspirants!

Pis si ce n’est pas votre cas, si parfois, en tant que parent, vous cherchez votre place et vous remettez parfois en question, c’est ben correct aussi. C’est normal. C’est à force de travailler qu’on finit par faire de grandes choses et il en va ainsi pour la famille. Pis n’oubliez jamais qu’au bout du compte, une seule chose est importante : le bonheur de chaque membre de votre clan!

Super chum-papa et Louis

Quand les jouets envahissent la maison

Cette semaine, j’me questionne. Je vire la question d’bord dans tous les sens dans ma tête. Je réfléchis et je tergiverse. En fait, j’me demande à quel point je serais une mauvaise mère si je donnais/vendais/remisais la moitié (ou peut-être même le trois quart) des jouets à M. Louis. Parce que j’vous l’avoue, j’suis pu capab’ des jouets. Pentoute. Nada. Niet.

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Les vêtements d’enfants. Les fameux vêtements d’enfants qu’on trouve donc cutes, mais tellement éphémères en même temps. Présentement, ces vêtements sont un p’tit sujet de discorde entre  super chum-papa et moi. Oh, je vous rassure; rien de grave, rien de sérieux… ce n’est même pas une chicane. C’est juste une mini rikiki mésentente, mais on s’aime encore pis on se donne quand même des bisous là, no stress!

Assoyez-vous, allez vous chercher un thé (parce que le mercredi, c’est encore trop tôt dans la semaine pour le vino), détendez-vous pis dites comme moi, please haha!

Donc, je vous explique.

Première partie de l’explication : mon amour des vêtements pour bébé

J’sais pas si vous l’aviez remarqué (sinon, c’est sûrement parce que vous ne me suivez pas depuis longtemps hihihi), mais j’aime la mode et les vêtements et les souliers et les sacoches et les bagues et les boucles d’oreilles et les accessoires. J’aime vraiment ça. Depuis tout le temps genre. J’aime ça m’habiller le matin et dénicher des trucs pas chers et magasiner sur le net. Bref, la mode et moi = BIG LOVE FOREVER AND EVER.

PicsArt_05-17-12.48.53Évidemment, depuis que M. Louis est dans ma vie, c’est cool parce que non seulement je peux m’intéresser à la mode pour femme, mais je peux maintenant m’intéresser à la mode pour garçon. Pis je tripe BEN RAIDE. Je découvre ben plein de marques québécoises, des vêtements vraiment de qualité, des tissus incroyables et j’ai un plaisir FOU à « styler » Louis. Personnellement, j’aime beaucoup les vêtements qui font « p’tit homme »; tsé des vêtements qui sont comme des vêtements d’adulte, mais en miniature. J’trip moins sur les trucs de bébé avec des lions pis des camions de pompiers mettons (et je répète que c’est très personnel et que même si vous habillez vos enfants avec ce genre de vêtements, c’est ben correct pis juré craché croix-de-bois-croix-de-fer je trouve vos enfants cutes à mort quand même. Right?).

Deuxième partie de l’explication : les différences vestimentaires entre super chum-papa et moi

Super chum-papa et moi avons une relation différente avec les vêtements. Moi, même si je reste dans la maison toute la journée et que je fais du ménage, j’vais pas m’habiller en « mou ». Jamais (ou presque). C’est un peu le même principe que ma préparation thérapeutique quotidienne; je trouve que chaque journée mérite que je m’habille bien (ou au moins pas pire bien). Fait que mettons que c’est samedi matin et que ça me tente de me mettre une robe, chez nous dans la maison, je vais en mettre une et même s’il faut que je fasse 3 brassées de lavages, une soupe aux légumes pis que je lave la toilette, je vais QUAND MÊME garder ma robe que j’ai mise le matin. Quessé qu’vous voulez, j’suis de même depuis la nuit des temps.

