Semaine 14, grossesse

Récit semaine 14

Le dimanche 3 septembre 2017

J’ai de la misère à croire que je suis rendue à la semaine 14. Maintenant, je suis officiellement sortie du premier trimestre (parce que certains disent que le premier trimestre prend fin à 12 semaines et d’autres à 14. Là, j’suis sûr à 100%). J’ai plus que le tiers de ma grossesse de faite, déjà.
J’sais pas ce qui se passe de différent entre cette grossesse-ci et celle de Louis pour que soudainement, le temps passe à une vitesse fulgurante! Quand je regarde un calendrier, je trouve ça SI loin février, mais d’un autre côté, les semaines avancent sans cesse et mon ventre a maintenant un bel arrondi.

J’ai une genre de théorie là-dessus qui expliquerait peut-être la vitesse grand V de cette grossesse et cette théorie s’appelle Louis (ou Monsieur Louis, c’est selon 😉 ). Avant, je n’étais pas une maman. Tout mon corps, toute ma tête, tout mon corps avait un besoin viscéral d’être mère et je regardais mon ventre avec envie, avec une hâte terrible que ce petit bébé grandisse et sorte enfin pour que je puisse le prendre, le coller et lui déverser tout l’amour que j’avais à lui donner. C’était looooooong, si long! Maintenant, je suis déjà une maman. Mon trop plein d’amour, je peux DÉJÀ le déverser sur Louis. Louis qui devient grand tellement vite, Louis qui change tellement, Louis qui demande de l’attention et des soins. Louis, mon Louis. Fait que c’est comme si j’avais full hâte que mon bébé bedon arrive, mais qu’en même temps je trouvais que M. Louis grandit ben trop vite et qu’il devient un petit homme ben trop tôt. Vous comprenez? Y’a comme deux modèles de temps qui s’affrontent dans ma tête et je pense que c’est ça qui fait en sorte que je ne vois pas le temps passer et qu’à chaque semaine, je fais le saut d’être « déjà » rendue là.
Je sais, j’suis peut-être difficile à suivre, mais dans ma tête, c’est clair hihi!

Sinon, aujourd’hui, je me rends bien compte que mon corps change. Ce matin, j’ai fait mon meal prep hebdomadaire histoire de ne pas être pognée pour cuisiner à la course tous les soirs en revenant du travail avec un p’tit poulet qui s’est ennuyé de sa maman et qui refuse de lâcher mes jambes, et après une heure debout dans la cuisine à touiller une soupe par-ci, faire bouillir de l’eau par-là, couper les légumes, râper le fromage et faire de la vaisselle éternellement, je sentais la lourdeur de mon corps. C’est la première fois que ça m’arrivait depuis le début de la grossesse de bébé bedon. Tsé, j’ai fait le fameux move de femme enceinte de me mettre les mains dans le bas du dos en me arquant un peu par en arrière comme pour étirer mon corps qui, soudainement, semble avoir plus de misère à me supporter. Mais savez-vous quoi? On dirait que je suis contente que ça fasse ça. J’suis contente de devenir tranquillement, mais surement une femme enceinte. Une femme enceinte dont la démarche commence à changer (ben oui, déjà!), une femme enceinte dont le dos commence à tirer, une femme enceinte poilue pis toute!


Jeudi le 7 septembre 2017

Fait que hier après-midi, je suis allée en hypnothérapie. Ben oui, en hypnose.

Attendez un peu avant de rire, svp!

Vous le savez parce que je vous le radote inlassablement depuis le début de l’existence du Carnet d’une maman etc. j’ai eu une première grossesse un peu (trop) stressante. Pleine de contractions aussi. Et ce sont ces contractions-là qui ont causé le gros du problème: l’alitement et le repos. Pourquoi elles ont commencé à 18 semaines ces contractions? L’amniocentèse? Un utérus irritable et contractile? Le stress? Impossible de le dire; les contractions ça fait comme partie des grands mystères de la grossesse. On sait qu’elles sont là, on sait qu’elles existent, mais quand elles commencent ben trop tôt, on sait jamais exactement pourquoi.

Autour de 16-17 semaines, mon stress a été au maximum parce que c’est là qu’est survenue l’épopée de la trisomie et l’attente interminable des résultats. Pis après, pouf! Début des contractions. Fait que je me suis dit que si c’est à cause du stress que mes vilaines amies sont arrivées, c’est quelque chose que je suis en mesure de contrôler.

J’ai décidé de me tourner vers des interventions alternatives et l’hypnose a été mon premier choix. Là, enlevez vous de la tête de bonhomme aux drôles de yeux dans Les Douze Travaux d’Astérix pis ne pensez pas à Messmer. On est loin de ça! Je suis allée voir une vraie de vraie hypnothérapeute qui m’a fait une vraie de vraie séance d’hypnothérapie, sans que je me mette à faire le cochon ou que je danse la samba.

Dans le fond, l’hypnose, ça se passe dans le subconscient et ça, tout le monde en a un. L’idée, c’est d’aller parler au subconscient afin qu’il parle au conscient pour régler différents problèmes. Le stress dans mon cas. Je me suis donc installée confortablement dans un fauteuil, j’ai fermé les yeux et pendant une heure, Cindy, l’hypnothérapeute, a parlé doucement à mon subconscient afin que mon inquiétude se transforme en quiétude.
Honnêtement, je suis persuadée que ça fonctionne. C’est une histoire de mécanique du cerveau. Le subconscient prend une grande place dans notre tête; une place beaucoup plus importante que le conscient, alors pourquoi il ne pourrait pas m’aider à gérer mon stress?! Pendant ma séance, j’ai atteint un état de très grand calme. Vous savez, comme quand on est sur le point de s’endormir… J’avais relativement conscience de ce qui se passait autour de moi, j’avais conscience de mon corps, mais j’étais hyper reposée et je n’entendais plus rien. Pendant ce temps, Cindy continuait de parler, de dire à ma tête d’être calme et de mettre de côté des inquiétudes sur lesquelles je n’ai aucun pouvoir.

C’est un peu méconnu et étrange hein? Super chum-papa est absolument découragé de tout ça. Pour ne pas dire fâché. Il trouve que ça me prend beaucoup « d’affaires » pour « bien vivre » cette grossesse-là (les « affaires » étant l’accompagnante et l’hypnose). Je le laisse faire; malgré qu’il ait été très impliqué et très présent lorsque j’étais enceinte de Louis, c’est moi qui vivait avec des contractions constantes, c’est moi dont le ventre était fatigué à la fin de la journée d’avoir autant contracté, c’est moi qui a vécu et supporté tout le stress et la pression de ne pas être capable de mener une grossesse normale, c’est moi qui a vécu l’impuissante face à mon corps et l’alitement et du coup, y’a juste moi qui peut comprendre à quel point je ne veux pas que ça se reproduise, à quel point j’ai trouvé ça difficile et à quel point je suis prête à tout pour vivre une grossesse juste UN PEU plus sereine.

J’ai hâte de vous donner mes feedback par rapport à mon hypnose!

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