Super chum-papa lui, il n’est pas de même pentoute. Mettons le samedi matin, il se lève et il se met un vieux chandail avec des joggings gris. Ensuite, il va aller dehors fait qu’il va se mettre des Big Bill avec le plus laid et le plus vieux t-shirt de l’histoire de l’humanité (tsé celui qui était blanc à l’origine pis qui est rendu jaune pipi et qu’on dirait que pour une raison inconnue, quand il l’a acheté, il pensait qu’il portait du XXXXXXXXXL, ben c’est ce t-shirt-là) avec un espèce de hoodie difforme, troué, qu’il a acheté quand il était au CÉGEP (pis je précise que super chum-papa a maintenant 33 ans). Quand il va entrer pour dîner, il va se déshabiller au sous-sol, passer quelques minutes en bobettes (oui, en bobette) et aller se mettre une paire de jeans avec un t-shirt plus beau. Après dîner, il va retourner dehors et remettre le kit du parfait travailleur. Quand il va entrer dans la maison vers 16h, il va mettre des joggings avec un chandail pis quand va venir le temps de souper, il va se mettre des jeans et un t-Shirt (mais pas nécessairement le même qu’il a mis pour dîner) et nous assisterons au retour du jogging après sa douche.

Moi : 1 kit + mon pyjama
Super chum-papa : 6 kits (dans les journées peinards)

Troisième partie de l’explication (après, j’en viens au fait, promis): nos réserves presqu’épuisées

Avant que Louis naisse, nous avons été ultra gâtés! Ma belle-sœur ainsi qu’une de mes cousines avaient toutes deux eu des garçons et nous avons hérités d’une tonne (peut-être même deux) de linges pour bébé. Des caches-couches, des pyjamas, des chandails, des pantalons, des t-shirts, des jeans, des vestes; tsé, vraiment BEAUCOUP de linge, en suuuuper bon état et de belle qualité! Et vu que Louis a été petit longtemps, on a profité longtemps de ces donc-là. Sauf que depuis quelques temps, on a commencé à épuiser pas mal nos réserves parce que quand les enfants commencent à porter de 18 ou du 24 mois, ça coïncide souvent avec la période où ils commencent à se pitcher partout, à colorier, à jouer dans le gazon pis toutes ces affaires-là qui scrappent le linge. Fait que, c’est pas compliqué, il faut acheter des vêtements à Louis plus qu’avant.

Du beau et du pas beau, vraiment?

Maintenant, on met tout ça ensemble! Me voyez-vous venir?

Je suis la responsable officielle de l’achat de linge à Mr Lewis (évidemment). Quand j’habille notre bébé avec les nouvelles pièces que j’ai achetées, super chum-papa s’exclame toujours sur la beauté de notre fils (parce que tsé, c’est le plusse beau de l’Univers) et sur son style. On s’entend que je magasine et que si parfois j’achète des pièces un peu plus chers (sans toutefois exagérer, j’vous l’jure), je coure aussi les spéciaux sur les sites web de mes boutiques préf’. Mais là, c’est le printemps, Louis joue dehors sans habit de neige, tsé direct sur ses vêtements, pis c’est là que notre mésentente survient.

Super chum-papa (qui a l’habitude de se changer pour chaque activité qu’il fait dans une journée et qui préserve son « beau linge » pour les grandes occasions) ne veut pas que Louis se salisse quand il joue dehors et il voudrait qu’on le change; qu’on lui mette des vêtements qu’il peut user.

PicsArt_05-17-12.52.56Moi (pour qui du linge, c’est du linge) je m’en fous qu’il salisse son « beau linge » parce que dans ma tête, je ne catégorise pas les vêtements de Louis. Y’a pas de beau linge pis de « laitte » linge; y’a juste du linge. Pis s’il le salit, ben je vais le laver (j’ai 4 sortes d’Oxy Clean dans mon armoire, j’suis prête à tout) pis ça s’ra pas pire que ça. C’est ben simple mon affaire : j’commencerai pas à lui acheter un beau manteau pis un moins beau manteau juste parce que j’veux pas qu’il salisse le premier pis j’commencerai pas à acheter un beau hoodie pis un moins hot hoodie parce que j’veux pas qu’il salisse le premier et ainsi de suite pour la totalité des vêtements de sa garde-robe. Y’a pas tant d’économie à réaliser ainsi. Pis commencer à préserver le linge dans l’éventualité que peut-être un jour ça s’pourrait que peut-être ben qu’on ait un deuxième little boy, euh non.

PicsArt_05-17-12.50.38Parce que j’vais vous avouer quelque chose (et j’vous écris ce p’tit bout-là avec une p’tite boule dans la gorge…): comme femme, j’ai dû faire un gros gros GROS deuil, le deuil d’avoir une famille nombreuse. J’ai toujours voulu avoir plusieurs enfants. Trois quatre genre, une marmaille, une gang. Même encore aujourd’hui. Sauf que super chum-papa, lui, dans sa tête, c’est clair que la shop va fermer après deux, gros max (pis biologiquement, j’ai besoin de lui pour faire des enfants haha) Et la vie lui a donné raison parce que sans la médecine moderne et la médication, ben j’serais jamais capable de mettre un bébé  au monde et j’suis vouée à avoir des grossesses difficiles. Fait que si j’ai deux enfants, j’vais être ben heureuse de m’être rendue là, même s’il y a une partie de moi qui va être tristounette de ne pas réaliser mon rêve d’une grande famille. Fait que BREF, il n’est pas question que j’fasse fuuuulllll attention au linge de M. Louis pour que mon immense progéniture puisse en profiter hein!

Quand Louis arrive de la garderie la face pleine de bouette, des traces de gazon plein les genoux, la casquette de travers et les ongles crottés (pas sales, CROTTÉS… comme s’il avait fait le changement d’huile de 23 trucks dans sa journée), ça m’fait pas un pli sur la bedaine. Ma première réaction dans ma tête, c’est pas « OH MY GOD SON BEAUUUU LINNGGEEEEEE », mais plutôt « My God! Y’a eu du fun. Salut l’oxyClean et le pré-trempage ».

Dans ma vie de maman, s’il y a une affaire que j’ai comprise, c’est ben de lâcher prise et de choisir ses combats. Et c’est exactement ce que je fais au niveau des vêtements. Pour moi, c’est un PLAISIR et un BONHEUR de dénicher des trucs à M. Louis et de l’habiller en p’tit bonhomme pis j’aime mieux qu’il scrappe éventuellement ce linge-là (qui ne lui fera plus un jour ou l’autre anyway) que de m’casser la tête avec deux garde-robes distinctes et de me priver du plaisir de l’habiller. J’pense pas qu’à 14 ans, Louis (qui mesurera 6’2 comme c’est parti là) va encore mettre son manteau L&P Apparel 12-24 mois pour aller vedger avec ses chums le vendredi soir. Je pense VRAIMENT pas hahahaha!

Beau linge, moins beau linge, linge de conception québécoise ou ben jogging mou du Costco (parce que, j’en ai aussi hihi), je m’en fous; du linge, c’est du linge. Pis Louis a beau le salir ou l’trouer ou le tâcher ou tout ça à la fois, ça m’stresse pas. J’veux que mon fils s’amuse – et on s’entend que dans 99.99% du temps, les affaires les plus le fun sont salissantes, mais vraiment salissantes (genre se rouler dans la bouette, attraper des verres de terre, sauter dans les flaques d’eau, faire des gâteaux, peinturer avec les mains, jouer à canisse bottée etc. etc. etc.) – même avec son chandail neuf 🙂

P.S: Je vous rappelle que c’est une mini rikiki discorde et que super chum-papa et moi ne nous chicanons pas pentoute là-dessus. Nous avons seulement des points de vue différents et je ne suis SURTOUT pas en train de dire que mon kid est mieux habillé que le vôtre. Bref, prenez pas ça personnel si vous ne pensez pas comme moi, PLEASE.
P.S2: Je vous rappelle que l’habillement est un choix très très personnel et que c’est ben correct si pour vous, c’est secondaire pis que votre enfant a du beau linge pour les sorties et du moins beau linge pour la garderie/école. C’est pas du jugement pentouteeee de ma part 🙂
P.S3: Ça se peut très bien que d’ici les 12 ans à Louis, je change d’idée et que je sois écoeucrée qu’il scrappe tout ce que je lui achète. À ce moment-là, promis, je vais vous le dire et faire des excuses à super chum-papa en lui disant qu’il avait raison, finalement HAHA!

J’aime autant vous avertir. Vous prévenir. Vous le dire d’avance. Là, c’est dans le titre, c’est clair; je vais dire le mot « vagin ». Sauvez-vous si vous n’êtes pas prêt(e)s à l’accepter.

C’est gênant ce mot-là. J’sais pas pourquoi, mais c’est gênant. On le dit pis on rit un peu…
Vagin *hihi*
Vulve *hihi*

J’ai tergiversé (2 points pour l’utilisation de ce mot please) longtemps avant d’écrire cet article. J’me suis demandée si j’allais jusque-là. Je me suis demandée si j’assumais assez mon corps pour ça. Je me suis demandée si j’étais à l’aise à ce que des membres de ma famille, des amis et des collègues de travail le lisent. Pis j’ai fini par me dire « Why not?! ». Si je voulais parler de cheveux, je le ferais sans hésitation. Idem pour les pieds, les mains, les yeux pis même les seins! Fait que, pourquoi pas le vagin? Sérieux, pourquoi pas?

Parce que des fois, la relation entre mon vagin et moi, elle est semi. De façon générale, on s’aime pis ça va bien. On a un respect mutuel : j’en prends soin, il traverse le temps la tête haute. Sauf que  des fois, on est comme en chicane. Pis si j’ai décidé de vous en parler, c’est parce que je suis certaine à 72513976521% que c’est le cas de certaines d’entre vous (je dis « certaines » pas pour être sexiste envers mes lecteurs. C’est juste que les gars, désolée, mais vous n’en avez pas de vagin).  Genre que des fois, vous fulminez contre vos parties génitales. Pis la principale raison de cette chicane-là, c’est…

L’$//?(&* de VAGINITE (aussi connue sous le nom d’infection à levure, d’infection vaginale ou d’esti d’affaire de marde)

Je vais tu vraiment parler de vaginite ici?
OUÉ.
Parce que si je peux parler de conjonctivite, de bursite, de tendinite, d’appendicite, d’amygdalite pis d’otite, ben je peux très bien aussi parler de vaginite. C’est une maladie en « ite » comme toutes les autres pis elle a le droit à son moment de gloire, elle aussi.

Maintenant que les droits de la vaginite ont été rétablis, entrons dans le vif du sujet!

PicsArt_04-25-06.49.18Sérieux, je trouve que Monistat avait très très bien cerné la chose il y a quelques années avec sa publicité télévisée. Vous en souvenez-vous? On y voyait une jolie madame qui avait une bulle de pensée pleine de ces signe-là $*?#?*%£¢% au-dessus de la tête jusqu’à ce qu’elle prenne sa dose de Monistat. PIS C’EST TELLEMENT ÇA! Même si c’est pas grave, même si c’est pas SI pire que ça, même si ça met pas ta vie en danger pis que ça ne t’empêche pas de fonctionner, c’est clair que tu te promènes toute la journée avec ta bulle pensée de sacres au-dessus de la tête.

Je suis fragile aux infections urinaires. Du coup, je dois souvent prendre des antibiotiques et juste le mot « antibiotiques » me fait faire une vaginite. C’pas mêlant, quand je vais chercher mes antibiotiques à la pharmacie, j’prends pas de chance pis je prends une boîte de Canestan aussi, au cas où… J’suis su’l bord d’acheter des parts de la compagnie.

Là, vous allez me dire: « Ben oui méééééééééé! Consulte un médecin !!!!! » .
Oui.
Je sais.
J’ai consulté maintes et maintes fois pour ça. J’ai pris tous les médicaments inimaginables. J’ai utilisé du savon au thé, de l’huile de noix de coco, de l’huile essentielle d’arbre à thé, des capsules de yogourt, du Vagisil. Toute. Ça aide, c’est sûr. Mais mettons que je suis encore sujette à ladite chose.

PicsArt_04-25-06.48.45Au début, tsé les premières fois, je trouvais presque ça honteux. Quand ça arrivait, j’allais à la pharmacie acheter un traitement, je le mettais sur la caisse en regardant au sol pis je partais vite vite. J’ai fini par m’habituer, par comprendre que c’était pas honteux pis par en parler de plus en plus.
Astheure, quand j’en fais une pis que j’arrive à la maison le soir, je dis tout de go à super chum-papa, presqu’en criant dans l’entrée « Tu sais pas quoi! J’fais encore une infection!!!! » Pis il me regarde avec un air compatissant. Une face qui semble dire « J’sais pas c’que tu vis parce qu’heureusement j’ai pas de vagin, mais je compatis et je suis avec toi dans cette épreuve ».

Pis à force d’en parler, je me rends compte que ça touche beaucoup beaucoup de monde. Principalement des femmes (hahahahaha). Il s’agit que t’ouvres la porte au sujet (ce que je ne me gêne pas pour faire) pour que les langues se délient et que chacune ait son histoire de vaginite à raconter!

Aujourd’hui, après un mois de traitement pis d’infections qui partent et reviennent, je suis allée chez le médecin. Encore une fois. C’est rendu qu’un examen gynécologique me dérange autant  qu’un examen plantaire, c’est-à-dire pas pentoute. J’ai probablement fait une vaginite qui a fini par guérir à force de traitements, mais là, j’ai aussi une vulvite. Une nouvelle affaire en « ite » dont j’ignorais l’existence. En d’autres mots : une irritation. Une malheureuse irritation d’un endroit si fragile à TOUTE.

Cool.
Une vulvite.
Un nouveau mot à mon vocabulaire. Une nouvelle maladie à mon répertoire. Une nouvelle crème à appliquer. C’est le fun quand il y a autant de nouveauté dans une journée, non?

Fait que mesdames, mesdemoiselles et pas messieurs, j’veux juste vous dire que vous n’êtes pas seules à, parfois, être en chicane avec votre vagin. Peut-être que pour vous, la chicane est liée à un problème de périnée, à un problème sexuel ou comme moi, à des vaginites/vulvite/ite-ite, mais vous n’êtes pas seules. Be strong. Nous vaincrons. 😉

Dernièrement, j’ai vu plusieurs fois passer le terme de « mère maternante ». J’ai lu quelques articles sur le net qui utilisaient ces mots et je les ai aussi croisés quelques fois dans des blogues de mamans ou sur les médias sociaux en général.


Pour être certaine de bien vous expliquer ce que c’est une mère maternante, je suis allée fouiner plus profondément dans les zinternets et grosso modo, la définition d’une mère maternante, c’est une maman qui :
– A choisit de faire l’allaitement de longue durée;
– Offre des aliments les plus naturels possible à son enfant;
– Pratique le cododo;
– Utilise des couches lavables;
– Favorise la médecine douce et les produits naturels;
– Éduque son enfant dans la non-violence;
– Pratique le portage relativement intensif;
– Et ultimement, ça peut même aller jusqu’à la déscolarisation de l’enfant, c’est-à-dire que l’enfant va à l’école à la maison.

J’ai ben de la peine de vous annoncer que je ne suis pas une « mère maternante ».

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Je ne vous apprends certainement rien en vous disant qu’aujourd’hui, c’est la Journée Internationale de la Femme, une journée qui souligne le droit des femmes et ce, partout à travers le monde. Une journée qui souligne le travail acharné qu’ont mené certaines femmes afin que nos droits soient reconnus. Une journée qui souligne des années et des années de luttes pour obtenir un statut digne des individus que nous sommes toutes. Le combat est à des milliards de kilomètres d’être terminé, mais il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, c’est le Journée de la Femme avec un grand « F ». Lire la suite